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SportsSwimming

Swim Smart : natation, respiration et technique pour mieux nager

Théo Cupcic

Pour les nageurs adultes qui ne veulent plus bricoler leurs séances. On parle de compréhension, de pédagogie, et de choix conscients dans l’eau. Chaque épisode gratuit t’aide à : comprendre ce que tu fais dans l’eau (et pourquoi) identifier ce qui bloque réellement ta progression prendre du recul sur ta pratique arrêter de confondre motivation et structure 👉 Le podcast est volontairement un espace de réflexion. Il ne te dit pas quoi nager. Il t’aide à comprendre comment décider. Parce que progresser durablement ne vient pas d’un exercice de plus, mais d’un cadre clair, adapté à ta vraie vie.

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  • 28 episodes
  • Avg 38 min
  • French
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  • Yesterday · 31 min

    Préparation ratée : 75 km quand même, et ce que j'en retiens

    En juillet, j'ai couru trois fois. Trois sorties dans le mois. Mon plan en prévoyait le double chaque semaine, plus du renforcement que je n'ai jamais fait. Et en septembre, j'étais sur la ligne de départ de l'Infernal Trail des Vosges : 75 kilomètres, 3 244 mètres de dénivelé, quatorze heures cinquante de course. Ce jour-là, j'ai sorti mon micro huit fois. Au départ, au kilomètre 15, à cinq heures de course, au 38, au 46, au dernier ravitaillement, et une dernière fois quand il me restait douze kilomètres. Pendant un an, je n'ai pas réussi à les réécouter. Cet épisode, c'est ces enregistrements, bruts. Le souffle court, le vent, les bâtons des autres, les moments où je me répète et celui où je perds le fil. J'ai tout laissé. Entre deux, je raconte ce qu'ils ne disent pas : le plan contre la réalité, le mois où l'envie n'est pas revenue, et ce qui s'est passé au dernier ravitaillement. Ce que j'en retiens tient en une phrase : ce n'est jamais la préparation idéale qui t'amène sur la ligne de départ, c'est celle qui te donne envie de continuer. Si ta saison de natation ne ressemble déjà plus à ce que tu avais prévu à la rentrée, cet épisode est pour toi. Ta séance par semaine compte. La vraie question, c'est de savoir ce qui tient encore dans ta natation et ce qui est à lâcher. Pour voir où ta natation a décroché et repartir avec un plan d'action, fais le diagnostic en trois minutes : https://swimsmart.fr/diagnostic Le Brief, ma newsletter quotidienne gratuite : https://www.swimsmart.fr/inscription-brief/ Swim Smart Premium : https://swimsmart.fr/premium

  • Saturday · 17 min

    SWOLF : comprendre le score que ta montre t'affiche

    <p>Ton SWOLF descend, et tu en conclus que tu nages mieux. Ce score que ta montre t'affiche à chaque longueur ne dit pas ça.</p> <p>Ce midi j'ai nagé soixante et une longueurs. À la septième, vingt-cinq secondes et neuf cycles de bras. À la quarantième, vingt-trois secondes et onze cycles. Deux nages qui n'ont rien à voir. Ma montre leur a donné le même chiffre.</p> <p>Le SWOLF additionne le temps de ta longueur et tes cycles de bras. Le calcul est simple, la logique est bonne, et c'est exactement pour ça qu'il est piégeux. Il mélange deux chantiers qui ne se travaillent pas de la même façon, la vitesse et l'efficacité, et il ne te dit jamais lequel des deux a bougé.</p> <p>Deuxième samedi de la série des quatre tests de septembre. J'ouvre ce chiffre en entier : d'où il vient, ce qu'il contient vraiment, ce qu'il te cache, et les quatre situations où il devient carrément faux sans que tu le voies passer. Tu verras aussi pourquoi un score identique après un mois de travail ne veut pas dire que ton mois est perdu, et comment te servir du SWOLF comme point de repère plutôt que comme bulletin de notes.</p> <p>Inscris-toi au Brief, ma newsletter quotidienne gratuite, et tu reçois le protocole complet : sur quelle distance prendre ce test, combien de fois le noter, et le piège du relevé qui fait croire à un progrès qui n'existe pas. <a href="https://www.swimsmart.fr/inscription-brief/">https://www.swimsmart.fr/inscription-brief/</a></p> <p>Pour savoir ce qui te bloque avant même de choisir quoi mesurer, fais le diagnostic Swim Smart : <a href="https://swimsmart.fr/diagnostic">https://swimsmart.fr/diagnostic</a></p>

  • September 5 · 17 min

    Progresser en natation : le test qui remplace le chrono

    Tu peux nager ton cent mètres en une minute cinquante aujourd'hui, le renager en une minute cinquante dans trois mois, et avoir énormément progressé entre les deux. C'est la rentrée. Tu reprends l'entraînement, tu veux construire ta saison de natation, et pour savoir d'où tu pars tu vas te chronométrer. Sauf qu'un chrono n'est pas une mesure, c'est une addition : ta technique, ton sommeil, ta concentration, le monde dans ta ligne d'eau. Quand il descend, tu ne sais pas ce qui a progressé. Et un résultat, ça ne se travaille pas. Dans cet épisode je t'explique pourquoi le chronomètre ne peut pas servir d'état des lieux, et je te donne le premier des quatre tests qui vont te permettre de planifier ton entraînement : compter tes coups de bras. Au programme : ce que ce nombre mesure vraiment, l'efficacité de ta nage en crawl, la création puis le maintien de tes appuis, le rôle de l'alignement. Les trois façons de fausser le test sans le vouloir, la coulée, l'intensité et l'allure. Et l'interdiction qui va avec : ce chiffre ne se compare à personne d'autre qu'à toi. Premier épisode d'une série de quatre, un test par samedi de septembre, pour arriver au 1er octobre en sachant quoi travailler et pourquoi. Le protocole exact et quoi faire de ton chiffre partent dans Le Brief, ma newsletter quotidienne gratuite : https://www.swimsmart.fr/inscription-brief/

  • August 30 · 57 min

    Elle a nagé 70,5 km sans dormir : les 30 heures de Marion Coudert dans le Lac Léman

    Swim Smart a deux ans ce mois-ci. Je coupe les deux dernières semaines d'août, mais le podcast continue. J'ai proposé des cartes blanches à quelques personnes qui comptent pour Swim Smart : l'angle, la forme, le ton, la longueur, tout leur appartient. Je n'ai rien écouté avant la mise en ligne. Celle-ci est signée Ermanno DI MICELI. Voici ce qu'il a choisi de te dire, avec ses mots. « Ton corps est capable de faire tellement de choses si ton mental suit. » — Marion Coudert Jusqu’où peut-on aller en avançant une demi-heure après l’autre ? Marion Coudert est nageuse d’ultra-distance, triathlète amateur et coach. En juillet 2026, elle est devenue la première Française à traverser le lac Léman dans sa longueur sans combinaison : 70,5 km parcourus en 29 h 55, sans dormir et sans jamais toucher le bateau d’assistance. Pourtant, son histoire n’a pas commencé par un défi de 70 km. Elle a d’abord nagé 5 km, puis 10, avant une double traversée du lac Windermere et une traversée de la Manche en 15 h 25. Une progression patiente qui montre que l’extraordinaire se construit souvent par étapes très ordinaires. Dans cet épisode de Swimsmart, Marion raconte ce qui se passe réellement derrière une telle performance : neuf mois de préparation spécifique, 15 à 20 heures de natation par semaine, des séances allant jusqu’à 28 km en piscine, des ravitaillements toutes les 30 minutes, deux nuits dans l’eau et une équipe de six personnes à bord du bateau. On parle aussi de technique, de flottaison, des différences entre la mer et le lac, du froid, de la chaleur, des courants, des méduses, de l’isolement et du burn-out qu’elle a connu après la Manche. Surtout, Marion explique comment elle a appris à ne plus penser aux heures restantes : seulement au prochain ravitaillement. 🏊🏼‍♀️ Notre invitée : Instagram : https://www.instagram.com/marionswimsacross LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/marioncoudert 📝 Quelques punchlines à retenir : • « Être assez bon nageur pour sortir de la natation sans être absolument crevé. » • « Une bonne technique, ça t’aidera toujours plus que de la puissance. » • « Il faut juste être prêt à pouvoir nager le plus longtemps possible et continuer à nager quoi qu’il se passe. » • « Quinze heures, ça ne fait que trente demi-heures. » • « C’est un sport individuel, mais je ne pourrais pas le faire si je n’avais pas six personnes sur le bateau à côté de moi. » • « Si ton esprit ne lâche pas, tu peux continuer à avancer. » 💡 Le conseil de Marion Ne regarde pas le défi tout entier. Vise le prochain ravitaillement, la prochaine demi-heure, la prochaine étape. Continue à manger, à boire et à avancer : un passage difficile ne prédit pas forcément comment tu te sentiras une heure plus tard. 🤔 Et pour finir ? Quel est le défi qui vous paraît encore impossible aujourd’hui, mais dont vous pourriez déjà franchir la première étape ? Partagez cet épisode à la personne avec qui vous aimeriez vous lancer — même si, pour commencer, ce n’est « que » 5 km.

  • August 29 · 54 min

    Savoir nager en piscine ne suffit pas en mer · avec Nicolas Hamy

    Un bassin est un environnement construit pour toi. L'eau est claire, tiède, sans mouvement. Le fond est visible et plat. Le mur est à vingt-cinq mètres. Quelqu'un te regarde. Enlève ces cinq éléments et tu n'as plus la même activité. C'est le point que Nicolas Hamy martèle dans cet épisode, et il vaut pour n'importe quel nageur de piscine à l'aise sur ses longueurs. Ce qui change, dans l'ordre où tu vas le sentir : tu ne vois plus le fond, et ton corps réagit avant ton cerveau. L'eau est plus froide, donc ta respiration se dérègle sur les premières secondes. Il y a du courant ou de la houle, donc ton allure ne dit plus rien de ta position. Et il n'y a pas de mur, donc pas de point d'arrêt gratuit toutes les vingt-cinq secondes. Nicolas Hamy est ancien directeur de centre aquatique. Maître-nageur, chef de bassin, directeur, puis directeur multi-sites, avant de passer côté conseil et formation. Il est aussi coordinateur de formation BPJEPS. Et il ne parle pas de tout ça depuis l'extérieur. Il n'a jamais pu se mettre au triathlon pour cette raison précise : il a besoin de voir le fond. Il le décrit sans se protéger, avec l'idée qu'il pourrait y avoir quelque chose en dessous et qu'il ne voit pas ses pieds. Si tu ressens la même chose, cela ne dit rien de ton niveau de nage. Cela dit que tu changes de milieu, et que le milieu demande son propre apprentissage. Il raconte aussi un colloque européen sur le savoir nager où neuf pays étaient réunis. La France est celui qui compte le plus de structures, le plus de professionnels, et les formations les plus longues. Ce n'est pas elle qui obtient les meilleurs résultats. Sa lecture tient en deux points : la culture de l'eau, qui manque à beaucoup d'enfants avant même leur première séance à l'école, et le décalage entre l'endroit où l'on apprend et l'endroit où l'on se noie, qui n'est presque jamais la piscine surveillée. Il parle enfin d'intelligence collective, de ce que le poste de directeur lui a appris et de ce qu'il empêchait de voir, et de l'échéance à laquelle il se dit optimiste : vingt ans, pas deux. Retrouver Nicolas Hamy sur LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/nicolas-hamy-3b0546157 Dixième et dernier des dix épisodes tirés du direct « Parlons d'eau » du 25 juillet, la journée mondiale de prévention de la noyade. Pour identifier ce qui te bloque dans ta progression, fais le diagnostic Swim Smart

  • August 27 · 53 min

    Eau libre : apprivoiser la mer et nager 35 km · Sarah Maalej

    Swim Smart a deux ans ce mois-ci. Je coupe les deux dernières semaines d'août, mais le podcast continue. J'ai proposé des cartes blanches à quelques personnes qui comptent pour Swim Smart : l'angle, la forme, le ton, la longueur, tout leur appartient. Je n'ai rien écouté avant la mise en ligne. Celle-ci est signée Ermanno DI MICELI. Voici ce qu'elle a choisi de te dire, avec ses mots. 🌊 « Dans l’eau, c’est le silence qui règne. C’est toi avec toi-même. » — Sarah MAALEJ Sarah est juriste en droit médical et pharmaceutique. Elle travaille, compose avec une vie personnelle bien remplie … et nage en moyenne cinq fois par semaine. Son terrain de jeu favori ? La mer. Après avoir connu les bassins dès l’adolescence, atteint un niveau national en dos, puis complètement rejeté la natation, Sarah a découvert l’eau libre. Une révélation qui l’a conduite jusqu’à une nage de 35 km réalisée en 11 h 30 au large de Marseille. Aujourd’hui, elle regarde vers Gibraltar, la traversée de la Manche et l’Enduroman "Arc to Arch", ce "triathlon" hors normes reliant Londres à Paris. Dans cet épisode enregistré depuis le Cercle des Nageurs de Marseille, nous parlons : 🏊‍♀️ des différences entre bassin et eau libre ;🌊 de l’orientation, des courants et de la gestion de l’inconnu ;🧭 des exercices à réaliser en piscine pour préparer la mer ;💨 du travail de respiration et de vélocité ;🛟 de la sécurité et du matériel indispensable ;🍌 du ravitaillement pendant une longue traversée ;📈 de la construction d’une préparation de 8 à 12 semaines ;🧠 de la régularité, du plaisir et de la nécessité de sortir de sa zone de confort. Sarah rappelle également une règle essentielle : lorsqu’on prépare une longue distance, la vitesse compte, mais le foncier reste la fondation. 🏃🏼‍♀️ Notre invitée * Strava : https://www.strava.com/athletes/22825015 * Instagram : https://www.instagram.com/sarahmaalej * Liinkedin : https://www.linkedin.com/in/sarah-maalej-266222149 * sa première apparition dans un podcast : https://devenirtriathlete.com/episodes/469-plan-a-plan-z-reussir-autrement-avec-sarah-maalej-86c2d4d3 📝 Quelques phrases à retenir • « On ne regrette jamais d’avoir fait une séance. Par contre, on regrette de ne pas y être allé. »• « Avant d’aller sur du travail de vitesse, il faut déjà avoir le foncier. »• « Dans l’eau, c’est le silence qui règne. C’est toi avec toi-même. »• « Le coach va me faire travailler des choses que je n’ai pas l’habitude de travailler. »• « L’eau libre est un milieu hostile, donc on ne fait pas n’importe quoi. »• « Pour progresser en natation, c’est la répétition qui rend le geste de plus en plus efficient. » 💡 Le conseil de Sarah « Juste y aller. Que ce soit pour 300 mètres, 1 000 mètres ou 10 000 mètres, on s’en fout. Mais juste aller nager. » Si votre objectif consiste simplement à nager une fois par semaine, faites-le vraiment chaque semaine. Une séance hebdomadaire représente 52 séances dans l’année : bien davantage que quatre semaines très intensives suivies de plusieurs mois d’arrêt. 🤔 Et vous ? Qu’est-ce qui vous retient encore de nager en eau libre : le froid, les vagues, l’orientation, la peur de ne pas voir le fond ou le manque de technique ? Partagez cet épisode avec la personne que vous aimeriez embarquer pour votre prochaine sortie en mer ou en lac. Retrouvez tous les épisodes et les ressources du podcast : https://devenirtriathlete.com Et rejoignez le club Devenir Triathlète sur Strava : https://www.strava.com/clubs/DevenirTri

  • August 26 · 58 min

    Conseils de natation sur les réseaux : reconnaître le bon du mauvais · Lauriane Gerbaudo

    Il y a une phrase qui doit t'alerter immédiatement quand tu l'entends au bord d'un bassin : « attention, tu vas couler ». Ce qui reste dans la tête de celui qui l'écoute, c'est le mot couler. La consigne ne dit pas quoi faire, elle installe l'image du problème. Lauriane Gerbaudo est maître-nageuse et ancienne entraîneure de club. Elle publie sur Instagram depuis un an, en partant des questions que personne n'ose poser au bord du bassin. Dans quel sens on nage dans une ligne d'eau. À quoi sert cette horloge à quatre aiguilles que tout le monde regarde sans savoir la lire. Sa vidéo sur le chronomètre mural a fait réagir : certains ont trouvé ça évident au point de s'en scandaliser en commentaire, et elle a des nageurs qui lui posent encore la question, dont un il y a trois jours. Elle donne ses critères pour trier ce que tu lis sur la natation, et ils ne parlent jamais du nombre d'abonnés. La négation employée avec un débutant. L'affirmation qu'il n'existe qu'une seule bonne manière de nager, alors qu'une personne de trente ans et une personne de soixante-dix n'ont pas la même mobilité d'épaules. Et celui qui donne des exercices qu'il n'a jamais testés lui-même. Elle le raconte pour elle : le jour où un élève lui a demandé comment on respirait dans l'eau, elle s'est rendu compte qu'elle n'avait jamais regardé sa propre respiration, et elle est retournée nager pour vérifier. Son dernier critère est positif, et c'est celui qui compte : une seule publication ne suffit pas à juger. Il y a des vidéos faites pour faire rire, et c'est légitime. Ce qui compte est ce qu'il y a derrière, quand la personne parle vraiment de son métier. Elle aborde aussi l'angle mort dont elle voulait parler, et il concerne directement les nageurs adultes. Autour d'un plan d'eau, l'attention va aux enfants. On leur met des brassards, on les compte, on les suit des yeux. Un adulte qui part faire sa brasse pendant dix minutes ne déclenche aucune vigilance. Une crampe, une méduse et la panique qui suit, un malaise. Elle cite une femme de soixante ans décédée seule dans sa piscine, là où elle avait probablement pied. Elle applique la règle à elle-même sans se donner le beau rôle : elle allait nager seule, elle savait que ce n'était pas bien, elle a changé. Retrouver Lauriane Gerbaudo sur Instagram, où elle publie ses contenus natation : https://www.instagram.com/lauriane_gerbaudo/ Neuvième des dix épisodes tirés du direct « Parlons d'eau » du 25 juillet, la journée mondiale de prévention de la noyade. Pour savoir ce qui bloque vraiment ta progression, fais le diagnostic Swim Smart

  • August 23 · 9 min

    Comprendre l'eau avant de chercher la performance

    Swim Smart a deux ans ce mois-ci, et je coupe les deux dernières semaines d'août. Plutôt que d'arrêter le podcast, j'ai passé la main. J'ai proposé des cartes blanches à quelques personnes qui comptent pour Swim Smart : l'angle, la forme, le ton, la longueur, tout leur appartient. Je n'ai rien écouté avant la mise en ligne. Celle-ci est signée Marie. Elle a été un tournant pour Swim Smart. C'est grâce à elle que j'ai été invité chez Bertrand Soulier, et beaucoup de choses ont suivi. Elle est abonnée Premium depuis le début. Voici ce qu'elle a choisi de te dire, avec ses mots. Pourquoi ai-je toujours préféré comprendre un geste plutôt que chercher un chrono ? Je partage mon parcours de nageuse et triathlète et ce que deux années de Swim Smart ont changé dans ma façon de nager.

  • August 22 · 1 hr 6 min

    Ne pas savoir nager : un handicap social · Cindy Le Falher

    Il fait quarante degrés. Tes amis partent sur un bateau, ou simplement à la plage. Tu ne sais pas nager, et tu restes. Cindy Le Falher appelle ça un handicap social, et elle pèse ses mots. Depuis vingt ans, elle utilise le sport pour lutter contre l'isolement relationnel des personnes en situation de handicap, aujourd'hui avec son association Envie de Sens. Elle nage aussi en ultra-endurance : elle a traversé la Manche en 18h24, sans combinaison, à sa deuxième tentative, et elle prépare le détroit de Gibraltar. Dans cet épisode, elle raconte Martine. Polyhandicapée, en fauteuil électrique, sans communication verbale, capable de bouger sa mâchoire pour appuyer sur un contacteur et diriger son fauteuil. Après cinq ans de séances, Martine a traversé dix mètres de bassin sans aucun matériel de flottaison, en bougeant seulement les pieds. Cindy l'a redressée pour lui montrer le trajet qu'elle venait de faire, et Martine s'est mise à pleurer. C'était la première fois de sa vie qu'elle se déplaçait seule. Elle explique pourquoi « est-ce que c'est accessible » est la mauvaise question, et ce qu'il faut demander à la place : une question par étape du trajet, de la place de parking au pédiluve. Une piscine peut avoir acheté du matériel de mise à l'eau que personne dans l'équipe ne sait utiliser. Une plage peut porter un label et s'arrêter là où le tapis se termine, à dix mètres du bord. Et elle donne le plus petit pas concret de toute la journée, celui qui tient dans un sac : la bouée de sécurité. Elle-même s'entraîne seule en mer, tôt le matin, avant l'arrivée des surveillants. Dans sa bouée, son téléphone dans une pochette étanche et de quoi se ravitailler. Ses enfants ont sa position en direct : si le point ne bouge pas depuis six heures au milieu de l'eau, ils savent. La bouée protège, elle ne supprime pas le danger. Ce qui protège, c'est la bouée plus le fait que quelqu'un sache où tu es. Retrouver Cindy Le Falher et son association Envie de Sens : https://www.envie-de-sens.fr Huitième des dix épisodes tirés du direct « Parlons d'eau » du 25 juillet, la journée mondiale de prévention de la noyade. Ce qui te bloque dans l'eau porte un nom. Le diagnostic Swim Smart te le donne : https://swimsmart.fr/diagnostic

  • August 19 · 57 min

    Noyade d'un enfant : la règle des 15 secondes pour donner l'alerte · Guillaume Bourbon

    Guillaume Bourbon a accompagné une classe à la piscine, et il a réglé la question en cinq minutes. Tout le monde s'assoit dans le petit bain, chacun met la tête sous l'eau à son tour, et le groupe compte à voix haute. Le meilleur a tenu quinze secondes. À partir de là, le nombre n'est plus une performance, c'est un repère. Quand quelqu'un reste la tête sous l'eau, tu comptes jusqu'à quinze. Au-delà, soit c'est un apnéiste et il te le dira, soit quelque chose ne va pas, et tu vas chercher un adulte. Ce que cette séance installe n'est pas une compétence de sauvetage. C'est un seuil. L'enfant sait à partir de quand une situation cesse d'être normale, et il sait quoi faire. Rien d'autre ne lui est demandé. C'est là que se joue tout l'épisode. On apprend aux gens à secourir, à sortir quelqu'un de l'eau, on leur fait passer un test. On ne leur apprend jamais à reconnaître le moment où il faut y aller. Guillaume a vu un parent accompagnateur et un instituteur regarder un enfant faire le bouchon sans comprendre ce qui se passait devant eux. Ils savaient aller le chercher. Personne ne leur avait appris à voir. Guillaume Bourbon dirige Aquasecurit. Il forme des maîtres-nageurs à la sécurité, et il a passé trente ans comme officier de sapeurs-pompiers, en charge de la surveillance des plages en Savoie. Il présente aussi son mur contre les noyades, où chaque brique est un acteur : l'éducation du public, l'aménagement des espaces, la formation, le savoir nager, la surveillance, la réglementation. Enlève une brique, l'eau passe à travers. Aucune ne suffit seule, et c'est ce qui explique qu'on puisse faire beaucoup et obtenir peu. Et il revient sur une phrase que tous les parents prononcent au bord d'un bassin, « il sait nager », en expliquant pourquoi il refuse d'y répondre. Retrouver Guillaume Bourbon sur LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/guillaume-bourbon-2446b01aa Il anime une journée de formation sur le POSS le 3 septembre 2026, en présentiel à la piscine d'Yssingeaux. Elle s'adresse aux directeurs d'établissements aquatiques, aux chefs de bassin et aux cadres en charge de l'organisation de la surveillance. Septième des dix épisodes tirés du direct « Parlons d'eau » du 25 juillet, la journée mondiale de prévention de la noyade. Pour savoir ce qui bloque vraiment ta progression, fais le diagnostic Swim Smart : https://swimsmart.fr/diagnostic

  • August 15 · 58 min

    Reconnaître une noyade : ce que personne ne voit venir · avec Quentin Duquesnoy

    Un maître-nageur intervient sur une noyade. Il agit correctement, sur une victime qui n'était même pas dans son groupe. Six mois plus tard, il a encore le goût du vomi dans la bouche, à cause des insufflations. Ce qui le marque n'est pas l'intervention. C'est la vingtaine de personnes assises en face de lui, ensuite, à lui demander pourquoi il n'a pas fait autrement. Quentin Duquesnoy raconte ce moment dans cet épisode. Il a fondé Sécur&O, cabinet de conseil et organisme de formation spécialisés en sécurité aquatique : rédaction et harmonisation de POSS, audits de sécurité, accompagnement des exploitants dès la conception, e-formation pour les sauveteurs, les chefs de bassin et les directions. Avant ça, sapeur-pompier, sauveteur en mer, maître-nageur, chef de bassin, puis directeur multi-sites. Il explique pourquoi une noyade ne ressemble pas à ce que montrent les films. Pas de cris, pas de bras qui s'agitent, pas d'appel à l'aide. Une personne qui se noie est silencieuse et verticale, et ça dure moins longtemps que tu ne crois. Il a des vidéos où un enfant est sous l'eau, en arrêt, et où un baigneur le repousse sans comprendre ce qu'il a sous les yeux. Il déroule aussi le chemin que tu fais à chaque séance sans y penser. L'odeur à l'entrée, le pédiluve, les vestiaires dans le courant d'air, la douche froide, les affiches si nombreuses que tu ne les vois plus. Chaque étape a été pensée par quelqu'un, et chacune agit sur ta sécurité sans que tu le saches. Et il donne ce que tu peux faire de ton côté avant d'entrer dans l'eau, en piscine comme en milieu naturel. Repérer le sauveteur, savoir où sont les zones surveillées, et ne jamais quitter des yeux la personne qui t'accompagne. Retrouver Quentin Duquesnoy et Sécur&O, son cabinet de conseil et organisme de formation en sécurité aquatique : https://secur-e-o.com Sixième des dix épisodes tirés du direct « Parlons d'eau » du 25 juillet, la journée mondiale de prévention de la noyade. Ce qui te bloque dans ta nage a un nom. Le diagnostic Swim Smart te le donne :

  • August 12 · 56 min

    Apprendre à nager à 74 ans : sa première longueur, la tête dans l'eau · Séverine Frein

    Yvette a 74 ans. Elle vient à la piscine de la résidence depuis des années, elle regarde ses petits-enfants dans l'eau, et elle reste au bord. Sa peur remonte à l'enfance, à l'époque où on lui disait qu'il y avait des monstres au fond de l'eau. Cet été, elle a demandé à la maître-nageuse si on apprenait aussi à nager aux adultes. Quelques séances plus tard, elle a fait sa longueur, la tête dans l'eau. Cette maître-nageuse s'appelle Séverine Frein. Elle est formatrice dans les métiers du sport, coordinatrice du BPJEPS AAN à Amiens, et c'est elle qui m'a formé. Cet été, elle passe sa première saison au bord d'un bassin, au pied du Mont Ventoux. Dans cet épisode, elle raconte ce qu'elle a construit avec Yvette. La flottaison en premier, parce qu'Yvette flotte remarquablement bien. Les bascules ventrale et dorsale, pour reprendre son souffle sans paniquer au milieu du bassin. Et la tête dans l'eau tenue comme un point non négociable. Elle explique aussi ce qu'elle regarde avant de commencer avec quelqu'un, pourquoi elle refuse de donner une trame toute faite à ses stagiaires, et comment elle a réécrit un règlement intérieur en disant ce qu'il est préférable de faire plutôt qu'en alignant des interdictions. Ce qu'elle porte au quotidien, c'est SF Compétences, sa structure de formation et d'orientation vers les métiers du sport : https://sfcompetences.fr/ Tous ses liens : https://linktr.ee/sfcompetences Cinquième des dix épisodes tirés du direct « Parlons d'eau » du 25 juillet. Tu ne sais pas ce qui te bloque dans ta nage. Le diagnostic Swim Smart te le nomme

  • August 8 · 58 min

    Progresser en natation : un geste réussi n'est pas acquis · avec Lucas Commenges

    Tu fais l'éducatif qu'on t'a demandé, et tu le fais bien. Deux séries plus loin, plus personne ne te demande rien, et il a disparu de ton crawl. Lucas Commenges appelle ça la différence entre réussir et acquérir. Il entraîne des nageurs à Pau, il forme les futurs maîtres-nageurs chez Pyrénées Secours, et il est éducateur spécialisé de formation. Dans sa formation il couvre tous les publics, du bébé nageur à l'adulte qui apprend à nager. C'est son passage en SESSAD, auprès d'enfants avec troubles du spectre de l'autisme, qui a construit sa pédagogie. Ses mots : tu déconstruis tout, tu repars du pourquoi on se dit bonjour. Trois outils à emporter à ta prochaine séance. Le test de la longueur libre : tu vas d'un bord à l'autre comme tu veux, sans consigne. Ce qui ressort tout seul est ce que tu sais faire. Le reste s'arrête le jour où personne ne le demande plus. Le verbe d'action à la place de la négation, parce qu'un enfant qui entend « ne cours pas » entend d'abord « cours ». Et le cadre, qui passe pour de la rigidité la première semaine et que tout le monde réclame la deuxième. Quatrième des dix épisodes tirés du direct « Parlons d'eau » du 25 juillet, journée mondiale de prévention de la noyade. Lucasco natation, entraîneur et formateur : lucasco.fr · instagram.com/lucasco_natation Pour savoir ce qui te bloque avant de choisir ce que tu travailles : swimsmart.fr/diagnostic

  • August 5 · 58 min

    Apprendre à nager à 60 ans : ce qui avait échoué, et ce qui a tout débloqué · avec Anne

    <p>Le 25 juillet, journée mondiale de prévention de la noyade, j'ai ouvert l'antenne pendant dix heures. Anne est passée à 14 heures, par téléphone. Elle a 68 ans et elle a appris à nager à 60.</p><p>Avant ça, elle a passé trente ans à savoir faire les mouvements, mais seulement là où elle avait pied. Dès qu'il n'y avait plus de fond, elle posait la main sur le bord et elle faisait demi-tour. Elle le dit elle-même, ce n'était pas de l'aquaphobie : elle adore l'eau. C'était la profondeur.</p><p>Elle raconte les cours pris à Marseille entre midi et deux, qui lui ont appris à reproduire des gestes et jamais à être à l'aise. Le jour où elle a menti dans un club de kayak de mer en disant qu'elle savait nager. Et les vingt centimètres d'eau à La Réunion où elle a bien failli y passer, parce qu'un remous lui a pris les chevilles.</p><p>Puis ce qui a marché. Une amie du même âge, l'étoile de mer dans le bassin des petits, trois séances par semaine pendant trois étés. Une séance chez une hypnothérapeute, et trois jours plus tard elle saute dans une fosse de quatre mètres.</p><p>Sa conclusion tient en une phrase : l'aisance dans l'eau, la respiration et la conscience de la flottaison. Les mouvements viennent après.</p><p>Troisième épisode de la série de dix, tirée de la journée du 25 juillet.</p><p>Tu as appris à nager et tu tournes encore là où tu as pied. Le diagnostic Swim Smart te dit ce qui te retient : <a href="https://www.swimsmart.fr/diagnostic">https://www.swimsmart.fr/diagnostic</a></p>

  • August 1 · 1 hr 4 min

    Flottaison : savoir nager ne suffit pas, c'est elle qui sauve · Lucas Foehrle

    Le 25 juillet, journée mondiale de prévention de la noyade, j'ai ouvert l'antenne pendant dix heures. Lucas Foehrle est passé en milieu de journée. C'était sa première fois dans un podcast.Il dirige la Fédération nationale des métiers de la natation et du sport depuis le 1er janvier, après dix ans au bataillon des marins-pompiers de Marseille. Il continue d'intervenir dans les quartiers nord pour apprendre à nager à ceux qui n'ont pas accès aux piscines.Et il dit une phrase qui remet en cause la façon dont on apprend à nager dans ce pays. Ce n'est pas la nage codifiée qui sauve. Ce qui sauve, c'est la flottaison.Tu peux avoir appris les quatre nages et rester en danger, parce que personne ne t'a jamais appris à ne rien faire dans l'eau. Son mot pour ça : former des citoyens de l'eau, au lieu de fabriquer des générations d'aquaphobes.Il détaille le plan d'enseignement aquatique qu'il porte, en trois piliers. La prévention, qu'il veut voir entrer à l'école comme y est entrée la sécurité routière. L'enseignement, qui commence par l'aisance dans l'eau avant la technique. Et les bons comportements, à apprendre aux parents autant qu'aux enfants.Il y a aussi ce que personne ne dit sur les brassards. C'est une fausse sécurité, et il l'a vu se produire : crème solaire plus plastique, l'enfant saute, les bras se lèvent, les brassards partent.Puis les signes qui doivent alerter, qui n'ont rien de ce qu'on voit dans les films. Un enfant qui joue dans l'eau et qui cesse d'un coup de faire du bruit. Quelqu'un dont les cheveux tombent sur les yeux sans qu'il les écarte. La tête qui bascule en arrière pour chercher de l'air.Et l'après, du côté du maître-nageur cette fois. Les gendarmes qui arrivent, les sauveteurs isolés, les questions posées une à une. Il l'a vécu à dix-sept ans.Deuxième épisode de la série de dix, tirée de la journée du 25 juillet.Tu as appris à nager, et tu n'es toujours pas à l'aise dans l'eau. Le diagnostic Swim Smart te dit d'où ça vient : https://www.swimsmart.fr/diagnosticPour aller plus loin :Le Brief, un mail par jour pour reprendre ta nage en main : https://www.swimsmart.fr/inscription-brief/Le Club, pour parler de tes séances avec d'autres nageurs : https://www.swimsmart.fr/clubLa bibliothèque, pour chercher un épisode par ce qui te bloque : https://www.swimsmart.fr/bibliLe Premium, quand tu veux la méthode en entier : https://www.swimsmart.fr/premium

  • July 29 · 28 min

    Apprendre à nager : les bassins qui manquent en France · avec Alain Bernard

    Sur une heure de piscine à l'école, un enfant passe quarante à quarante-cinq minutes dans l'eau. Dix-sept à vingt seulement à construire ce qui sert vraiment à nager. Une fois par semaine. Alain Bernard prend l'image du ski pour l'expliquer : tu skies dix-sept minutes le lundi matin, tu attends une semaine entière, tu recommences. Au bout de dix semaines, tu descends un peu mieux qu'au premier jour, et tu n'es toujours pas à l'aise. Dans l'eau, c'est pareil. Champion olympique du cent mètres nage libre, il expédie son palmarès en une minute et passe le reste de cet épisode sur ce qui manque vraiment : les bassins. Un mètre carré d'eau pour dix-sept mille habitants en France, quand la référence en demande un pour dix mille. Quatre cents à six cents bassins de retard, une école qui doit apprendre à nager et des collectivités qui ferment leurs piscines. Il y répond avec Essentielle, un modèle de piscine ventilée naturellement dont le premier exemplaire ouvre en Bretagne. Et il termine sur un conseil qui n'a rien de technique. Son site La piscine Essentielle Pour savoir ce qui bloque ta progression quand personne ne t'a donné le temps d'apprendre, fais le diagnostic Swim Smart en 10 questions Le Brief, chaque jour à 19 h

  • July 25 · 57 min

    Donner envie de l'eau avant d'apprendre à nager · avec Mélinda Guery

    Donner envie de l'eau avant d'apprendre à nager · avec Mélinda Guery Une maître-nageuse qui monte une pièce de théâtre pour donner envie de l'eau. L'idée paraît décalée. C'est une des plus justes que j'aie entendues sur la natation. Mélinda Guery est maître-nageuse depuis presque vingt ans. Elle écrit des livres, elle tourne des films de prévention, elle a créé La Magie de l'eau, une pièce jouée au Festival d'Avignon. Son point de départ : on ne ramène pas les gens vers l'eau en leur répétant qu'ils devraient savoir nager. On les ramène en leur rendant l'envie. Dans cet épisode, elle raconte la baignade dérivante pour ceux qui ont peur, ce que les neurosciences disent du plaisir et de la mémoire, le snorkeling, le camion piscine des villages sans bassin, et comment on accueille vraiment quelqu'un dans l'eau la première fois. Cet épisode sort le 25 juillet, jour de la Journée mondiale de prévention de la noyade. Toute la journée, de 8h à 18h, Swim Smart est en direct avec un plateau d'invités dont Alain Bernard. Rejoins le live Pour situer ce qui te bloque, toi, dans l'eau

  • July 22 · 10 min

    Prévention de la noyade : l'adulte est le grand oublié

    J'ai enregistré 235 épisodes de ce podcast. J'ai parlé des baleines, de l'eau libre, de la panique, de la peur de l'eau chez l'adulte. Je n'ai jamais consacré un seul épisode à la noyade. Pas une fois. Alors que je suis maître-nageur sauveteur depuis 2014. Le 25 juillet, c'est la Journée mondiale de prévention de la noyade. Elle n'existe que depuis 2021, née d'une résolution des Nations unies portée par l'Irlande et le Bangladesh. Avant ça, la noyade était rangée du côté de l'accident, du fait divers, de la fatalité de l'été. Or une fatalité, on ne la prévient pas, on la déplore. Toute la bascule est là : la noyade est évitable. Dans ce solo, je te raconte d'où vient cette journée, pourquoi elle a mis si longtemps à exister, et pourquoi elle te concerne même si tu sais nager. La prévention mondiale vise les enfants, pour de bonnes raisons. Pendant ce temps, l'adulte est sorti du radar, et plus personne ne lui parle. Moi le premier, jusqu'à aujourd'hui. Samedi 25 juillet, de 9h à 17h, Swim Smart passe la journée en direct sur YouTube. Ça s'appelle Parlons d'eau : un invité par heure, des professionnels de l'eau qui racontent et échangent, sans dramatiser et sans faire la leçon. Tu peux venir écouter dix minutes ou rester la journée, et poser tes questions dans le chat Pour situer où tu en es avec l'eau, fais le diagnostic Swim Smart. Dix questions, trois minutes, et tu repars avec ton plan d'action

  • July 18 · 14 min

    Qualité de l'eau en piscine : ce qui se joue avant que tu plonges · Naly

    Tu poses ton sac dans les gradins, tu plonges, tu enchaînes tes longueurs. Ce que tu ne vois pas, c'est que plusieurs heures plus tôt, quelqu'un a prélevé quelques millilitres de cette eau, les a comparés à un seuil, et a décidé si le bassin ouvrait ou fermait. L'eau de ta piscine obéit à une loi. Elle a été écrite le 7 avril 1981, et depuis, prouver que l'eau est bonne est devenu une obligation de tous les jours. Dans ce solo, je te raconte ce qui se joue derrière ta ligne d'eau. D'où vient ce cadre, ce qu'est le carnet sanitaire, pourquoi un bassin ferme, et pourquoi ça devrait t'intéresser, toi qui veux juste nager. Comprendre ton environnement te sort de la passivité, te rassure sur une eau que beaucoup croient sale à tort, et te rend acteur de ta propre nage. Cet épisode est une collaboration transparente avec Naly, qui numérise le carnet sanitaire des piscines. Aucun code promo, rien à te vendre. Pour situer ce qui bloque vraiment ta progression, fais le diagnostic Swim Smart en dix questions

  • July 15 · 1 hr 39 min

    Débuter le triathlon : ce n'est pas réservé aux machines · Devenir Triathlète

    Deux heures au bord d'un lac, un micro à la main, au milieu d'un vrai triathlon. Pas un cours, une immersion. Avec Ermanno Di Miceli, du podcast Devenir Triathlète, j'ai couvert une journée entière du Haut'Marne Triathlon, au lac de la Liez. On a tendu le micro à ceux qui font la course. Nicolas, l'organisateur qui monte une épreuve de village presque de rien. Les bénévoles qui la tiennent debout, un par kilomètre. Un père fier de son gamin de six ans qui a galéré dans l'eau et qui a fini quand même. Et trois athlètes d'un relais, dont un cycliste qui gagne son premier triathlon avec une prothèse qui l'attend. Entre deux départs, on a parlé de nage pour de vrai. Pourquoi presque tout le monde respire en trois temps sans savoir pourquoi. Comment un enfant apprend à ne plus avoir peur de l'eau. Ce que le triathlon apprend au nageur de bassin qui n'a jamais quitté son couloir. Le triathlon n'est pas réservé aux machines. La nage non plus. Pour situer ce qui te bloque dans ta progression et savoir où porter ton effort en priorité, fais le diagnostic Swim Smart en dix questions Le podcast d'Ermanno, Devenir Triathlète Reçois Le Brief, la newsletter natation de Swim Smart

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