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MonGrosPodcast

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Je suis Lisa, j’ai créé MonGrosPodcast pour donner de la voix sur la lutte contre la culture du régime et la discrimination qui en découle, la grossophobie ; la vie avec des maladies chroniques, notamment le diabète et le SOPK, avec des TCAs, l’utilisation de l’alimentation intuitive. Je vous en parle en tant que personne concernée. Je vous propose différentes catégories comme des kezakos pour définir certains concepts, des coups de coeur, des coups de gueule, des épisodes « vis ma vie » pour partager des expériences, des interviews. J’espère qu’on pourra collectivement se questionner et s’améliorer sur ces thématiques pour qu’enfin on puisse vivre chacun, en paix, quelque soit son corps et son état de santé. Que vous soyez concerné.e.s, intéressé.e.s, allié.e.s, je suis ravie de vous accueillir, vous pouvez retrouver MonGrosPodcast une fois par semaine sur toutes les plate-formes et sur Instagram.

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  • 23 episodes
  • Avg 1 hr 5 min
  • French
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  • S3 · E31
    Wednesday · 1 hr 15 min

    S3 EP#31 Le sport en solo, à la maison

    Dans cet épisode, on continue comme dans le précédent à parler sport ! Que je préfère appeler mouvement, ou activité physique car c'est bien plus englobant de tout type de pratique. Dans le dernier épisode, on a vu que bon le sport collectif en salle de sport c'était un grand non ! Pas pensé, pas prévu, pas envisagé pour les personnes grosses, et/ou handi et qui ne viennent pas se punir mais juste se faire plaisir. Du coup, dans cet épisode, je vous parle de ma pratique solo, à la maison, que j'ai déjà mise en place deux fois et que j'essaie de remettre en place après presque deux ans extrêmement sédentaire. Je vous partage mes petits tips ou recos pour se lancer dans une pratique d'activité physique pour le plaisir, la joie de se dépenser, ou se reconnecter avec son corps et ses sensations. Ce n'est pas facile dans une société santéiste, grossophobe, validiste de s'éloigner des injonctions et imaginaires collectifs sur le fait que le sport c'est d'une certaine façon, pas d'une autre, que c'est dur, puissant, brutal sinon ça ne vaut pas le coup et que c'est forcément pour compenser ses craquages alimentaires et non pas pour le plaisir. ça prend du temps de déconstruire tout ça, et ça peut se faire sur insta en trouvant des comptes de personnes grosses qui pratiquent le joyful movement, il y a aussi les cours en ligne sur YouTube de Joyn, et puis il y a surtout sa créativité personnelle : s'écouter, écouter son corps, faire confiance à son ressenti, inventer des mouvements, des pratiques et prendre le temps d'explorer. Bonne écoute Lisa Cités dans l'épisode : Printanelle, corpsenmouv, sachasadapte sur insta. Joyn sur YouTube.

  • S3 · E30
    Wednesday · 57 min

    S3 EP#30 La salle de sport, une bonne option ?

    Dans cet épisode catégorie "vis ma vie de personne grosse" je vous parle de mes recherches pour envisager de pratiquer du sport en salle de sport. Je vous parle spécifiquement ici de ma recherche d’une salle de sport et de l’enfer des discours sur les sites des salles de sport autour de chez moi. On ne fait que référence au dépassement, plus haut plus fort, à l’esthétique, au contrôle du corps, la perte de poids, l’affinage des bourrelets, la flagellation post "craquage de gourmandise"… quel enfer ! Je croyais tellement qu’on avait évolué, changé, qu’on avait compris que faire du sport pour le plaisir de se dépenser c’était parfaitement ok et suffisant et super chouette ! NooooooooN que nenni ma pauvre dame, il faut aller chercher l’effort, aller au delà de l’inconfort et la douleur, toujours plus haut, se fixer des objectifs, on va pas « juste » faire du sport pour faire du sport ! Ça va pas non ????? Faut performer, en bon capitaliste CEO de ton corps et de ta vie ! OMFG au secours… Ce sera sans moi ! Tout dans ces messages me dit « c’est pas pour toi » ! Ce ne sont pas des espaces pensés pour inclure tout le monde, pour adapter les choses aux différents corps et différentes pratiques… nope… c’est à l’ancienne ! Le plaisir, la douceur, la bienveillance, tout le monde est bienvenu, on est formé pour t’aider dans ta pratique même si tu viens pas perdre du poids… ben non ! Ce sont des espaces où la seule façon d’y avoir une possible place c’est d’être une good fatty. Celle qui n’aime pas son corps, ses kilos et ses bourrelets et qui vient se repentir ! Alors oui tu seras encourager, féliciter and co… mais venir juste pour te dépenser sans vouloir te punir et/ou changer ton corps, ah bah non vas voir ailleurs ! Ok, ben je vais faire ça alors ! Tchussssssss

  • S3 · E29
    August 20 · 57 min

    S3 EP#29 C'est pas si facile l'été

    L'été c'est pas si facile et pourtant on n'en parle pas trop trop et en tous les cas beaucoup moins qu'on ne parle de la charge que représentent les vacances de Noël, du coup, je me lance ! Car oui l'été c'est les beaux jours mais franchement en 2026 les beaux jours c'était plutôt les trop trop trooooop beaux jours et les canicules à n'en plus finir. Aussi l'été c'est comme si tout s'arrêtait pour deux mois, alors que ben non ! C'est comme si tout le monde partait en vacances, alors que ben... non ! C'est comme si tout était plus léger plus insouciant alors que les maladies et les soins ou la grossophobie et le validisme ne prennent pas de congés... Voilà, on parle de tout ça et surtout essayons de bien prendre soin de nous aussi pendant l'été ! Bonne écoute Lisa

  • S3 · E28
    August 3 · 1 hr 11 min

    S3 EP#28 On peut vieillir dans un corps gros

    Dans cet épisode on explore une idée folle qui semble un peu trop mise de coté : on peut vivre vieux et gros ! Oui oui oui vous lisez bien, on peut vieillir dans un corps gros ! Contrairement à l'idée populaire et très répandue : il n'y a pas de trape magique qui s'ouvre quand une personne grosse dépasse les 40 ans et l'envoie dans le tréfonds de l'univers ! Du coup, dans cet épisode on remet un peu deux ou trois choses en place : un facteur de risque comme son nom l'indique c'est "un" et "de risque" ce n'est donc le seul et unique et ce n'est pas obligé que ça arrive. Etre gros, peut être un potentiel facteur de risque. Un parmi tant d'autre et donc pourquoi donc on s'obsède sur celui ci ? Potentiel veut aussi bien dire que peut être que rien ne va jamais arriver... par ailleurs, quand on parle des risques potentiels liés à la grosseur ce ne sont pas des risques pour la semaine prochaine, non non non, on parle de dans des dizaines d'années... Aussi dans un pays libre, les êtres humains libres, et oups surprise les personnes grosses sont des êtres humains libres, on a le droit de choisir de prendre des risques. Aussi, on rappelle dans cet épisode que la médecine fait de gros progrès, que l'immense majorité des maladies qu'on associe au potentiel facteur de risque de la grosseur, sont des problèmes qu'on détecte et diagnostique bien et qu'on soigne ou qu'on peut vivre avec bien. On reparle donc ici de validisme, et aussi de santéisme. Ce concept qui érige la santé en religion, en devoir moral, en hiérarchisant la meilleure valeur des personnes en bonne santé versus boubou la mauvaise valeur des personnes qui, soit disant, négligeraient leur santé. Avec tout ça en tête, eh ben pourquoi donc on laissera pas chaque être humain libre de ses choix, y compris de ne pas vouloir prendre 30 ans de médicaments pour la perte de poids pour un potentiel risque d'hypertension qui pourra être diagnostiqué et soigné dans 30 ans. On peut aussi parfaitement choisir de perdre du poids, mais aucune raison de forcer qui que ce soit. Mon corps, ma vie, ma santé, mes choix. Bonne écoute Lisa

  • S3 · E27
    July 30 · 1 hr 22 min

    S3 EP#27 Malade chronique, handi, c'est moi qui décide ?

    Dans ce nouvel épisode, je vous partage mes pensées et expériences sur qui et comment on devient malade chronique et/ou handicapé. On est élevé et éduqué à croire que c'est un statut qui vient de l'extérieur, des médecins, soignant.e.s ou de l'administration. C'est parfois vrai. Mais il y a aussi un pan entier de l'histoire dont on ne nous parle pas : comment lancer les démarches pour les aides et soutiens financiers liés à ces statuts si on ne s'autorise pas soi même à utiliser ses mots ? En d'autres termes, si moi je suis conditionnée à minimiser mes symptômes, si je suis conditionnée par une société validiste qui fait croire qu'être malade et/ou handi c'est une horreur invivable, alors il y a toutes les chances que même si je souffre au quotidien je n'ose pas m'auto nommer malade chronique... et si moi je n'apprivoise pas ces mots et ces conditions alors je ne peux pas faire des choix éclairés, informés, libre de toute pression. Il y a aussi les moments où oui c'est la médecine qui dit "ça c'est une maladie chronique" et basta. Et alors quoi ? Qui nous accompagne ? Qui nous aide à déconstruire le validisme, à apprivoiser l'idée qu'on peut vivre et vire une belle vie même en étant malade chronique et/ou handi. Comment naviguer et inventer ces vies là quand on attend de la médecine de faire le chemin et que la médecine nous laisse faire... sans nous dire que c'est à nous de faire !!! Comment oser dire "là je crois que j'ai besoin d'une aide à la mobilité" quand les proches et les soignant.e.s ont des réactions validistes comme "quoi non horreur malheur tu ne vas pas renoncer".... renoncer... comme si vouloir se nommer "handi" ou "malade" c'était renoncer... comme si vouloir de l'aide pour continuer à avancer c'était renonce... non c'est du validisme. Bref, on a toustes besoin de réfléchir à ces thématiques car c'est dans l'intérêt de personne de continuer de maintenir cette hypocrisie, cette idée de "aller outre la douleur, la fatigue", "tenir le coup à la volonté"... enfin si, ça profite bien fort au système capitaliste ! Et on ne veut pas faire ça eh eh eh. Car oui, continuer de croire que la maladie chronique c'est une faiblesse, un raté, des efforts qu'on n'a pas fait ou des problèmes qu'on a créé. Continuer de croire qu'être handi c'est ne plus être utile et dans la société mais en dehors, sur le coté... continuer, c'est valider l'idée que ce qui compte c'est d'être valide, travailler, s'épuiser, s'essorer, ne pas prendre d'arrêt maladie, ne pas faire de pause, ne pas ralentir... parfois on n'a pas le choix, et vous avez tout mon soutien. Mais parfois on a le choix, alors choisissons ! Bonne écoute Lisa

  • S3 · E26
    July 24 · 59 min

    S3 EP#26 L'hypocrisie médicale

    Dans cet épisode je parle de plusieurs sujets que je regroupe sous la thématique : l'hypocrisie médicale. Ou comment la croyance grossophobe prend le dessus sur les faits scientifiques et la raison. Ou comment en s'obsédant sur les corps gros on en oublie de les soigner correctement et on oublie de soigner les personnes minces ! Ces dernières semaines, entre des faits personnels comme un ami proche "qui fait tout comme il faut" mais qui fait un infarctus, et un rendez vous rhumato où on me confirme une pathologie "rien à voir avec votre poids" mais on me prescrit quand même et toujours de la perte de poids, et des faits politiques comme le gouvernement qui s'attaque en plein été aux malades, ben j'ai un peu explosé mon compteur et ma capacité à avaler les couleuvres ! ça vous donne un épisode avec pas mal de colère et de gros mots, plus je m'énerve plus je jure, ça libère ! mais bon éloignez les enfants hein je voudrais pas leur apprendre de nouveaux mots 🙂 Bref, ici on parle de médecins qui consulte à base de croyances, de politiques qui prennent des mesures à base de croyance, et de militantisme anti grossophobie et anti validisme basé sur des faits mais qu'on balaie d'une revers de mains comme des croyances à la con ! AU SECOURS faisons groupe, collectif, communauté car il faut du soutien pour faire face et il faut de la force pour convaincre et voter, en votant BIEN ! Bonne écoute Lisa

  • S3 · E25
    June 22 · 55 min

    S3 EP#25 Les Gros.ses coutent cher

    C'est pas le lundi que tu détestes c'est le capitalisme !!! Et ben voilà un petit épisode qui fleure bon très fort l'anti capitalisme ! Tout commence par une petite phrase "les personnes grosses coutent cher" et alors ? Qu'est-ce qu'on en pense ? Qu'est ce qu'on répond ? On répond ???? euh pas obligé ! C'est ok de dire non merci et de s'indigner de réduire des êtres humains à leur rapport qualité prix !!!! Mais si on veut répondre, je vous partage quelques pistes ! 1. D'où vient cette idée, cette info ? De l'OMS et des mutuelles qui, les pauvres bichettes, ont peur de ne plus gagner assez d'argent... et qui est le grand méchant loup tout trouvé... les personnes grosses ! Je vous explique les détails et pourquoi c'est tout pourris et surtout comment on pourrait analyser et agir autrement 2. En vrai, les personnes grosses font tourner toute l'industrie multi millionnaire de la perte de poids, donc dites nous merci et adios !!!! 3. C'est urgent d'arrête de gober le discours capitaliste qui veut faire de nous des valeurs rentables ! Ce n'est pas obligé, ce n'est pas la seule façon d'exister, on n'est pas obligé d'y croire ! Bonne écoute Lisa

  • S3 · E24
    May 26 · 1 hr 15 min

    S3 EP#24 Les trois ans du podcast

    Cela fait trois ans que mon gros podcast existe ! Incroyable ! Qui aurait pu prédire ???? Pas moi ! Dans cet épisode je vous partage mes remarques et réflexions sur le podcast, et je réponds aux questions que vous m'avez posées sur instagram à l'occasion de l'anniversaire. On parle donc de mais qu'est ce qui m'a pris de faire un podcast, comment j'ai fait, mes meilleurs moments, les aspects plus négatifs, et mes thèmes préférés. Je vous parle aussi de tout ce que j'aimerais faire pour déployer encore le message que je porte... et bien sûr, je vous remercie. Car tout cela n'aurait pas la même saveur ni le même intérêt sans vous ! Merci de votre temps, de votre intérêt, de vos écoutes, de nos échanges... M E R C I ! et on continue jusqu'à nouvel ordre !!!!!

  • S3 · E23
    May 21 · 1 hr 2 min

    S3 EP#23 Les bonnes nouvelles anti grossophobie côté médecine

    Dans ce nouvel épisode, je vous partage quelques bonnes nouvelles sur la lutte anti grossophobie côté monde médical. Ce n’est pas du positivisme (je vous invite à écouter l’épisode 9 de la saison 2), c’est se donner de la force, de l’espoir, du courage pour continuer de croire en nos idées, défendre nos valeurs et lutter pour que les politiques discriminatoires cessent. 1. Les thèses d’étudiant.e.s en médecine sur le sujet de la grossophobie. Je dis OUI oui OUIIIIiiiii ! Et je participe souvent ! Ça me permet de calmer le sentiment d’impuissance face au bloc en béton armé que représente la culture des régimes, le capitalisme et le validisme. Exemple en particulier de la dernière thèse en date avec Najoua. Si tu es en rhônes alpes auvergne toi aussi tu peux participer. Les interviews se déroulent jusqu’à la fin de l’été. Info dispo sur le compte instagram lesoinparmarie. 2. Il y a des médecins qui suivent mon compte et mon podcast et viennent me parler et c’est génial. Là aussi, que d’espoir de se dire que petit bout par petit bout on peut inviter les professionnels de santé à s’interroger, revoir leurs croyances et relire ou lire les études moins influencées, les faits en faveur d’une médecine non pondéro centrée 3. Le docteur Asher sort un live (sortie aujourd’hui en ebook et format papier, en anglais, plus d’info sur le site internet noweigh.org et sur ces pages insta et YouTube). Quelle joie qu’un docteur nous parle à nous personnes grosses ! Un docteur avec des connaissances de docteur et une personne grosse qui connait et subis lui aussi la grossophobie. Le livre est très percutant, il y a des infos à jour sur le diabète, les GPL1, c’est un livre pour explorer les faits et revenir à une connaissance plus claire pour enfin avoir un avis, un choix, un consentement éclairé c’est à dire informé. Je vous souhaite une bonne écoute A bientôt sur insta et par ici Lisa

  • S3 · E22
    March 20 · 1 hr 8 min

    S3 EP#22 Décider que la grosseur est une maladie, à qui et à quoi ça sert ?

    Dans cet épisode je reviens sur cette phrase devenue ZE concept soit disant anti stigmatisation : "oui mais les personnes grosses sont malades alors il faut les soigner pas les discriminer". On aurait l'impression d'une vérité absolue, scientifique et indiscutable. Sauf que non. Cette idée est apparue à la fin des années 90 début 2000 alors que la grossophobie systémique était déjà totalement installée. Donc cette nouvelle idée, venue des labos, prend racine facilement dans des cerveaux déjà convaincus qu'être gros est un problème. Mais finalement à quoi ça sert de vouloir labelliser un type de corps comme "malade". Est ce que ça aide les personnes grosses de pathologiser leurs corps ? Est ce que c'est juste pour vendre des médicaments ? Pourquoi ce serait une maladie pas comme les autres pour laquelle tout le monde se permet d'avoir un avis, donne des conseils... Classer et hiérarchiser les corps on est vraiment d’accord avec ça ? C'est quoi cette société santéïste où on n'a plus la liberté de garder sa santé privée ? Bref, je redis, et clarifie que non je ne suis pas anti santé, non je ne refuse pas d'être soignée, non je ne suis pas une complotiste qui refuse de croire la science. Je milite pour avoir le droit de choisir. Je milite pour que la voix des plus forts riches à millions ne soit pas la seule entendue. Je milite, comme tous les professionnels de santé qui pratiquent une médecine non pondéro centrée, pour qu'on soigne mes maladies actuelles et non pas un potentiel risque qui pourrait arriver dans 30 ans. Je milite pour qu'on réalise qu'après 80 ans de lutte acharnée pour faire disparaitre les corps comme le mien à coup de régimes et/ou chirurgie et/ou médicaments, ça ne marche pas. On est là depuis l'antiquité et on ne va pas disparaitre. Les injections ne sont pas un miracle c'est une méthode de plus qui continue de faire croire que les corps comme le mien sont une anomalie, un problème à résoudre. C'est quand qu'on va réaliser que cet acharnement fait plus de mal que de bien à la santé de tout le monde ! Les enfants, les adultes qu’on soit mince ou gros on est terroriser de grossir ! Et surtout, c'est quand qu'on revient à la base : mon corps, ma vie, ma santé, mes choix ? Ce n'est pas ok d'obliger des personnes avec un corps non normé à prendre des médicaments pour avoir le privilège d'être soignées, d'acheter un logement ou de faire leur travail. Tout le monde doit avoir le droit à des soins et une vie digne. Donc tout le monde devrait s'inquiéter de cette dérive. Bonne écoute Lisa

  • S3 · E21
    March 13 · 1 hr 5 min

    S3 EP#21 Grosseur et hygiène

    Dans cet épisode j'ai décidé de parler d'un sujet difficile et tabou pour moi et pour la communauté grosse. Tabou parce que ce n'est pas facile de papoter de "et sinon comment tu te laves avec les bourrelets ?", tabou aussi à cause de préjugés sur les personnes grosses qui sentent mauvais, transpirent plus que les autres..etc.. Du coup chacun et chacune fait bien comme iel peut dans son coin et c'est dommage. Et surtout parfois ça bug un peu. Que ce soit à cause de la santé mentale, que ce soit à cause d'une prise de poids rapide, on peut se retrouver seul.e et isolé.e avec ce sujet. J'ai l'immense privilège et la chance d'avoir quelques personnes grosses avec qui j'ai pu finir par oser poser les questions, et donc je me suis dit autant partager. Pour lever le tabou pour moi et pour vous partager mon cheminement et mes infos et pourquoi en apprendre encore un peu en retour si vous voulez venir partager vos tips astuces idées en commentaire sur insta. En résumé on va déconstruire les clichés sur "les personnes grosses" qui auraient toutes ci ou ça car on serait toutes les mêmes ! On va parler de serviettes, oui au pluriel, de séchage au sèche cheveux, de crémage partout partout, de connexion voire réconciliation avec notre corps… et surtout on va se redire encore et toujours c'est ok de tout tenter tout adapter chercher fouiller essayer jusqu'à ce qu'on ait toustes notre routine à nous, celle qui nous convient à nous là maintenant et qui peut être changera. L'important c'est de pouvoir verbaliser que ce n'est pas facile de prendre du volume, de se retrouver dépasser sur comment gérer cette grosseur mais que dire ceci ça ne veut pas dire devoir changer de corps. Nos corps gros ne sont pas le problème. Parler d'eux, s'échanger des astuces, avoir accès à des produits adaptés c'est ça la solution, pas changer de corps. Bonne écoute Lisa

  • S3 · E20
    March 4 · 1 hr 3 min

    S3 EP#20 Des bonnes nouvelles de la lutte anti grossophobie

    Dans cet épisode on exorcise les ondes pesantes, culpabilisantes et épuisantes de la journée mondiale anti corps gros ! Je fais violence à mon anxiété qui vire parfois au pessimisme et sans tomber dans le positivisme je vous propose quelques bonnes nouvelles qui donnent du courage et de la force ! 1. Le docteur Asher produit du contenu anti grossophobie sur les réseaux et internet. Il y a une page internet avec des conférences et des cours (payants) mais aussi son podcast que vous pouvez trouver sur YouTube avec sous titres et traduction ! Et surtout très bientôt UN LIVRE ! Un livre récent, avec des données historiques mais aussi de la documentation scientifique récente. Au passage, le dernier livre que j'ai lu sur le sujet, et en français, et que je recommande c'est 10 questions sur la grossophobie de Daria Marx. 2. Clemovitch et son tchat ont fermement condamné et expliqué la grossophobie et particulièrement l'humour grossophobe ! En redisant comme c'était compliqué à gauche de transformer et avancer sur ces sujets... c'est réjouissant de voir l'anti grossophobie chez des alliés/non concernés. Youpi 3. Clémentine Autain a présenté son idée de Sécurité Sociale Alimentaire dans Backseat sans un mot sur l'obésité et la culture des régimes. ça fait du bien de revenir à la base, on n'a pas besoin de classifier les bons ou mauvais aliments en fonction des calories mais bien en fonction de leur constitution... qu'est-ce qu'il y a dedans. Et oui on a besoin de mesure pour que tout le monde puisse avoir accès à des aliments sains au sens sans pesticides et autres ! Joie et bonheur On avance, ça bouge, c'est petit et difficile à voir, mais oui on avance. Et surtout on est ensemble. Nos corps ne sont pas un problème à résoudre et nous sommes ensemble pour obtenir la libération de nos corps. Bonne écoute Lisa

  • S3 · E19
    March 4 · 55 min

    S3 EP#19 La journée mondiale anti moi

    Dans cet épisode je reviens sur cette incroyable invention assez insoutenable : la journée mondiale anti corps comme le mien... en vrai, son nom officiel : la journée mondiale de lutte contre l'obésité. Le 4 mars. Chaque année, avec l'arrivée du printemps, les personnes grosses ont un cadeau spécial dédicacé par l'industrie des régimes et de la beauté, une journée mondiale dédiée à pointer du doigt nos corps... Une journée pour nous rappeler qu'il a été décidé sur la base d'un indexe statistique misogyne et raciste, l'IMC, que nos corps étaient un problème, qu'on était tous et toutes malades, que cette maladie s'appelait l'obésité et qu'il fallait lutter. Tout va mal dans cette phrase. Tout. Le manque de données non sortie d'études financées par l'industrie qui bénéficie de nous médicaments, la réalité des années qui passent en lutte contre nos corps et nos corps qui ne disparaissent pas car nous ne sommes pas une anomalie, un problème à corriger... Cette journée devrait être la journée de lutte contre la grossophobie, c'est cette discrimination systémique qui met nos vies et notre santé en danger, pas nos kilos. Par ailleurs, parler de nos corps, notre poids, ce qu'on mange, notre santé devrait rester un sujet personnel, privé, intime. Personne ne devrait nous catégoriser juste sur la base de la forme de notre corps. Mon corps, mon choix. Etre gros.se n'est pas une défaillance, un raté, un défaite, une erreur, une maladie. Mettons cette énergie et cet argent dans le fait de détruire le système qui nous rend tous et toutes malades, luttons pour une vie plus juste, plus douce et plus collective. Bonne écoute Lisa

  • S3 · E18
    February 26 · 1 hr 5 min

    S3 EP#18 Je réagis 7... les pas contents, le wegogovy et les sources

    Dans cet épisode je réagis à plusieurs choses : - les commentaires négatifs voire insultants sur le podcast, la difficulté de s'en désintéresser, la frustration de se retrouver empêcher de faire mon petit truc dans mon coin... c'est ok de juste passer ton chemin si t'aimes pas ! - pourquoi c'est les personnes qui luttent pour mettre fin au système grossophobe qui sont tenus d'apporter des preuves ? Sous prétexte de ne pas être le discours dominant, à qui on ne demande pas de preuve, il faudrait prouver que nous ne sommes pas un problème ? Si la grossophobie systémique disparait, personne ne sera interdit de faire un régime ou de prendre des injections. Par contre plus personne ne sera obligé de le faire pour accéder à des soins, un travail ou juste le respect et la paix ! - on m'a proposé du wegogovy... alors que j'ai pris 3 ans d'Ozempipic... qui n'a pas marché sur ma maladie ou le poids et que je n'ai pas toléré... on me propose quand même d'essayer le petit frère... quel argument médical pourrait faire penser que le même produit se mette à marcher alors qu'il n'a pas marcher avant ? La force des biais grossophobes est incroyable. La peur de ne pas être bien prise en charge par la médecine est sur nos épaules, nous personnes grosses qui cherchons juste des soins comme les autres... Bonne écoute Lisa

  • S3 · E17
    February 12 · 1 hr 1 min

    S3 EP#17 Je réagis 6... difficile d'être gros alors change ton corps

    Dans ce nouvel épisode "je réagis", je vous parle du retour du come back d'un discours vieux comme le monde mais qui a été pimpé et rafraichit et qui resurgit : c'est si dur d'être gros, alors changes ton corps par la chirurgie ou les médicaments ! Je vous en ai déjà parlé il y a quelques semaines avec la video témoignage de l'influenceuse qui souffre de ne plus pouvoir croiser les jambes. Moi aussi d'ailleurs, sauf que je ne considère pas que ça justifie de médicaments avec effets secondaires et risques ! Aujourd'hui ce sont deux vidéos faites par ce qu'on appelle des "figures d'autorité" ; en l'occurence Docteur Good donc caution médicale, et un site d'info donc caution "je suis journaliste donc j'ai enquêté". Dans les deux publications tout est ultra simplifiés, c'est la fête du je te fais peur et je t'apporte la solution : perdre du poids. Alors oui on est d'accord être gros.se c'est une galère... parce que la société et le système sont grossophobes ! Ce n'est pas la faute de nos corps ! Le problème c'est la culture du corps beau, athlétique soit disant en bonne santé. Le problème c'est la grossophobie. Ces publications reprennent, mais sans le dire ni l'assumer voire sans s'en rendre compte, le discours de l'industrie Pharma, qui a fait shifter le discours sur "être gros c'est être malade donc ne vous moquez pas des malades mais sauvons les, soignons les". Pour moi ces publications sont des pubs déguisées et c'est dégueulasse. Ce n'est pas un travail d'analyse. Car il n'y a même pas le moindre doute ou contre discours à celui proposé comme une évidence... J'en profite donc pour rappeler qu'aucun discours dominant n'est 100% juste et totalement validé par la communauté scientifique. En l'occurence, il n'y a pas de consensus mondial sur l'IMC, sur le mot Obésité, sur la définition de la maladie Obésité ni sur le traitement des personnes grosses. Il y a des médecins et soignants qui prônent et pratiquent des soins non pondéro centrés. Ils ne sont pas moins médecins que ceux qui vous prescrivent de la perte de poids. Mais on n'en parle pas, ou si peu. Il n'y a pas de médiatisation de ce contre discours. Il n'y a pas de place pour le contre pouvoir ou contre discours face à celui de l'industrie multi millionaires des régimes. Ce n'est pas ok. Au minimum on doit pouvoir faire des choix éclairés. On nous pollue d'infos sur les potentiels risques de la grosseur, mais pas d'infos sur les risques de la perte de poids volontaire qui sont parfaitement documentés scientifiquement. Bonne écoute Lisa

  • S3 · E16
    February 6 · 59 min

    S3 EP#16 Le fauteuil de ma gynéco ne fait pas le poids...

    Dans cet épisode plutôt coté "vis ma vie" je vous partage mon expérience de personne grosse avec le matériel médical et de soin. Je vous explique à quel point c'est difficile, voire douloureux, de gérer la charge mentale que représente les rendez vous médicaux et/ou de soin quand on est une personne grosse dans une société grossophobe qui refuse de nous faire de la place. En dehors de l'inconfort, que quelque part tout le monde peut vivre, personne n'adore aller chez le médecin ou la gynéco, il y a une double voire quintuple peine quand tu es une personne grosse. ça va de la prise de rendez vous, la salle d'attente, la table d'examination jusqu'au médecin lui même, son attitude, ses mots et ses conseils médicaux, tout te renvoi à ton corps différent, tout est compliqué voire carrément excluant. Le risque étant de tout simplement ne plus aller se soigner. Je l'ai fait. Et ce n'est pas bon pour ma santé. Bien plus grave que les kilos que tout le monde pointe du doigts en disant "c'est pour ta santé". Le pire dans tout ça, c'est l'immmmmmmense frustration de savoir qu'adapter le matériel et l'espace public ou de soin, c'est d'une part la base du respect et de l'accès aux soins dignes pour toustes, mais c'est surtout que ça bénéficie à tout le monde. Accepter l'idée que les personnes grosses existent, qu'on a besoin et le droit d'être soigné pour nos maladies pas pour nos kilos, c'est aussi créer des espaces plus accessibles à tout le monde. Qu'un fauteuil électrique ou une table de soin ou un fauteuil de coiffeur soit accessible jusqu'à 18O kilos ça n'enlève rien à celles et ceux qui pèsent moins, par contre le rendre accessible qu'à 100 kilos ça complique la vie de millions de gens. Sans compter l'hypocrisie absolue de renvoyer les personnes grosses à des injonctions comme "on ne se soigne pas", "on ne fait de sport" quand le materiel des salles de sport s'arrête à 100 kilos, ou que les brassard de tension ne sont pas en XXL... Voilà, j'espère que si vous êtes concerné.e.s vous vous sentirez moins seul.e et surtout convaincu.e que ce n'est pas votre corps le problème, si vous êtes professionnels j'espère que vous y penserez pour adapter vos lieux de soin et le matériel. Bonne écoute Lisa

  • S3 · E15
    January 21 · 1 hr

    S3 EP#15 Je réagis 5... pas pratique d'être gros

    Dans cet épisode, je réagis à une video dont le message est "c'est pas pratique d'être gros" donc vraiment quel soulagement de perdre du poids. Pour moi la vraies phrase c'est "c'est pas pratique d'être grosse dans une société grossophobe qui ne laisse aucune place ni aucune chance aux corps comme le mien". Et donc, pour moi, le problème et la solution ne sont pas au niveau de mon corps. ça ne se situe pas dans le fait de m'aimer ou pas, de me trouver belle, ou de trouver que mon corps est pratique car il fait ce que j'exige de lui et correspond à l'image mentale que j'ai décidé qu'il devait avoir. Nope. ça c'est ultra validisme ! car vraiment, c'est pas pratique non plus d'être malade ou handi... dans une société validisme ! Si on vivait dans une société où le corps et le santéisme ne sont pas la nouvelle religion de la norme, et ben on aurait beaucoup plus le temps de cerveau disponible pour vivre une chouette vie ! et en attendant, je ne veux plus lutter contre mon corps, ni lutter pour m'aimer, je veux lutter pour que la société change ! Pour que tout le monde et tous les corps puissent avoir leur place, accès aux soins, au travail, à la dignité et le respect. Oui c'est pas pratique d'être gros, mais c'est pas le sujet. Je suis féministe, anti capitaliste, anti validisme et grossophobie et je veux appliquer mes croyances et mes valeurs dans ma vie. Donc non je ne dirige pas mon corps comme une PME, non je ne le contrôle pas, je fais comme je peux, je fais avec ce que j'ai, je déconstruits le validisme, la grossophobie, la culture des régimes, le culte du corps beau athlétique et soit disant sain. Je choisis de ne plus brutaliser mon corps à coup de restriction. Je fais humblement comme je peux avec ce que j'ai. Et j'essaie de profiter de la vie telle qu'elle est, tout en luttant fort pour changer collectivement la société dans laquelle on vit. Bonne écoute ! Lisa

  • S3 · E14
    January 8 · 1 hr 22 min

    S3 EP#14 Je réagis 4... humour grossophobe, droit à mourir, et vésicule

    Dans cet épisode je vous parle de 3 sujets : - suite à une publi d'appétit libre, je re reviens sur l'humour grossophobe, pas drôle mais qui ne fait pas réagir grand monde, à part les fameux "on ne peut plus rien dire"... - mes avis, débats internes et infos collectées autour de la loi sur le droit à mourir dignement, ou l'extension des options pour l'euthanasie suite à un article de Médiapart - vis ma vie : cette semaine je vous parle de mon énième crise de vésicule. Depuis 9 ans j'ai pu constater comme le système de santé, les urgences et moi même on a changé ! et pas que en bien ! Je reviens sur ce sujet dont je vous avais parlé en story, pour aussi bien clairement clarifier avec beaucoup de clarté que je n'encourage personne à ne pas aller aux urgences ou consulter ASAP. Je vous explique pourquoi, cette fois, je ne l'ai pas fait. Et pourquoi, tout est compliqué quand on est handi, malade chronique et grosse ! Bonne écoute Lisa

  • S3 · E13
    January 2 · 1 hr 18 min

    S3 EP#13 Je réagis 3... bonnes résolutions, humour grossophobe et fauteuil roulant

    Dans cet épisode, on repart sur un "je réagis". Et cette fois je réagis à : - les bonnes résolutions, cette idée de devoir se définir des objectifs, s'évaluer et vérifier sa performance... ou pourquoi pas essayer de se faire confiance et juste faire de son mieux... - quand des personnes grosses dénoncent ou signalent un humour grossophobe et qu'on leur explique qu'elles y comprennent rien, que c'est PAS grossophobe et qu'en plus "on est de gauche"... parce que être de gauche préviendrait de devoir se challenger et s'éduquer sur des discriminations qu'on ne connait pas ou qu'on ne subit pas ??? ben non en fait... mais oui ça fait encore plus mal quand la grossophobie vient de là où on ne l'attend pas ou bien là où on espérerait qu'elle n'existe pas ; à gauche... - première sortie avec mon fauteuil roulant, Alfred, et woua toutes ces émotions, mais aussi ces regards, mais aussi ces trouilles grossophobes qui reviennent... perdre son indépendance et faire subir littéralement son poids à d'autres... comment on fait ? Bonne écoute Lisa

  • S3 · E12
    Dec 24, 2025 · 56 min

    S3 EP#12 C'est ok de ne pas y aller ou d'annuler

    Dans cet épisode, je profite des fêtes et d'une publication insta sur "j'ai du annuler" pour revenir sur les relations sociales. On ne parle pas que des fêtes, mais aussi des grands rendez vous symboliques comme mariage, cousinade et tout et tout. Que ce soit en tant que personne valide ou handi, grosse ou pas, les relations sociales qui deviennent des obligations à cause des symboles, est-ce que vraiment ça vaut le coup ? Est ce que ce serait pas mieux pour tout le monde qu'on accepte qu'on peut ne pas accepter une invitation ou annuler une participation pour quelque raison que ce soit ? s'autoriser à avoir des relations tellement saines et chouettes que c'est totalement ok de dire "non je ne peux pas" sans que ça ne remette en cause nos liens. Bonne écoute Lisa

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