REC26 | Didier Raoult et l'hydroxychloroquine: un battement de blouse à Marseille cause un scandale mondial — Intervenant
L'étude initiale menée par l'équipe de Didier Raoult à Marseille au début de la pandémie de Covid-19, portant sur l'hydroxychloroquine, souffrait de graves lacunes méthodologiques. Présentant un échantillon minuscule de 36 patients non randomisés, des groupes incomparables, et un critère d'évaluation limité à la charge virale nasale, ce travail présentait toutes les caractéristiques d'une recherche scientifique défaillante qui aurait dû passer inaperçue. Pourtant, cette publication est devenue le point de départ d'un scandale sanitaire mondial, relayée massivement malgré sa fragilité évidente. Au-delà de sa faiblesse méthodologique, l'étude s'est révélée être entachée de falsifications et d'incohérences graves, documentées par la suite par des enquêtes internes et des analyses indépendantes. Des patients dont l'évolution était défavorable, incluant des transferts en soins intensifs et des décès, ont été exclus des résultats finaux sous des prétextes méthodologiques intenables, comme le biais du temps immortel. De plus, les seuils de détection des tests PCR ont été modifiés et des modifications successives des données sont apparues entre les différentes versions du manuscrit, trahissant une manipulation manifeste des résultats. La situation s'est encore alourdie avec des soupçons de non-respect de la législation encadrant les essais cliniques, notamment l'inclusion d'enfants et l'administration de molécules non autorisées aux risques cardiaques cumulés. Dix mois plus tard, une publication rectificative a fini par admettre des erreurs majeures dans les chiffres initiaux, révélant notamment deux décès dans le groupe traité sans pour autant que l'équipe marseillaise ne revienne publiquement sur ses déclarations initiales trompeuses. Intervenants : Intervenant Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=6UMOD8wvW0w