
Marché au sexe. Le travail du sexe entre grève, oppressions et revendications
Montréal, mai 2026 : pendant le Grand-prix de Formula 1 de Montréal, le Comité autonome du travail du sexe (CATS) fait la manchette des quotidiens en appelant toustes les travailleureuses du sexe de la métropole à se joindre dans une grève du travail de sexe. Alors que l'appel reçoit l'appui et la solidarité de bon nombre de syndicats dits "traditionnels", de plusieurs groupes sociaux et fait la une au Québec, au Canada et à l'international, le milieu du travail du sexe se partage entre contraires et en faveur de la grève, selon des motivations diverses et variées. Faut-il devenir des travailleureuses "comme les autres" ? Ne vaudrait-il pas plutôt garder la spécificité du travail du sexe ? La grève, est-elle le meilleur moyen pour obtenir des droits quand on travaille dans ce domaine ? N'est-il pas plus avantageux de garder une flexibilité des horaires et des paies ? Dans cet épisode, nous accueillons Mélina May et Adore Goldman, du CATS, pour discuter de la grève, des raisons derrière ce choix, des défis et des enjeux liés à cet outil de lutte, des discriminations qui agissent dans le travail du sexe ainsi que de l'intersection des oppressions, et de la convergence des luttes avec d'autres mouvements sociaux. Invité·e·s : Adore Goldman et Mélina May (travailleuses du sexe et militantes au Comité autonome du travail du sexe ), Francine Tremblay (chercheuse et chargée de cours à l'Universisté Concordia) et Jean-Sébastien Fallu (professeur en psychoéducation à l'Université de Montréal). Animateurice : Enrico Agostini Marchese, conseiller·ère en Mobilisation des connaissances du CRI-JaDE