
Un matin bouquin
Un matin bouquin
Bienvenue dans ma bibliothèque ! Je m'appelle Laurence et je partage ici ma passion pour les livres, toutes littératures confondues. Pour moi, peu importent les étiquettes ou les genres : seule la force du récit compte.
Du classique absolu au roman détente qui fait du bien, de la littérature française aux rivages anglo-saxons et européens, sans oublier quelques précieux détours par la littérature mondiale, je marche au coup de cœur.
Et j'aime explorer tous azimuts : polars haletants, romans historiques immersifs, escapades dans la science-fiction ou le fantastique, recueils de nouvelles ou essais percutants.
Au menu ? Mes chroniques spontanées, mes chocs de lecture et mes impressions sur le monde des lettres, au fil de l’eau et des envies. Parce que la lecture est avant tout une fête, je vous propose de la célébrer ensemble. Bonne écoute à tous ! 😄
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- 23 episodes
- a few times a week
- Avg 11 min
- French
#23Sunday · 10 min- UM
#22September 1 · 9 minDeux romans écrits pour émouvoir
D'autres printemps, Virginie Grimaldi / Les grues volent vers le Sud, Lisa Ridzen
- UM
#21August 27 · 12 minNotes de lecture 3 : Apprendre vite et bien, Barbara Oakley, Olav Scheve
Les auteurs nous livrent divers outils mnémotechniques ; les acronymes : pour retenir les 3 principaux philosophes grecs, Socrate, Platon, Aristote, on forme l'acronyme SPA, issu des premières lettres de leur nom les phrases, sur le même principe, on forme une phrase pour retenir les planètes du système solaire : Mon vieux toutou Médor joue sur un nuage, pour Mercure, vénus, Terre, Mars, etc. Il ne faut pas non plus oublier que le cerveau a une excellente mémoire visuelle, la moitié du cortex humain est impliquée dans le processus visuel, tandis que moins de 10 pcent est auditif. Donc même celles et ceux qui ne pensent pas être des visuels le sont. Il s'agit donc de créer un image qui représente le concept que l'on essaie de retenir, et plus l'image est loufoque, plus elle restera gravée dans la mémoire. Ils évoquent alors le palais de mémoire, que j'évoquerai plus tard, à partir de notes d'un autre livre de vie pratique qui le détaille de façon plus complète, et qui explique aussi plus avant comment convoquer une image à partir d'un concept, qui paraît assez contre-intuitif. Métaphores : j'ai utilisé plusieurs métaphores, par exemple le drone pour le mode diffus, car elles sont un excellent moyen de simplifier et de saisir l'essence du sujet. Comment développer son intuition et la réflexion rapide ? En puisant dans le mystérieux et puissant système d'apprentissage procédural (vs déclaratif) Le mode déclaratif est très en lien avec la mémoire de travail (on peut déclarer ce que l'on apprend par a + b), la plupart des méthodes de mémorisation déjà évoquées font appel à la mémoire déclarative. Le système procédural lui est une sorte de boîte noire, on ne peut voir ce qu'il s'y passe à l'intérieur, il est impliqué quand par exemple un tout jeune enfant apprend sa langue maternelle, lors d'un service au tennis (on a intériorisé comment faire sans plus réfléchir). Ces deux modes travaillent de concert dans la plupart des apprentissages. Pour développer son intuition, il faut donc décomposer les étapes du problème ou de l'apprentissage, jusqu'à les maîtriser et développer une certaine intuition pour résoudre le problème. Comment acquérir plus d'autodiscipline ? faciliter les choix difficiles par exemple préparer son sac pour la séance de piscine, préparer son bureau pour le lendemain (laisser l'espace pour le lendemain, le livre ouvert à la bonne page, avec le stylo et tout ce dont on a besoin) éliminer les tentations et les distractions changer ses habitudes : c'est dans ce mode pilote automatique que se trouve toute la puissance de l'habitude, il s'agit d'ancrer les actions dans une routine qui ne demande pas d'efforts (personne ne râle quand il s'agit de se brosser les dents). Ancrer une habitude prend environ 2 mois. savoir où et quand se réalisent les tâches, à planifier dans son agenda ne pas oublier de se ressources, les pauses sont primordiales intégrer d'autres personnes, qui doivent être au courant des deadlines qu'on s'est fixées : mettre d'autres personnes dans la boucle peut être motivant Et surtout ne pas oublier que l'auto-discipline n'est pas une émanation de notre tempérament, mais une ressource limitée, très dependante de la motivation Comment renforcer sa motivation ? Elle peut être créée, renforcée, maintenue par des techniques intelligentes : l'intérêt : trouver ce que l'on peut en tirer, dresser une liste de tous les avantages auxquels on peut penser, ou tout simplement se récompenser quand on a réalisé une partie de la tâche la maîtrise : on prend du plaisir à ressentir ses progrès, si la tâche est trop ardue, elle frustre, si elle est trop facile, elle ennuie. il faut trouver le juste dosage de difficulté. Il est important de se fixer des objectifs : à long terme : doit provoquer de l'enthousiasme et un sentiment agréable quand on y pense. Garder une photo ou un objet physique le représentant. Ce symbole sert de rappel pour inciter à persévérer jalons : ils représentent une étape sur le chemin de processus Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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#20August 26 · 8 minNotes de lecture 2 : Apprendre vite et bien, Barbara Oakley, Olav Scheve
Suite des mes notes Apprendre vite et bien, Barbara Oakley, Olav Shewe Pour mieux apprendre et mieux retenir, il est important d'étudier activement, pas passivement, et pour ce faire, il faut mettre la récupération au coeur de l'apprentissage : il s'agit de s'éloigner du texte à apprendre, et face à une page blanche, ou à l'oral, de voir si on parvient à extraire les informations de sa propre mémoire. C'est assez contre-intuitif car on nous a appris à faire des fiches, à les stabiloter, à la lire et relire jusqu'à les connaître. Lors de ces relectures, le cerveau croit qu'il sait, alors qu'il ne sait pas. Alors que curieusement, la meilleure façon de stocker une information est d'essayer de l'extraire de sa mémoire, au lieu de simplement regarder la réponse. Cela nous permet d'avoir un feedback qui indique ce que l'on connait bien, et ce que l'on doit retravailler. Il faut aussi savoir qu'assimiler de nouvelles connaissances consolide ce que l'on a déjà appris, autrement dit, quand on crée de nouvelles connexions, on sollicite aussi les anciennes. Les ensembles neuronaux de liens doivent se connecter à autant d'autres ensembles que possible afin de construire une solide architecture neuronale. Les auteurs nous livrent ensuite quelques conseils basiques : faire du sport permet de sécréter une protéine qui favorise l'apparition d'épines sur les neurones, favorisnat le connexion entre neurones ils mettent aussi en avant l'importance du sommeil : pendant la journée, le cerveau qui travaille dur produit des toxines et c'est pendant le sommeil que le nettoyage a lieu. La sieste également semble favoriser l'apprentissage, à conseiller à celles et ceux qui peuvent en faire. Pour favoriser le sommeil, il peut être aussi intéressant de prendre quelques minutes pour faire une to-do list afin de se vider la tête et aborder la nuit plus sereinement. Et bien sûr éviter la lumière des téléphones portables, ordinateurs ou écrans de télévision. espacer les séances d'apprentissage : réviser 10h en une seule journée est bien moins efficace que 10h d'apprentissage répartis sur 10 jours. Ils nous expliquent ensuite ce que sont la mémoire de travail, et la mémoire à long terme. Les auteurs de prouesse mentale possèdent généralement une mémoire de travail très efficiente : c'est l'espace mental temporaire où l'on peut déposer et manipuler les informations, c'est elle que l'in utilise pour résoudre les problèmes, comprendre le sens de ce que l'on lit par exemple. Il faut imaginer la mémoire de travail comme une pieuvre, qui n'a qu'un nombre limité de bras, tandis que la mémoire à long terme est quasi illimitée. Et les ensembles de liens dans la mémoire à long terme renforcent la mémoire de travail, puisque chacun des bras de la pieuvre peut attraper un ensemble de liens déjà assimilés. Ainsi, afin que la pieuvre ne souffre pas de surcharge cognitive à recevoir trop d'informations, il convient de décomposer l'information , pour la recomposer, et la faire assimilier par la mémoire de travail. Il suffit ensuite à la mémoire de travail de convoquer cette notion assimilée depuis la mémoire à long terme, pour tout dérouler. Il y a d'autres façons de libérer la mémoire de travail, comme la to-do list dont nous avons déjà parlé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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#19August 25 · 11 minNotes de lecture 1 : Apprendre vite et bien, Barbara Oakley, Olav Schewe
Le livre pratique nous livre des techniques pour apprendre plus efficacement. Ils nous parlent d'abord de la technique Pomodoro, que j'ai déjà expérimentée, et que je valide. Elle m'a aidé à lutter contre la procrastination. Elle est très simple, et ce sont en général les méthodes les plus simples qui sont plus les plus efficaces. Il suffit de : s'isoler régler un minuteur sur 25 minutes(il existe aussi des applications sur smartphone qui font minuteur) étudier aussi intensément que possible pendant ce temps faire une pause de 5 minutes en se récompensant (en se faisant une boisson chaude, en bougeant son corps par exemple) Cette méthode est adaptable quant à la durée des sessions de travail et de pause, mais il ne faut pas aller en deça de 25 minutes (il faut savoir que le fait de penser à quelque chose que l'on n'a pas envie de faire conduit à une douleur au cerveau. Cette douleur diminue après 20 minutes de concentration sur une activité. En quoi cette méthode est-elle intéressante ? les périodes intenses et brèves de concentration profonde entraînent le cerveau à se concentrer il est plus facile de s'engager à plusieurs reprises dans de brèves périodes d'étude (cela est transposable à toute tâche de la vie quotidienne) on se concentre sur le processus plutôt que sur l'objectif ou le résultat, et à long terme, avois mis en place un solide processus est bien plus important que n'importe quelle séance Effectivement de mon côté j'ai adapté la technique Pomodoro et elle a intégré mon quotidien : dès que je me retrouve confrontée à une tâche que je n'ai pas envie de faire, j'envoie le signal à mon cerveau qu'il est autorisé à s'arrêter au bout de 25 minutes. De ce fait je me mets au travail plus facilement, et généralement je poursuis la tâche jusqu'à la finir. Les auteurs mettent aussi en garde contre le multitasking, on se croit plus productif à mener plusieurs tâches à la fois, et c'est exactement le contraire qui se passe. Dès que l'on s'attelle à une tâche, on active des informations stockées dans notre cerveau liées à cette tâche. Quand on porte son attention sur une nouvelle tâche, on active un ensemble d'informations différent. Mais il reste ce qu'on appelle un résidu d'attention, c'est à dire un reste d'attention lié à la première tâche, et l'attention n'est pas totalement portée sur la nouvelle tâche. Et la performance cognitive chute. Pour être efficace, il faut que la tâche soit terminée dans notre tête. Il y a une exception à cette règle : quand nous sommes confrontés à un problème qui nous semble insoluble, ou quand nous souhaitons faire preuve de créativité. Dans ce cas, il peut être intéressant de faire travailler son cerveau en mode diffus plutôt qu'en mode concentré. Le cerveau va continuer de travailler en sous-main, sans que l'on s'en rende compte. Les deux auteurs utilisent deux métaphores assez parlantes pour nous expliquer ces deux modes : pour le mode concentré, quand on réfléchit intensément à un problème : il faut voir le cerveau comme un labyrinthe dans lequel des concepts assimilés ont formé des chemins, et les pensées se déplacent le long de ces chemins préalablement établis pour le mode diffus, il faut l'imaginer comme un drone qui survole rapidement les différentes zone du cerveau, permettant de créer des liens entre des zones qui ne sont habituellement pas connectées entre elles. Ce drone permet de percer de nouveaux chemins de capacité et de compréhension. Et une fois que le mode diffus a fait ce travail, le mode concentré vient à la rescousse pour consolider et renforcer ces nouvelles idées. La technique Hard start utilise cette méthode, alternant les deux modes pour le meilleur. Elle conseille de commencer par le problème le plus difficile, puis de passer à un autre problème plus facile dès que l'on est coincé, puis retourner au problème le plus difficile. Les auteurs font ensuite un point sur le fonctionnement du cerveau, qui abrite 86 milliards de neurones, de quoi assurer suffisamment d'espace pour apprendre Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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#18August 21 · 9 minPlace à la science-fiction
Silo, Hugh Howey / Vera dans son monde, Gary Shteyngart / Des animaux difficiles, Rosa Montero
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#17August 17 · 10 minCes autrices méritent-elles leur succès ?
Le calamity club, Kathryn Stockett / Une unique lueur, Fred Vargas
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#16August 13 · 8 minDeux romans français parus ce début d'année
Très brève théorie de l'enfer, Jérôme Ferrari / Première amoure, Emmanuelle Richard
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#15August 9 · 14 minDeux auteurs classiques : l'un du 19ème, l'autre contemporain
L'idiot, Fedor Dostoïevski / La horde du contrevent, Alain Damasio
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#14August 7 · 11 minLa vie de Dostoïevski, une succession d’épreuves en tous genres 2
Nous avons laissé Dostoïevski en plus que fâcheuse position, mis en joue, prêt à être exécuté. Alors arrive en urgence un coursier, délivrant un message : la peine est commuée en années de bagne. C'est en fait un simulacre d'exécution imaginé par le tsar, destiné à dissuader à l'avenir les apprentis révolutionnaires de recommencer. On peut imaginer à ce moment là qu'il va éprouver une pulsion de vie incroyable, et qu'il a dû encore plus plonger dans la spiritualité. Il va ensuite passer 4 ans au bagne, en Sibérie, il y sera un tout petit peu préservé par rapport aux autres condamnés, en tant qu'écrivain reconnu. Il va y fréquenter des criminels, et va pouvoir y parfaire sa déjà excellente connaissance de l'âme humaine. En 1854 enfin, sa situation s'adoucit, il est affecté à une caserne, et il a le droit de vivre en ville. Et enfin, à l'issue de ces années éprouvantes, il retrouve ses privilèges liés à sa noblesse, et le droit de publier librement. Il peut aussi commencer à envisager une vie de famille. Il tombe amoureux de Maria Dimitrievna, mais elle va beaucoup hésiter avant de dire oui à sa demande en mariage, ayant beaucoup de prétendants. Ils se marient finalement en 1857. Il va une dernière fois passer quelques jours en prison en 1859, en tant que rédacteur en chef d'un journal, suite à un article publié mentionnant une anecdote diplomatique sans l'aval du tsar. Mais ce sera sans commune mesure avec les emprisonnements passés, il a le choix de la période, et la prison est proche de son domicile. C'est dans ces années-là (1862) qu'il entreprend un voyage en Europe, et qu'il va contracter le démon du jeu. A partir de ce moment, il va constamment vivre criblé de dettes. Même s'ils s'aiment, la relation entre Fedor et Maria est conflictuelle, elle découvre notamment la violence des crises épileptiques de son mari. Pour ce qui est de leur situation financière, il brade ses écrits car il est acculé financièrement, et les publie plutôt en feuilletons dans des journaux, plutôt que d'un seul tenant, car cela lui assure un revenu régulier. En 1866, il en est à un stade où il est menacé de prison pour dettes, il joue alors son va-tout, et s'engage auprès de ses éditeurs à produire un roman en un mois, sans quoi il perdra tous les droits d'auteur de ses précédents romans. Sur les conseils d'un ami, il va embaucher une sténographe de 20 ans, Anna Snitkina, et à deux deux, ils vont respecter les délais : Le joueur est livré à temps. Maria étant morte, et les deux amoureux, ils vont se marier en 1967, et elle sera toute sa vie un soutien pour son génie de mari. Cela n'empêche pas les épreuves, terribles, ils vont avoir 4 enfants, et ils vont perdre Sofia, décédée quelques mois après sa naissance, et Alexeï, suite à une crise d'épilepsie de 13h. Les soucis financiers perdurent, du fait de sa toujours très problématique addition au jeu. Cela continuera jusqu'au jour où il se voit miser y compris l'argent du train que Anna lui avait envoyé pour rentrer. A compter de ce jour, il sera calmé. Anna de son côté gère drastiquement l'argent du ménage, les sauve de la faillite de nombreuses fois, et elle lui suggère de s'auto-publier, plutôt que de se contenter des sommes ridicules consenties par les éditeurs. C'est elle qui va acheter le papier, contacter les éditeurs, s'occuper de reliure, etc. C'est un pari risqué, qu'ils réussissent là encore. Dostoïevski va connaître alors (et enfin!) une vie plus douce, il est un écrivain désormais plus que connu, participe pleinement à la vie intellectuelle de son pays, compte de nombreux admirateurs. Il meurt à 59 ans le 9 février 1881, un deuil national est décrété. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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#13August 4 · 9 minLa vie de DostoÏevski, une succession d’épreuves en tous genres 1
Dostoïevski est né le 11 novembre 1821 à Moscou, dans une famille de la petite noblesse russe. Son père est un médecin militaire, dur et intransigeant, alcoolique, mais très investi dans l’éducation de ses enfants, qu’il envoie dans les meilleures écoles de gémie militaire à Saint-Pétersbourg. Sa mère est douce et aimante, très dévote (ce sont des orthodoxes chrétiens), ce qui contrebalance le caractère difficile du père. Elle meurt malheureusement à ses 16 ans, et c’est une épreuve très douloureuse pour Dostoïevski qui était dans un lien fort et intime avec elle, ses conversations en attestent. C’est ensuite au tour du père de décéder 2 ans plus tard, dans des circonstances très troubles : il se dit que ce serait ses propres moujiks qui l’auraient assassiné, mécontents du traitement qu’il leur réservait. L’Etat n’aurait pas voulu condamner et emprisonner ces paysans, qui n’auraient plus pu entretenir et faire fructifier ces terres dont il est aussi le propriétaire. Dostoïevski va continuer ses études, mais ses résultats sont assez moyens, sauf pour ce qui concerne les études littéraires. Idéaliste, il peine à s’intégrer, rejetant le matérialisme et le carriérisme de ses camarades. Il commence alors à écrire, et son génie est repéré très tôt, quand il écrit son premier roman Les pauvres gens, qui lui ouvre les portes des milieux mondains de la bourgeoisie russe. Il les intègre avec beaucoup de maladresse, et est très vité moqué pour son manque de tenue et son air constamment abattu. A-t-il voulu jouer maladroitement les écrivains maudits ? Toujours est-il que ses prochains romans ne trouvent plus trop de lecteurs. Dostoïevski est très susceptible et a été blessé par ce rejet, et la greffe n’ayant pas pris avec le milieu littéraire de l’époque, il se rapproche de cercles intellectuels et révolutionnaires qui vont mettre en question l’autoritarisme du régime tsariste. Le tsar va y mettre fin de terrible façon : considérant ces activités comme subversives, il va les emprisonner et condamner Dostoïevski à mort, avec quelques autres membres du cercle. Et c'est ainsi que par un petit matin de décembre, dans un froid glacial, sous la neige, ils sont menés sur une place de Saint-Peterbourg pour y être fusillés, devant quelques milliers de curieux. Il sont séparés par groupe de trois, Dostoïevski est dans le premier, on les met devant un poteau, et ils sont mis en joue… La suite au prochain épisode ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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#12July 30 · 10 minL'un arrive, l'autre s'en va : littérature anglosaxonne, deux recueils maîtrisés
Départ(s), Julian Barnes / La forme et la couleur des sons, Ben Shattuck
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#11July 27 · 11 minPour les amateurs de cosy mystery
La librairie des chats noirs, Piergiogio Pulixi / Bonjour Jeeves, P.G. Wodehouse
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#10July 22 · 16 minPile à lire d'été 6 (fin)
Présentation des livres de développement perso / pratique, lectures à venir : Apprendre vite et bien, Barbara Oakley, Olaj Schewe Boostez votre mémoire, Jean-Yves Ponce Comment développer une mémoire extraordinaire, Dominic O'Brien Votre temps est infini, Fabien Olicard Les quatre saisons de la bonne humeur; Michel Lejoyeux Essais : La simulation, Loïc Hecht La littérature sans estomac, Pierre Jourde La vie matérielle, Marguerite Duras Sortir de la maison hantée, Pauline Chanu Les princesses ont toujours raison, Fabrice Midal Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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#9July 18 · 13 minPile à lire d'été 5
Suite de la présentation de ma pile à lire estivale Lectures littérature étrangère (hors anglo-saxonnes) Patria, Fernando Aramburu Le fusil de chasse, Yasishi Inoué Des animaux difficiles, Rosa Montero E.E., OLga Tokarczuk Epépé, Ferenc Karinthy Nouvelles et courts récits : Les guérisons miraculeuses du docteur Aira, Cesar Aira Tigre, Janis Jonevs Mexico Médée, Dahlia de la Cerda Lettres, Madame de Sévigné La bagarre, Lauren Groff Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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#8July 15 · 10 minPile à lire d'été 4
Suite de la présentation de ma pile à lire estivale Lectures anglo-saxonnes, fin : Bonjour Jeeves, P.G. Wodehouse Lectures étrangères : La sorcière à la jambe d'os, Zelimir Peris Les grues volent vers le Sud, Lisa Ridzen La guerre et la paix, Leon Tolstoï Les miettes, Lucas Barfuss Imaginer la pluie, Santiago Pajares Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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#7July 9 · 11 minPile à lire d'été 3
Les romans anglo-saxons de ma PAL : Retenir les bêtes, Manus Mills Pièce montée, Margaret Kennedy La pommeraie, Peter Heller Silo, 5 tomes, Hugh Howey Le calamity club, Kathryn Stockett Pirate de lumière, Lily Brook-Dalton Vera dans son monde, Gary Shteyngart Hamish Macbeth tome 1 : Qui prend la mouche, MCBeaton Mon refuge et mon orage, Arundhati Roy Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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#6July 6 · 12 minPile à lire d'été 2
Je continue la présentation de ma PAL avec les titres français suivants : -Première amoure, Emmanuelle Richard -D'autres printemps, Virginie Grimaldi -Voltiges, Valérie Tong Cuong -Mon vrai nom est Elisabeth, Adèle Yon -Un unique lueur, Fred Vargas -Sicario bébé, Fanny Taillandier -Très brève théorie de l'enfer, Jérôme Ferrari Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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#5July 6 · 12 minPile à lire d'été 1
Présentation des grands principes qui régissent (actuellement!) ma pile à lire, et j'y dévoile quelques titres français que je suis heureuse de découvrir cet été : Laissez-moi, Marcelle Sauvageot La horde du contrevent, Alain Damasio Les enténébrés, Sarah Chiche Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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