Skip to content
Artwork for Transformation intérieure
EducationSelf-Improvement

Transformation intérieure

Eric Caulier

Pratiques inspirantes pour imaginer et créer d’autres possibles.
Eric Caulier partage ses expériences de pratique (tai chi chuan, qi gong, méditation), recherche (santé intégrative) et transmission. Docteur en anthropologie, il a reçu l’enseignement de différents maîtres en Extrême-Orient. Il intervient en entreprise.
Auteur de nombreux livres, Eric Caulier a enseigné à des milliers d'élèves et formé une centaine d'enseignants.
Site : https://www.taijiquan.be/
Livres et articles en accès libre HAL : https://cv.hal.science/eric-caul
Chaîne : https://www.youtube.com/user/ericCAULIER

Play
  • 21 episodes
  • fortnightly
  • Avg 17 min
  • French
Counted on this page — what you have heard stays on this device, so it is not something the list can be paged by.
  • S1 · E176
    Thursday · 18 min

    Qu'est-ce qu'un corps ? Deuxième partie : du corps domestiqué au corps glorieux

    Michel Foucault l'a montré avec une précision chirurgicale dans Surveiller et punir : le corps n'est jamais simplement naturel — il est un objet politique, perpétuellement travaillé par des dispositifs de pouvoir. De la Grèce antique au collège jésuite, en passant par le rite de passage de l'école maternelle à l'école primaire, nos corps ont été progressivement domestiqués, normés, disciplinés. En contrepoint lumineux, la phénoménologue Nathalie Depraz explore le corps glorieux — ce corps transfiguré par une pratique patiente qui éveille les sens intérieurs. Sa démarche rejoint celle de l'auteur : c'est toujours le vécu qui rend les textes lisibles, jamais l'inverse. Ce que les Pères du désert pressentaient il y a quinze siècles, la phénoménologie contemporaine commence à le formuler.

  • S1 · E175
    August 13 · 16 min

    Qu'est-ce qu'un corps ? Première partie : la multiplicité des corps

    La biologie et la psychanalyse ne parlent pas du même corps. Les anthropologues, les sémiologues, les historiens et les philosophes en produisent chacun leur propre version. Cet épisode ouvre la question vertigineuse de ce que nous entendons par ce mot que nous utilisons constamment. À travers la pensée pionnière de Michel Bernard et sa déconstruction du concept occidental de corps, nous découvrons que ce que notre modernité appelle libération corporelle est souvent une autre forme d'enfermement. L'exposition Qu'est-ce qu'un corps ? au musée du quai Branly en 2006 nous rappelle avec une force visuelle irremplaçable que notre époque a développé la conception la plus étriquée du corps — un bout de viande à optimiser — là où toutes les autres cultures y voyaient infiniment davantage.

  • S1 · E174
    July 30 · 16 min

    Le praticien-chercheur — ou l'art de jeter des ponts

    Comment concilier l'intimité du praticien et la distanciation du chercheur ? Cet épisode retrace le parcours singulier d'un praticien-chercheur — docteur en anthropologie, fondateur d'une école de taijiquan, consultant en ergonomie industrielle pour Faurecia et Saint-Gobain, intervenant en team-building pour Decathlon, Citroën ou Solvay, et designer d'expérience dans la haute horlogerie genevoise. À travers ces territoires très différents, une même conviction s'est affermie : la connaissance n'est jamais abstraite, elle est toujours située, contextuelle, incarnée dans une relation particulière. La transdisciplinarité n'est pas un luxe théorique — c'est une nécessité pour quiconque cherche à comprendre ce qui se passe réellement dans un corps en train d'apprendre.

  • S1 · E173
    July 16 · 15 min

    Le corps vécu — parcours, contrepoints et expériences fondatrices

    Contre les tableaux trop sombres et les nostalgies d'un âge d'or, cet épisode propose un contrepoint personnel et nuancé. À travers son parcours de champion d'athlétisme, lanceur de marteau et pratiquant précoce de yoga et de méditation, l'auteur témoigne d'expériences optimales — ces états de flow où l'être entier est immergé dans l'action — vécus bien avant de les théoriser. La pratique intensive du sport de compétition s'est révélée, paradoxalement, une voie d'accès directe aux fondements de la pratique taoïste. L'épisode pose une hypothèse centrale : on peut vivre l'expérience du nageur de Zhuangzi dans n'importe quelle discipline. Ce qui compte n'est jamais l'étiquette, mais la qualité de présence — et la réponse à cette question essentielle : qui est ton maître ?

  • S1 · E172
    July 2 · 19 min

    Le corps face à la machine — entre servitude et présence

    Depuis la révolution industrielle, une dynamique d'extériorisation progressive a transformé notre rapport au geste et au corps. La machine, puis l'algorithme, ont peu à peu pris la place du geste incarné. Yves Citton nous met en garde contre les asservissements machiniques qui déshumanisent nos actes, tandis que Jean-Marie Brohm dénonce la sportivisation généralisée comme instrument de chloroformisation des consciences. Cet épisode interroge la dialectique hégélienne du maître et de l'esclave appliquée à notre rapport aux technologies, évoque la leçon du troisième volet de Matrix, et explore comment certaines cultures — notamment japonaise — maintiennent un rapport différent à la machine. Une invitation à rester sujet pensant plutôt que validateur d'une production algorithmique.

  • S1 · E171
    June 18 · 15 min

    Du geste maîtrisé à la conscience du corps

    Il y a quelque chose de vertigineux à constater qu'un texte écrit il y a plus de deux mille trois cents ans décrit avec une précision troublante ce que nous vivons dans notre propre corps lorsque nous apprenons un geste. Zhuangzi, l'un des plus grands penseurs de la Chine ancienne, met en scène des artisans — le boucher, le charron, le nageur — qui nous offrent une cartographie remarquable des étapes de l'apprentissage : du corps à corps au corps accord, de l'effort à l'évidence. Cet épisode explore comment la phénoménologie contemporaine, notamment à travers Natalie Depraz, rejoint ces intuitions millénaires. En cultivant l'attention et la présence, nous découvrons que le corps n'est pas un obstacle à la connaissance — il en est la condition fondamentale.

  • S1 · E170
    June 4 · 17 min

    Célébrer l’abondance et oser l'incohérence créatrice

    Cet épisode nous invite à explorer l’équilibre fécond entre l’enracinement et l’audace. En partant de la « 5ème saison » chinoise, temps de récolte et de gratitude envers la Terre, nous verrons comment l'ancrage dans le cycle naturel nous donne la force nécessaire pour oser l'aventure créatrice. Car pour répondre aux défis d'un monde normatif et marchand, il faut parfois avoir le courage de l'incohérence et de la transgression. À travers l'exemple de notre École et l'héritage des humanistes de la Renaissance ou du Tarot, nous découvrirons que devenir un pionnier « hors norme » est un chemin d'intégration profonde. Rejoindre les « minorités vivifiantes », c'est accepter, comme le suggère le proverbe touareg, que le véritable voyage va « de soi à soi, en passant par les autres ».

  • S1 · E169
    May 22 · 17 min

    (Se) Transformer : Vers une connaissance incarnée et émancipatrice

    Cet épisode nous invite à dépasser les promesses superficielles du bien-être immédiat pour embrasser la transformation profonde offerte par le taijiquan. Nous verrons comment, en transformant les oppositions (tonus/détente, corps/esprit) en complémentarités, la pratique nous conduit à une « connaissance incarnée ». Le corps n’est plus une machine, mais le lieu même où la pensée et la conscience s’élargissent. À travers l'expérience des fascias, du souffle et de l'imagination active, nous découvrons un apprentissage émancipateur qui reconfigure notre rapport au monde et au temps. En cultivant la « vraie vacance » et le paradoxe du Wu Wei (l’agir sans effort), nous apprenons à suivre le mode naturel de transformation des choses. Une voie pour devenir non plus spectateur, mais partenaire conscient de la création.

  • S1 · E168
    May 8 · 16 min

    Du wuji à l’art de l’intégration : Le corps comme source de transcendance

    Cet épisode nous invite à redécouvrir le taijiquan non plus comme une simple gymnastique, mais comme un chemin initiatique allant du Wuji (le vide originel) au Wu Wei (l’action spontanée). Nous verrons comment, en partant d’une méthode technique rigoureuse, la pratique nous conduit progressivement à lâcher prise pour épouser le mouvement naturel des choses, à l’image du boucher taoïste du Zhuangzi. En s’appuyant sur la pensée de Sun Lutang et les analyses du sinologue Jean-François Billeter, je propose de redéfinir le taijiquan comme un véritable « Art de l’Intégration ». Au-delà des dualismes habituels, nous découvrirons que ce n’est pas l’esprit qui commande au corps, mais le corps unifié qui fait advenir la pensée et la transcendance. Une exploration où la maîtrise du geste devient indissociable d’une connaissance profonde de soi et du monde.

  • S1 · E167
    April 30 · 17 min

    Le taijiquan comme art de la mémoire et de la nomination

    Cet épisode explore deux dimensions méconnues et pourtant essentielles du taijiquan : sa fonction d’art de la mémoire et la puissance de la nomination juste. En revisitant la tradition des « palais de mémoire » occidentaux, nous verrons comment nos formes agissent comme des architectures vivantes. Chaque geste, telle une image active (imagines agentes), structure notre architecture intérieure et relie le corps à l’esprit, permettant de « féconder le passé pour engendrer l’avenir », selon la formule de Nietzsche. Nous aborderons ensuite l’importance cruciale de nommer les choses. Dans un monde moderne qui sépare les mots du réel, le terme « Taiji » nous rappelle une loi fondamentale : le Yin (le potentiel, la gestation, la mémoire) doit toujours précéder le Yang (l’actualisation, l’action). En intégrant cette logique duelle et en honorant le sens des noms, nous transformons une simple gymnastique en une pratique vivante, capable de nous reconnecter à l’âme du monde et à la profondeur du temps.

  • S1 · E166
    April 16 · 18 min

    166. Comprendre le taijiquan : conclusion

    Cet ultime épisode propose une conclusion ouverte sur le sens profond de « comprendre le taijiquan ». Au-delà de l’étiquette d’art interne taoïste, la pratique exige courage et authenticité pour assumer ses dimensions créatrice, initiatique et ésotérique, souvent dénigrées ou édulcorées par une société mercantiliste. Face à l’individu hypermoderne, dispersé et coupé du sens, le taijiquan agit comme une « médecine d’Hermès », transformant le poison de l’époque en antidote par un travail alchimique de l’ombre. En dialoguant avec les sciences cognitives contemporaines, qui réhabilitent le rôle des émotions et du corps dans la conscience, nous voyons émerger un paradigme ternaire (corps-âme-esprit) capable de structurer la réalité. Finalement, la fermeture de la forme n’est pas une fin, mais une apothéose symbolique — des sept étoiles au retour au Wuji — nous invitant à habiter le centre pour mieux embrasser la circonférence et devenir pleinement qui nous sommes.

  • S1 · E165
    April 2 · 17 min

    165. Comprendre les principes des applications et les mettre en œuvre (2ème partie)

    Cet épisode poursuit l’exploration des applications martiales, non comme une accumulation de techniques, mais comme un changement de système de référence. Une fois la connexion établie, l’application de la force – projection, contrôle ou percussion – devient la conséquence naturelle d’un positionnement juste. L’efficacité repose alors sur le « principe de soustraction » : épurer le geste et ôter les tensions plutôt que d’ajouter de la force.​ En croisant tradition symbolique et sciences cognitives, je propose des éclairages concrets sur la continuité des frappes, le respect des degrés de liberté articulaires ou le travail tridimensionnel en « sculpture ». Nous verrons comment l’action de la structure sur la structure fonctionne comme un engrenage précis. Enfin, nous aborderons la clé ultime : le contrôle de l’axe central, qui permet de neutraliser l’adversaire en désorganisant ses appuis et son système nerveux, coupant l’agressivité à sa racine biologique.

  • S1 · E164
    March 19 · 18 min

    Comprendre les principes des applications et les mettre en oeuvre (1ère partie)

    Dans cet épisode, j’explique comment je comprends et mets en œuvre les principes des applications en taijiquan. Je distingue d’abord trois niveaux d’apprentissage : améliorer ses compétences dans un même cadre, réinterpréter ces compétences en changeant de contexte, puis accéder à un niveau plus profond où l’on joue consciemment avec les systèmes de référence eux‑mêmes. La transmission, pour moi, consiste à ouvrir cet accès plutôt qu’à empiler des techniques. Je montre ensuite comment des notions comme centre de masse, plans et axes, perception multisensorielle, gravité, regard, mouvement imaginé ou disposition intérieure éclairent concrètement les applications. À partir de là, je décris la garde « élever les mains » comme une véritable matrice d’auto‑défense : sphère perceptive, attente active, veille paradoxale, enrichissement de la « bibliothèque interne » de gestes. Enfin, j’aborde la prise de contact – où, quand, comment ? – comme l’art d’entrer dans le plan tangent, en douceur, pour retrouver le terrain familier de la poussée des mains.

  • S1 · E163
    March 5 · 18 min

    Détour par l'hypnose

    Ce volet consacré au « détour par l’hypnose » montre que celle‑ci n’est ni magie ni curiosité exotique, mais un mode d’activité très ordinaire de la conscience, que chacun pratique sans le savoir en « faisant le vide » avant qu’un mot, un geste ou une décision n’émerge. L’hypnose est décrite comme une veille paradoxale : la conscience reste éveillée, mais cesse d’interférer avec l’activité spontanée du corps propre, laissant se déployer une imagination véritablement opérante. Cet état passe par un arrêt des repères habituels, une indétermination féconde, puis l’accès à une disposition particulière : pure attente active, capable d’accueillir tous les possibles sans se crisper. Le lien avec le taijiquan apparaît alors clairement : forme, posture et travail imaginal cultivent cette veille paradoxale où le geste « se fait » à partir du centre. La clé de la maîtrise réside dans cette capacité à laisser un but déjà réalisé engendrer les mouvements justes

  • S1 · E162
    February 19 · 15 min

    Référentiels et gestes gracieux

    Cet épisode creuse ce qui rend un geste vraiment gracieux en articulant trois dimensions : coordination, référentiels et gravité. Il montre d’abord que la grâce n’est pas une simple simultanéité mécanique, mais un art du timing : le cerveau anticipe certains segments, en retarde d’autres, pour que chaque partie du corps arrive au « bon moment » dans la phrase du mouvement. L’épisode détaille ensuite les différents référentiels proposés par divers auteurs: corporel (espace du soi), environnemental (rapport à la salle, à la verticale) et relatif (relation au partenaire), en soulignant que le pratiquant de taijiquan apprend à passer de l’un à l’autre sans se perdre. La gravité y apparaît comme fil à plomb externe et support de la stabilité de la tête, condition de l’orientation et de l’élégance du geste. Enfin, cette séquence aborde le « remplissage » cérébral et la décélération douce comme clés du geste harmonieux.

  • S1 · E161
    February 5 · 17 min

    Mouvement naturel, perçu, imaginé

    Cet épisode explore comment le taijiquan transforme la relation au mouvement à trois niveaux : le mouvement naturel, le mouvement perçu et le mouvement imaginé. Le mouvement naturel est présenté comme un geste qui respecte la mécanique du corps, en s’appuyant sur l’organisation des masses, des appuis et des articulations, ce qui engendre fluidité et plaisir du geste. La posture y apparaît comme un « être prêt à bouger », un équilibre vivant où le cerveau se libère des corrections posturales pour se consacrer à l’anticipation. L’épisode montre ensuite comment tous les sens dialoguent – vue, toucher, oreille interne, proprioception – pour construire une perception fine du mouvement de soi et de l’autre. Enfin, il insiste sur la puissance du mouvement imaginé : visualiser un geste de façon incarnée active les mêmes réseaux que l’exécution réelle et nourrit la capacité de perception prédictive, au cœur de la transformation intérieure.

  • #160
    January 22 · 18 min

    Concepts scientifiques pour mieux comprendre les applications

    Dans cet épisode, je partage mon expérience : comment les sciences occidentales - biomécanique, physiologie de la perception et de l'action, et hypnose - permettent de créer une véritable "grammaire" des applications du taijiquan. Cette approche scientifique offre des cartes pour explorer les plans physique, énergétique et mental, tout en créant des ponts entre ces différentes dimensions. La biomécanique, puisant dans les lois de la physique, étudie les forces et mouvements du corps humain à travers des concepts comme les leviers, le centre de masse et l'équilibre postural. Les travaux d'Alain Berthoz révèlent que perception et action partagent les mêmes bases neuronales, expliquant comment nous simulons intérieurement les gestes d'autrui. L'hypnose, loin d'être passive, représente un état de veille intense permettant de configurer notre rapport au monde. Ces notions scientifiques - volume idéal, couple de forces, sens du mouvement - deviennent des balises essentielles pour comprendre et créer une multitude d'applications vivantes du taijiquan, dépassant la simple reproduction des formes traditionnelles.

  • #159
    January 8 · 18 min

    Introduction à la poussée des mains

    La poussée des mains constitue l'essence relationnelle du taijiquan, permettant d'entrer en communion profonde avec son partenaire. Cette pratique applique concrètement tous les principes développés dans les formes, en conservant racines, axe et espace. Elle cultive cinq énergies fondamentales : écouter à partir des zones de contact, comprendre la direction et l'intensité du mouvement partenaire, suivre en adhérant ou collant selon ses actions, assimiler dans sa propre structure, et répondre en utilisant le répertoire technique. Les pratiquants peuvent interagir à différents niveaux de raffinement : musculaire pour les débutants, squelettique avec l'alignement, organique quand le mouvement naît des organes internes, et imaginal lorsque l'intention est perçue avant tout mouvement physique. Dans cette discipline, sentir, ressentir et agir fusionnent en une expérience unique. Les exercices progressent de la poussée à une main vers celle à deux mains, créant une véritable conversation codifiée où chaque technique génère question et réponse. Cette pratique développe une résonance extraordinaire entre partenaires, les menant ensemble vers le faîte suprême de l'art.

  • #158
    Dec 25, 2025 · 18 min

    Balises pour le travail intérieur

    Cet épisode présente quelques balises fondamentales pour le travail intérieur dans la pratique du taijiquan, dévoilant des techniques subtiles de transformation corporelle et énergétique. Des exercices de compression et dilatation invitent à explorer les extrêmes, puis à intérioriser ces forces antagonistes. La force spiralée constitue le deuxième pilier, révélant comment les mouvements hélicoïdaux des bras et jambes reproduisent les patterns universels présents de l'ADN aux galaxies. Les exercices de tonus et détente volontaire permettent d'activer consciemment la circulation interne. La respiration, véritable fondement de l'art, se décline en multiples variations : abdominale, inversée, par segments, cutanée, jusqu'à la respiration totale de l'être entier. Enfin, l'imagination créatrice, distinguée du simple fantasme, utilise des métaphores d'élastiques et de ressorts pour actualiser l'énergie. Ces pratiques ancestrales offrent une voie d'harmonisation profonde entre corps, souffle et conscience.

  • #157
    Dec 11, 2025 · 19 min

    Aperçus sur le travail intérieur

    Dans cet épisode, nous entrons dans le Wu Gong, considéré comme la quintessence du Taijiquan. Cette pratique débute par une phase de déconnexion du quotidien, permettant d'accéder à un état de présence profonde et de découvrir l'unité fondamentale. La position de l'arbre établit ensuite les structures essentielles où s'harmonisent les forces antagonistes complémentaires. L'objectif n'est plus de tenir artificiellement une forme extérieure, mais de devenir naturellement une sphère vivante et dynamique, nourrie par le souffle. Cette sphère énergétique s'ouvre et se ferme comme une fleur de lotus, permettant la circulation de l'énergie du centre vers la périphérie et inversement. L'être humain apprend alors à réunir symboliquement le ciel et la terre, coordonnant les mouvements du haut et du bas du corps selon les principes clés du Taijiquan. Enfin, la maîtrise des quatre mouvements fondamentaux - ouvrir, fermer, monter, descendre - permet de canaliser et faire circuler l'énergie dans tout le corps, transformant ainsi une simple gymnastique en véritable art intérieur.

Showing 1–20 of 21 episodes