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Artwork for La dame du CDI

La dame du CDI

Nathanael

Le gamberge pro max arrive enfin avec un podcast ! Le scroll ne suffisait plus.
Ici, on décortique les sujets queer, psycho et socio avec nuance et intensité.
Pensées longues, émotions vraies, et questions qui dérangent.
Overthinkers et débats bienvenus.

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  • 21 episodes
  • Avg 33 min
  • French
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  • Tuesday · 30 min

    DIEU DÉTESTE-T-IL LES QUEERS? Ce que disent vraiment les religions

    Est-ce qu’on peut être queer et croyant·e ? 🌈 Peut-on aimer quelqu’un du même sexe, être trans, non-binaire, queer… et continuer à croire, prier, méditer, aller à l’église ou avoir une spiritualité ? Et surtout : que se passe-t-il lorsque notre identité semble entrer en contradiction avec notre foi ? Pour beaucoup de personnes queer, la religion est bien plus qu’une croyance : c’est une famille, une culture, des souvenirs, une communauté. Mais elle peut aussi devenir une source de rejet, de culpabilité ou de honte. Alors faut-il choisir entre être queer et croyant·e ? Dans cet épisode, je croise religion, sociologie, psychologie et pensée queer pour essayer de comprendre ce conflit identitaire. On parlera notamment de Durkheim et de la fonction sociale de la religion, de Tajfel et Turner et de l’identité sociale, de Goffman et du stigmate, du Minority Stress Model d’Ilan Meyer, mais aussi de Judith Butler, James Baldwin et Audre Lorde. On s’intéressera au christianisme et à la théologie queer, mais aussi au bouddhisme, en évitant les raccourcis sur une tradition qui varie énormément selon les écoles et les cultures. Et puis il y a Rābiʿa al-ʿAdawiyya, mystique soufie du VIIIᵉ siècle, à qui la tradition attribue une histoire magnifique : elle aurait parcouru Bassora avec une torche et un seau d’eau, voulant brûler le Paradis et éteindre l’Enfer. Pourquoi ? Pour que les humains cessent d’aimer Dieu uniquement par peur du châtiment ou désir de récompense. Et qu’ils puissent aimer Dieu… simplement pour Dieu. Une histoire qui pose finalement une question très queer : que reste-t-il de notre foi lorsqu’on enlève la peur, la honte et le besoin de validation ? 📚 Références Sociologie & psychologie • Émile Durkheim — Les Formes élémentaires de la vie religieuse (1912) : religion, collectif et appartenance. • Henri Tajfel & John Turner — An Integrative Theory of Intergroup Conflict (1979) : théorie de l’identité sociale et appartenance aux groupes. • Erving Goffman — Stigma (1963) : stigmate, dissimulation et gestion de son identité. • Ilan H. Meyer — “Prejudice, Social Stress, and Mental Health in Lesbian, Gay, and Bisexual Populations” (2003) : Minority Stress Model et effets de la stigmatisation sur les personnes LGBTQ+. Pensée queer & littérature • Judith Butler — Gender Trouble (1990) : normes de genre et construction sociale des identités. • James Baldwin — Go Tell It on the Mountain (1953) : religion, désir, culpabilité et identité. • Audre Lorde — Sister Outsider (1984) : identité, sexualité, féminisme et rapports de pouvoir. • Ocean Vuong — On Earth We’re Briefly Gorgeous (2019) : identité queer, famille, héritage et transmission. Religion & spiritualité • Ray Buckner — “Buddhism and Sexuality”, Routledge Encyclopedia of Philosophy (2023) : diversité des traditions bouddhistes et rapports à la sexualité. • Margaret Smith — Rabi’a the Mystic and Her Fellow-Saints in Islam (1928) : l’une des études classiques sur Rābiʿa al-ʿAdawiyya. • Farīd al-Dīn ʿAṭṭār — Tadhkirat al-Awliyāʾ : source majeure des récits hagiographiques autour de Rābiʿa, notamment l’histoire de la torche et du seau d’eau. • Pew Research Center — Religion and Spirituality among LGBT Americans (2025) : données récentes sur religion, spiritualité et personnes LGBT aux États-Unis. J’ai volontairement laissé de côté l’islam, le judaïsme, la Santería, le Candomblé, l’hindouisme, les traditions autochtones et d’autres spiritualités : ce sont des sujets suffisamment vastes pour mériter chacun un épisode. 🎧 La Dame du CDI, disponible sur Spotify, Apple Podcasts, Deezer et toutes les plateformes. 📲 Instagram / TikTok : @Nathanael_rousseau Et vous : peut-on être queer et croyant·e ? 🌈

  • August 14 · 31 min

    EP27 : obsédés par les muscles

    Pourquoi sommes-nous devenus obsédés par notre corps ? C’est une question que je me pose de plus en plus. Pourquoi avons-nous autant de mal à être en paix avec notre apparence ? Pourquoi avons-nous l’impression qu’il faut toujours être plus musclé, plus sec, plus mince ou plus beau ? Pourquoi notre corps semble-t-il être devenu un projet permanent plutôt qu’un simple endroit où vivre ? La musculation. Les réseaux sociaux. Les troubles alimentaires. La bigorexie. L’image de soi. Les standards de beauté. Les applications de rencontre. L’estime de soi. Pourquoi est-il devenu si difficile d’habiter son corps sans vouloir constamment le modifier ? Et surtout : Est-ce que prendre soin de son corps est vraiment la même chose que vouloir le transformer à tout prix ? Dans cet épisode, j’essaie de comprendre comment la psychologie, la sociologie, les réseaux sociaux et mon expérience personnelle peuvent nous aider à repenser notre rapport au corps. Parce qu’aujourd’hui, nous sommes exposés chaque jour à des centaines de physiques idéalisés. On compare notre corps à des personnes soigneusement sélectionnées, entraînées, parfois retouchées, parfois sous produits dopants. Et sans même nous en rendre compte, notre définition du « corps normal » change. Mais cette pression n’est pas vécue de la même manière par tout le monde. Les recherches montrent notamment que les hommes gays présentent, en moyenne, un risque plus élevé d’insatisfaction corporelle, de troubles du comportement alimentaire et de dysmorphie musculaire que les hommes hétérosexuels. On va parler de la place qu’occupe aujourd’hui l’apparence dans nos vies, de la musculation, des réseaux sociaux, des standards de beauté, des troubles alimentaires, de la bigorexie, mais aussi de ce que la salle m’a réellement apporté. Et si le problème n’était pas la musculation… Mais la relation que nous entretenons avec notre corps ? Dans cet épisode, je parle : • De mon propre parcours avec la musculation • De mes troubles du comportement alimentaire et de mon rapport à l’alimentation • De la différence entre prendre soin de son corps et chercher à réparer une insatisfaction permanente • De l’influence d’Instagram, TikTok et des applications de rencontre sur notre image corporelle • De l’évolution des standards de beauté masculins • De la bigorexie et de la dysmorphie musculaire • De la place particulière qu’occupe le corps dans la communauté gay • De ce que la salle m’a apporté : confiance, discipline, rencontres et santé • De la thérapie et de la manière dont elle m’aide à reconstruire mon estime de moi • D’une question essentielle : et si notre corps devait être le véhicule de notre vie plutôt que notre projet de vie ? Des références culturelles et scientifiques qui traversent cet épisode : • Les travaux de Thomas F. Cash sur l’image corporelle • Les recherches de Viren Swami sur les standards de beauté et l’insatisfaction corporelle • Les travaux de Roberto Olivardia sur la dysmorphie musculaire • Les méta-analyses de Jason M. Nagata et de ses collaborateurs sur les troubles alimentaires chez les hommes et les minorités sexuelles • Les recherches de J. Kevin Thompson sur l’influence des médias et la comparaison sociale • Les travaux de la psychologue Brené Brown sur la honte et la vulnérabilité Sources principales qui m’ont accompagné dans cet épisode : • Thomas F. Cash — Body Image: A Handbook of Science, Practice, and Prevention • Roberto Olivardia — Recherches sur la dysmorphie musculaire • Jason M. Nagata et al. — Études sur les troubles alimentaires chez les hommes et les minorités sexuelles • J. Kevin Thompson et al. — Sociocultural Theory of Body Image • Viren Swami — The Psychology of Physical Attraction • American Psychiatric Association — DSM-5-TR (dysmorphie corporelle) 🎧 Écoute l’épisode complet du podcast La Dame du CDI sur Spotify, Apple Podcasts, Deezer et toutes les plateformes. 📲 Instagram / TikTok : @Nathanael_rousseau

  • July 23 · 32 min

    EP26 : travail et LGBT

    Pourquoi le travail est-il devenu le centre de nos vies ? C’est une question que je me pose de plus en plus. Pourquoi avons-nous autant de mal à nous arrêter ? Pourquoi culpabilise-t-on lorsqu’on ne produit rien ? Pourquoi notre métier semble-t-il être devenu la première chose qui nous définit ? La réussite. La productivité. L’ambition. Le burn-out. La passion. Le capitalisme. Le repos. La performance. Pourquoi avons-nous autant de difficultés à exister en dehors de notre travail ? Et surtout : Est-ce que le travail est simplement un moyen de gagner sa vie ? Ou est-il devenu la principale façon de mesurer notre valeur en tant qu’êtres humains ? Dans cet épisode, j’essaie de comprendre comment la philosophie, la sociologie, l’histoire et mon expérience personnelle peuvent nous aider à repenser notre rapport au travail. Parce qu’aujourd’hui, on ne nous demande plus seulement de travailler. On nous demande d’être passionnés. D’être performants. D’être disponibles. D’optimiser chaque minute de notre journée. Et lorsque l’on ne produit plus, on finit parfois par avoir l’impression de ne plus être assez. Mais cette pression n’est pas vécue de la même manière par tout le monde. Car pour de nombreuses personnes LGBTQIA+, le travail est aussi un lieu où il faut parfois cacher une partie de soi, choisir ce que l’on dit, ce que l’on tait, et composer avec des discriminations encore bien réelles. On va parler de la place du travail dans nos sociétés, de la quête permanente de productivité, de la difficulté à se reposer, de l’aliénation, du sens que l’on donne à nos carrières, mais aussi des discriminations que vivent encore les personnes queer dans le monde professionnel. Et si le problème n’était pas le travail lui-même… Mais la place que nous avons décidé de lui donner dans nos vies ? Dans cet épisode, je parle : • De mon propre rapport au travail et de la difficulté à décrocher • De l’origine (souvent débattue) du mot « travail » et du mythe du tripalium • De la manière dont notre métier est devenu une partie de notre identité • De la culture de la performance et de l’hyperproductivité • De la culpabilité liée au repos et au fait de « ne rien faire » • Des réflexions de Hannah Arendt sur le travail, l’œuvre et l’action • De l’aliénation du travail chez Karl Marx • De la manière dont les réseaux sociaux renforcent notre rapport à la productivité • Du vécu des personnes LGBTQIA+ dans le monde professionnel • Du coming out au travail et de la charge mentale qu’il peut représenter • Des discriminations, des micro-agressions et du rainbow washing Des références culturelles et intellectuelles qui traversent cet épisode : • La Condition de l’homme moderne de Hannah Arendt • Les écrits de Karl Marx sur l’aliénation du travail • Le Droit à la paresse de Paul Lafargue • Bullshit Jobs de David Graeber • Les recherches d’Irving Goffman sur l’identité et la présentation de soi • Les travaux de l’Organisation internationale du Travail sur les discriminations envers les personnes LGBTQIA+ • Les études de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (FRA) sur les discriminations LGBTIQ • Les recherches sur le stress minoritaire d’Ilan H. Meyer Sources principales qui m’ont accompagné dans cet épisode : • Hannah Arendt — La Condition de l’homme moderne • Karl Marx — Manuscrits de 1844 • Paul Lafargue — Le Droit à la paresse • David Graeber — Bullshit Jobs • Ilan H. Meyer — Minority Stress and Mental Health in Gay Men • Organisation internationale du Travail (OIT) — Inclusion of LGBTIQ+ Persons in the World of Work • Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (FRA) — LGBTIQ Equality at a Crossroads • Eurofound — Working life experiences of LGBT people and initiatives to tackle discrimination 🎧 Écoute l’épisode complet du podcast La Dame du CDI sur Spotify, Apple Podcasts, Deezer et toutes les plateformes. 📲 Instagram / TikTok : @Nathanael_rousseau

  • July 21 · 25 min

    EP25 : être seul

    Pourquoi est-ce qu’on a autant peur d’être seuls aujourd’hui ? J’ai commencé à me poser cette question en réalisant un truc simple : je ne supportais plus le silence. Le vrai silence. Pas de musique. Pas de notifications. Pas d’écran. Pas de conversation pour remplir le vide. Et dès que ce moment arrivait… je fuyais. Un téléphone. Une vidéo. Un message. N’importe quoi pour éviter de rester seul avec moi-même. Dans cet épisode, je parle de notre incapacité moderne à être seuls. De cette génération constamment stimulée, constamment distraite, constamment connectée… mais parfois profondément déconnectée d’elle-même. Je parle aussi de la manière dont on utilise parfois les autres comme distraction émotionnelle. Du besoin d’attention. Du besoin d’être choisi. Du besoin de se sentir aimé pour se sentir exister. Parce qu’au fond, beaucoup de relations aujourd’hui ne naissent pas forcément de l’amour. Mais de la peur du vide. De la peur du silence. De la peur de se retrouver face à soi-même. Et moi le premier. Dans cet épisode, on parle : • De notre dépendance à la stimulation constante • Du rapport au silence et à la solitude • De l’addiction aux écrans et aux notifications • Du besoin d’attention et de validation • De la difficulté à rester seul avec ses pensées • Des relations construites sur le manque plutôt que sur l’amour • De la peur d’être oublié ou non choisi • Du lien entre solitude et identité • De l’idée d’apprendre à être seul avant de chercher à être aimé • De la différence entre être seul et se sentir abandonné • Du fait d’utiliser parfois les autres comme anesthésie émotionnelle • De la difficulté à se rencontrer soi-même dans une époque qui nous distrait en permanence Références évoquées : • Maya Angelou • La phrase : “Fais attention quand une personne nue te propose une chemise.” • Le concept de validation émotionnelle • Les mécanismes modernes de distraction et de surstimulation • Le rapport générationnel aux écrans, au bruit et à l’attention Parce qu’au fond… le problème n’est peut-être pas d’être seuls. Mais de ne plus savoir quoi faire quand on l’est. 🎧 Écoute l’épisode complet du podcast La Dame du CDI sur Spotify, Apple Podcasts, Deezer et toutes les plateformes. 📲 Instagram / TikTok : @Nathanael_rousseau #podcast #societe #generation #solitude #developpementpersonnel #reflexion #mentalhealth

  • July 17 · 28 min

    EP24 : les kinks

    Pourquoi les cultures kink sont-elles si souvent invisibilisées dans les communautés queer ? Quand on parle des identités LGBTQ+, on parle souvent de droits, de visibilité, de représentation. Mais on parle moins des espaces où beaucoup de personnes queer ont appris à être libres. Les clubs. Les scènes leather. Les backrooms. Les cabarets érotiques. Les cultures fetish. Les nuits queer où le désir devenait parfois une forme de survie. Parce que pendant longtemps, les personnes queer ont dû inventer leurs propres espaces. Des lieux où le corps, le désir et l’identité pouvaient enfin exister sans surveillance permanente. Et pourtant, aujourd’hui encore, les cultures kink restent souvent vues comme quelque chose de honteux, de “trop”, ou d’incompatible avec une image respectable des personnes LGBTQ+. Dans cet épisode, je parle du lien entre cultures queer et cultures kink. De la manière dont certaines sexualités deviennent “acceptables” tandis que d’autres restent marginalisées. Mais aussi de ce que ces espaces ont permis : du lien, du consentement, de la solidarité, de la créativité et parfois simplement… de la liberté. Parce qu’on peut célébrer ces héritages sans réduire toute l’identité queer à la sexualité. Et parce qu’effacer ces cultures-là, ce serait aussi effacer une partie de notre histoire. Dans cet épisode, on parle : • De l’histoire des cultures kink dans les communautés queer • De la culture leather et BDSM • Du lien entre désir, honte et normes sociales • De la notion de respectabilité dans les communautés LGBTQ+ • De la manière dont certaines identités queer ont été invisibilisées pour rendre les autres “acceptables” • De consentement et de liberté • Du rapport entre sexualité, art et performance • De la façon dont les communautés queer ont créé leurs propres espaces de survie • De la différence entre célébrer ces cultures et réduire l’identité queer à elles • De la place du désir dans notre mémoire collective Œuvres et références évoquées : • Le show Fantasma Circus Erotica • Le film Jim Queen • Paris Is Burning • Pose • Cruising • O Fantasma • The Velvet Rage • Thinking Sex de Gayle Rubin • Histoire de la sexualité de Michel Foucault • Tous les silences ne font pas le même bruit de Baptiste Beaulieu • Johnny, est-ce que tu m’aimerais si j’avais une plus grosse b*te ? de Brontez Purnell Alexandre Gaulm Parce qu’au fond, nos désirs ne sont pas toute notre identité. Mais ils font partie de notre histoire. 🎧 Écoute l’épisode complet du podcast La Dame du CDI sur Spotify, Apple Podcasts, Deezer et toutes les plateformes. 📲 Instagram / TikTok : @Nathanael_rousseau #sociologie #culture #podcast #queer #lgbt #gay

  • July 15 · 30 min

    EP23 : coming out

    Pourquoi le coming out est-il encore présenté comme une étape obligatoire dans les vies LGBTQ+ ? On nous raconte souvent le coming out comme une grande libération. Un moment décisif. Une vérité enfin assumée. Mais la réalité est beaucoup plus complexe. Parce que le coming out n’est pas simplement une annonce. C’est parfois une négociation permanente entre notre vérité, notre sécurité et notre liberté. Dans cet épisode, je parle de mon propre rapport au coming out. Des discriminations que j’ai vécues au travail. De la fatigue de devoir refaire son coming out toute sa vie. Mais aussi de la pression culturelle qui existe autour de la visibilité queer. Parce qu’on grandit souvent avec l’idée que notre histoire doit forcément passer par cette étape. Et si le coming out n’était pas une obligation ? Et si se protéger était parfois la décision la plus courageuse ? Et si couper les ponts avec certaines personnes n’était pas un échec… mais une manière de survivre ? Dans cet épisode, on parle : • Du coming out comme processus permanent • De la différence entre visibilité et sécurité • De la pression sociale autour du coming out • Du fait que certaines personnes LGBT+ ne peuvent pas être visibles sans danger • Des discriminations dans le monde du travail • Du privilège de ne jamais avoir à “annoncer” son identité • De la fatigue du coming out permanent • Du rapport entre identité queer, honte et protection • Du fait que certaines relations familiales deviennent incompatibles avec notre santé mentale • De la manière dont les œuvres queer ont façonné notre vision du coming out • Du fait que les personnes trans vivent souvent des risques et des discriminations encore plus importants Quelques chiffres évoqués dans cet épisode : • Selon le Baromètre LGBTQIA+ 2026 de l’Ifop pour L’Autre Cercle, 37 % des salarié·es LGBTQIA+ déclarent avoir déjà subi une discrimination de la part de leur direction • 36 % déclarent avoir subi des moqueries, agressions verbales ou comportements LGBTphobes dans leur environnement professionnel • Près d’un salarié français sur deux a déjà entendu des propos LGBTphobes au travail • 65 % des personnes trans déclarent avoir subi au moins une discrimination dans leur organisation Parce qu’au fond, le coming out n’est pas une dette que nous avons envers les autres. C’est une liberté. Et comme toutes les libertés, elle nous appartient. 🎧 Écoute l’épisode complet du podcast La Dame du CDI sur Spotify, Apple Podcasts, Deezer et toutes les plateformes. 📲 Instagram / TikTok : @Nathanael_rousseau

  • July 7 · 23 min

    EP22 : l’attachement évitant (souvent queer)

    Pourquoi certaines personnes veulent-elles profondément être aimées… tout en prenant leurs distances dès qu’une relation devient sérieuse ? L’attachement évitant est devenu l’un des concepts psychologiques les plus populaires sur les réseaux sociaux. On l’utilise pour parler des personnes qui disparaissent après un moment d’intimité. Celles qui semblent aimer mais gardent toujours une porte de sortie. Celles qui disent avoir besoin d’espace lorsque la relation devient plus profonde. Mais derrière ce terme se cache une réalité beaucoup plus complexe. L’attachement évitant n’est pas une absence de sentiments. C’est souvent une stratégie de protection. Une manière de gérer une proximité émotionnelle qui, pour différentes raisons, a été associée à de l’inconfort, de l’insécurité ou de la peur. Dans cet épisode, j’essaie de comprendre ce que recouvre réellement l’attachement évitant à partir des grands travaux de la psychologie de l’attachement. Mais aussi pourquoi cette question résonne particulièrement dans de nombreuses trajectoires queer. Parce que lorsqu’on grandit en apprenant à cacher une partie de soi, à surveiller ce que l’on montre, à se protéger du regard des autres, la vulnérabilité peut devenir plus difficile à vivre. Et si la peur de l’intimité n’était pas toujours une peur de l’amour ? Et si elle était parfois une peur de ce que l’amour exige : être vu, être connu, être vulnérable ? Dans cet épisode, on parle : • De la théorie de l’attachement de John Bowlby • Des travaux de Mary Ainsworth sur les styles d’attachement • De l’attachement évitant et des stratégies de désactivation émotionnelle • Des recherches de Mario Mikulincer et Phillip Shaver • Du paradoxe entre désir d’intimité et peur de la proximité • Du stress minoritaire chez les personnes LGBTQ+ • De la manière dont la honte, le secret et la visibilité influencent les relations • Des liens entre identité queer et vulnérabilité émotionnelle • De ce que la littérature queer nous apprend sur l’attachement Des œuvres littéraires qui traversent cet épisode : • A Little Life de Hanya Yanagihara • Love in the Big City de Sang Young Park • Garçons de Cristal de Sébastien Theveny • Call Me by Your Name d’André Aciman • Find Me d’André Aciman • Giovanni’s Room de James Baldwin À travers ces récits, on retrouve la même question : Comment construire une intimité stable lorsque l’on a appris à se protéger ? Comment recevoir l’amour lorsque la vulnérabilité semble dangereuse ? Et pourquoi tant de personnages queer semblent-ils osciller entre le désir d’être proches et la peur de l’être vraiment ? Sources principales qui m’ont accompagné dans cet épisode : • Bowlby, J. — Attachment and Loss • Ainsworth, M. D. S. — Patterns of Attachment • Mikulincer, M. & Shaver, P. R. — Attachment in Adulthood: Structure, Dynamics, and Change • Fraley, R. C. — Adult Attachment and Emotional Regulation • Hazan, C. & Shaver, P. — Romantic Love Conceptualized as an Attachment Process • Meyer, I. H. — Minority Stress and Mental Health in Lesbian, Gay, and Bisexual Populations • Pachankis, J. E. — The Psychological Implications of Concealing a Stigmatized Identity Références littéraires : • Yanagihara, H. — A Little Life • Park, S. Y. — Love in the Big City • Theveny, S. — Garçons de Cristal • Aciman, A. — Call Me by Your Name • Aciman, A. — Find Me • Baldwin, J. — Giovanni’s Room 🎧 Écoute l’épisode complet du podcast La Dame du CDI sur Spotify, Apple Podcasts, Deezer et toutes les plateformes. 📲 Instagram / TikTok : @Nathanael_rousseau

  • June 30 · 32 min

    EP21 : l’hypersexualisation

    Pourquoi le sexe prend-il une place aussi centrale dans la culture gay ? C’est une question qui revient constamment. Dans les clichés. Dans les critiques. Mais aussi dans les conversations entre gays eux-mêmes. Grindr. Les hookups. Les catégories top, bottom, vers. Les soirées queer. Le rapport au corps. La musculation. Les IST. Le chemsex. Les couples ouverts. Pourquoi le sexe semble-t-il occuper une place aussi visible dans la culture gay masculine ? Et surtout : Est-ce réellement une obsession sexuelle ? Ou est-ce que le sexe remplit en réalité d’autres fonctions plus profondes ? Dans cet épisode, j’essaie de comprendre comment l’histoire, la psychologie, la sociologie et même la philosophie peuvent éclairer cette question. Parce que pendant longtemps, les homosexuels ont été exclus des institutions qui structurent habituellement les relations : le mariage, la famille, la visibilité publique, la reconnaissance sociale. Et lorsque l’amour n’a pas le droit d’exister au grand jour, ce sont souvent les espaces de désir qui deviennent les premiers lieux de rencontre, de communauté et parfois même de survie. On va parler de stress minoritaire, de Grindr, d’hypersexualisation, de rapport au corps, de masculinité, de troubles alimentaires, de domination et de soumission, mais aussi de la manière dont le désir peut devenir un moyen de chercher de la validation, du lien ou une place dans le monde. Et si le sexe occupait parfois autant d’espace parce qu’il a longtemps dû porter bien plus que le sexe lui-même ? Dans cet épisode, je parle : • De l’histoire de la sexualité homosexuelle et de la clandestinité • De la place du sexe dans la construction des communautés gays • Du concept de stress minoritaire développé par Irving Meyer • De Grindr et de la transformation du désir par les applications • De l’hypersexualisation et de la recherche de validation • Du rapport au corps chez les hommes gays • Des troubles du comportement alimentaire et de la pression esthétique • Des rôles sexuels : top, bottom, vers, dominant, soumis • Du chemsex et de la recherche d’intensité émotionnelle • De la philosophie du désir chez Gilles Deleuze et Félix Guattari • De la question fondamentale : que représente réellement le sexe dans la culture gay ? Des références culturelles et intellectuelles qui traversent cet épisode : • L’Anti-Œdipe de Gilles Deleuze et Félix Guattari • How to Be Gay de David Halperin • Réflexions sur la question gay de Didier Eribon • The Velvet Rage d’Alan Downs • Fellow Travelers de Thomas Mallon • Fellow Travelers (série TV créée par Ron Nyswaner) • Les travaux d’Irving Meyer sur le stress minoritaire • Les recherches contemporaines sur l’image corporelle chez les hommes gays • Les études sur les usages de Grindr et les dynamiques communautaires LGBTQ+ Sources principales qui m’ont accompagné dans cet épisode : • Meyer, I. H. — Minority Stress and Mental Health in Gay Men • Pachankis, J. E. et al. — A Minority Stress–Emotion Regulation Model of Sexual Compulsivity among Highly Sexually Active Gay and Bisexual Men • Bonell, S. et al. — Why Do Queer Men Experience Negative Body Image? • Halperin, D. — How to Be Gay • Eribon, D. — Réflexions sur la question gay • Downs, A. — The Velvet Rage • Deleuze, G. & Guattari, F. — L’Anti-Œdipe • Mallon, T. — Fellow Travelers • Nyswaner, R. — Fellow Travelers (Showtime) • Weeks, J. — Sexuality • Rubin, G. — Thinking Sex: Notes for a Radical Theory of the Politics of Sexuality 🎧 Écoute l’épisode complet du podcast La Dame du CDI sur Spotify, Apple Podcasts, Deezer et toutes les plateformes. 📲 Instagram / TikTok : @Nathanael_rousseau

  • June 22 · 25 min

    EP20 : je ne veux plus être gay

    Je ne veux plus être gay. C’est le titre un peu choquant de cet épisode. Et pourtant, ce n’est pas ce que je pense. Je suis gay Et j’en suis fier. Je crois même que mon homosexualité a façonné une immense partie de ce que je suis aujourd’hui : ma sensibilité, ma manière d’aimer, ma manière d’écrire, ma manière de regarder le monde. Alors pourquoi ressentir le besoin de dire une phrase aussi absurde ? Parce que parfois, j’ai l’impression de me cacher derrière une identité. D’avoir construit tellement de choses autour du mot « gay » que je ne sais plus toujours où finit l’identité et où commence le personnage. Parce qu’avant même de comprendre ce qu’était le désir, on m’avait déjà expliqué qui j’étais censé être. Et je me demande parfois ce que ça fait de vivre en dehors des étiquettes. Même de celles qui nous ont sauvés. Dans cet épisode, on parle de l’identité comme refuge. Mais aussi de l’identité comme prison. On parle de la manière dont les catégories peuvent nous libérer, puis parfois nous enfermer. On parle du regard des autres, de la performance sociale, de la fierté, de la honte, de la communauté, et de cette étrange sensation d’être réduit à un seul mot. À travers la philosophie, la littérature queer et mon propre parcours, on va essayer de comprendre : Pourquoi certaines identités deviennent essentielles à notre survie Pourquoi nous avons parfois besoin de nous définir pour exister Pourquoi il peut devenir difficile de distinguer qui nous sommes de l’histoire que nous racontons sur nous-mêmes Et pourquoi grandir consiste peut-être à devenir plus vaste que les catégories qui nous ont construits Parce qu’au fond, la vraie question n’est peut-être pas : « Est-ce que je veux encore être gay ? » Mais plutôt : « Qui suis-je lorsque je cesse de me résumer à une seule identité ? » Dans cet épisode, je parle : • De l’identité gay comme construction personnelle et sociale • Du sentiment d’avoir été nommé avant même de comprendre son propre désir • De la manière dont les étiquettes peuvent à la fois libérer et enfermer • De la performativité et des travaux de Judith Butler • De Michel Foucault et de l’invention moderne des identités sexuelles • Du regard social et de la fabrication des personnages que nous devenons • De la difficulté à exister en dehors des catégories • De la fierté homosexuelle et de ce qu’elle m’a apporté • De littérature et de lettres d’amour queer • De la possibilité d’être plus qu’une identité Des références culturelles qui traversent cet épisode : • Giovanni’s Room de James Baldwin • De Profundis d’Oscar Wilde • Les lettres entre Virginia Woolf et Vita Sackville-West • Histoire de la sexualité de Michel Foucault • Trouble dans le genre de Judith Butler • Les œuvres de Jean Genet • Les réflexions de James Baldwin sur l’identité et la liberté • La littérature queer comme espace de résistance et de beauté Sources principales qui m’ont accompagné dans cet épisode : • Foucault, M. — Histoire de la sexualité, tome I : La Volonté de savoir • Butler, J. — Trouble dans le genre • Baldwin, J. — Giovanni’s Room • Baldwin, J. — The Fire Next Time • Wilde, O. — De Profundis • Woolf, V. & Sackville-West, V. — Correspondance • Genet, J. — Journal du voleur et Notre-Dame-des-Fleurs • Eribon, D. — Réflexions sur la question gay • Sedgwick, E. K. — Epistemology of the Closet ⸻ 🎧 Écoute l’épisode complet du podcast La Dame du CDI sur Spotify, Apple Podcasts, et toutes les plateformes. 📲 Insta / TikTok : @Nathanael_rousseau

  • #19
    June 15 · 42 min

    EP19 : soirées gay / queer

    Les soirées gay. Les clubs queer. Les bars LGBTQ+. Pourquoi ces lieux occupent-ils une place aussi importante dans l’imaginaire queer ? Pourquoi certaines personnes les décrivent comme des espaces de liberté absolue… et d’autres comme des lieux de solitude, de violence ou de superficialité ? Aujourd’hui, les soirées queer sont pleines de contradictions. On y cherche parfois l’amour. Parfois du désir. Parfois juste un endroit où respirer sans avoir à se surveiller. Mais ces espaces sont aussi traversés par énormément de tensions : le culte du corps, les logiques héritées des applications comme Grindr, les discriminations, la solitude, les agressions, et cette sensation étrange d’être constamment évalué. Alors cet épisode essaie d’aborder le sujet avec nuance : sans idéaliser les soirées gay, mais sans les réduire non plus à des lieux toxiques ou superficiels. Parce qu’au fond, ces espaces racontent quelque chose de beaucoup plus profond sur la manière dont les personnes queer cherchent à appartenir, à être vues, et à survivre ensemble. À travers la sociologie, la psychologie, l’histoire queer et la culture populaire, on va essayer de comprendre : pourquoi les lieux queer ont historiquement été essentiels, ce que les applications ont changé dans nos relations, pourquoi les soirées peuvent être à la fois libératrices et violentes, et pourquoi leur disparition progressive inquiète autant. Parce qu’au fond, la vraie question n’est peut-être pas : “Les soirées gay sont-elles toxiques ?” Mais plutôt : que reste-t-il à une communauté quand elle perd les lieux où elle pouvait exister ensemble ? Dans cet épisode, je parle : • De l’histoire des bars et clubs queer comme espaces de survie communautaire • De la fermeture progressive des lieux LGBTQ+ dans les grandes villes • De l’impact de Grindr et des applications sur les relations gays contemporaines • Du culte du corps et des normes de désir dans les espaces queer • Du concept de “minority stress” en psychologie • Des discriminations dans les milieux gays : racisme, grossophobie, masculinité toxique • Des violences et agressions dans les espaces festifs queer • Du rôle des soirées comme espaces de liberté, de communauté et de famille choisie • De la solitude moderne dans les cultures queer numériques • De la manière dont les communautés queer recréent des espaces d’appartenance Des références culturelles qui traversent cet épisode : • It’s a Sin — fête, sida et famille queer • Paris Is Burning — ballroom culture et survie communautaire • Pose — marginalisation, maisons queer et solidarité • Weekend — intimité, désir et solitude gay • Queer as Folk — sexualité, clubbing et culture gay • The Great Believers — mémoire queer et communauté pendant la crise du sida • Drag Fever de Nicolas Bazin — histoire sociale et politique de la fête queer • Les reportages YouTube de Max Laulom sur les cultures queer, la fête et les communautés LGBTQ+ ⸻ Sources principales qui m’ont accompagné dans cet épisode : • Bazin, N. — Drag Fever • Illouz, E. — Pourquoi l’amour fait mal • Foucault, M. — Histoire de la sexualité • Makkai, R. — The Great Believers • Lestrade, D. — travaux et prises de parole sur les cultures gays et festives • Études publiées dans Body Image sur la dysmorphie corporelle chez les hommes gays • Meyer, I. H. — travaux sur le minority stress chez les minorités sexuelles • Études en psychologie LGBTQ+ sur l’anxiété sociale, les troubles alimentaires et la comparaison corporelle • Recherches sociologiques sur la fermeture des bars LGBTQ+ et la gentrification des quartiers queer • Archives et analyses culturelles autour de la ballroom scene new-yorkaise • Reportages de Max Laulom sur YouTube ⸻ 🎧 Écoute l’épisode complet du podcast La Dame du CDI sur Spotify, Apple Podcasts, et toutes les plateformes. 📲 Insta / TikTok : @Nathanael_rousseau

  • June 11 · 46 min

    EP18 : le couple libre

    Le couple libre. Le couple ouvert. La non-monogamie. Pourquoi ce sujet provoque-t-il autant de réactions ? Pourquoi certaines personnes y voient une révolution émotionnelle… et d’autres une menace pour l’amour lui-même ? Dans la dernière saison de Heartbreak High, les personnages essaient d’inventer d’autres façons d’aimer. Plus libres. Plus honnêtes. Plus fluides. Mais très vite, quelque chose résiste : la jalousie, la peur d’être remplacé, le besoin d’être choisi. Parce qu’ouvrir un couple ne supprime pas les émotions. Parfois, ça les rend simplement impossibles à ignorer. Cet épisode essaie donc d’aborder le sujet avec nuance : sans idéaliser la non-monogamie, mais sans la réduire non plus à une absence d’engagement ou à une catastrophe affective. À travers la sociologie, la psychologie, l’histoire et les perspectives queer, on va essayer de comprendre : d’où vient réellement la monogamie, pourquoi le couple libre dérange autant, et ce que ces relations révèlent de notre rapport contemporain au désir, à la fidélité et à l’amour. Parce qu’au fond, la vraie question n’est peut-être pas : “Le couple libre fonctionne-t-il ?” Mais plutôt : pourquoi considère-t-on encore qu’il n’existe qu’une seule manière légitime d’aimer ? Dans cet épisode, je parle : • De l’histoire culturelle et religieuse de la monogamie • Du rôle du christianisme dans la construction du couple occidental • De la non-monogamie consensuelle en psychologie et en sociologie • Des recherches sur la satisfaction relationnelle dans les couples ouverts • Des dynamiques de jalousie, de désir et de communication • De la manière dont les relations non-monogames sont stigmatisées socialement • De pourquoi ce sujet est profondément lié aux perspectives queer • De la façon dont les communautés LGBTQ+ ont parfois réinventé d’autres modèles relationnels • De la représentation du couple libre dans la pop culture contemporaine Des références culturelles qui traversent cet épisode : • Heartbreak High — liberté émotionnelle, désir et vulnérabilité • Sense8 — intimité, fluidité relationnelle et amour collectif • Sex Education — nouvelles normes affectives et sexualité • You Me Her — couple ouvert, polyamour et négociation émotionnelle • The History of Sexuality — sexualité, pouvoir et normes sociales ⸻ Sources principales qui m’ont accompagné dans cet épisode : • Foucault, M. (1976). Histoire de la sexualité, tome 1 : La volonté de savoir • Coontz, S. (2005). Marriage, a History: How Love Conquered Marriage • Ryan, C., & Jethá, C. (2010). Sex at Dawn: The Prehistoric Origins of Modern Sexuality • Klesse, C. (2017). Theorizing Multi-Partner Relationships and Sexualities • Gusmano, B. (2019). The Kintsugi Art of Care • Moors, A. C., & Conley, T. D. (2021). Differences in Motivations for Engaging in Consensual Non-Monogamy • Mogilski, J. K. — recherches sur la stigmatisation des relations non-monogames • Vrangalova, Z. — travaux sur la sexualité et les normes relationnelles • Études récentes publiées dans Archives of Sexual Behavior sur la satisfaction relationnelle dans les couples non-monogames ⸻ 🎧 Écoute l’épisode complet du podcast La Dame du CDI sur Spotify, Apple Podcasts, et toutes les plateformes. 📲 Insta / TikTok : ​⁠

  • May 13 · 31 min

    EP17 : les écarts d’âge

    Être attiré par quelqu’un de plus âgé. Ou beaucoup plus jeune. Pourquoi ce sujet provoque-t-il autant de malaise — surtout lorsqu’il s’agit de couples gays ? Les écarts d’âge dans les relations homosexuelles masculines sont plus fréquents que dans les couples hétérosexuels. Pourtant, ils restent entourés de fantasmes, de jugements moraux, et parfois d’une vraie inquiétude autour des rapports de pouvoir. Mais est-ce que la différence d’âge suffit à rendre une relation malsaine ? Ou est-ce qu’on projette aussi sur ces couples nos peurs du désir, de la domination, du vieillissement… et de l’homosexualité elle-même ? Entre sociologie des relations, psychologie sociale et représentations culturelles, cet épisode essaie d’aborder le sujet avec nuance : sans idéaliser les dynamiques de pouvoir, mais sans réduire automatiquement ces relations à de la manipulation. Parce qu’au fond, toutes les relations contiennent des asymétries. Et que la vraie question est peut-être moins celle de l’âge… que celle de l’équilibre, du consentement, et de la manière dont le pouvoir circule dans un couple. Dans cet épisode, je parle : • Des écarts d’âge dans les couples gays et de leur fréquence sociologique • Du rôle de l’histoire queer et des socialisations différées • Des dynamiques de pouvoir dans les relations affectives • De la manière dont la société perçoit les couples avec grande différence d’âge • De la frontière floue entre protection, admiration, dépendance et contrôle • Des représentations culturelles du désir intergénérationnel • De pourquoi ce sujet dérange autant lorsqu’il concerne des hommes gays Des références culturelles qui traversent cet épisode : • Call Me by Your Name — désir, éveil émotionnel et ambiguïté morale • Gods and Monsters — solitude, vieillissement et désir homosexuel • Death in Venice — fascination, beauté et obsession • Queer as Folk — sexualité, générations et transmission queer ⸻ Sources principales qui m’ont accompagné dans cet épisode : • Silva, T., & Percheski, C. (2022). Age-Heterogamous Partnerships: Prevalence and Partner Differences in Same-Sex and Different-Sex Relationships • Lehmiller, J. J., & Agnew, C. R. (2011). Perceived Mating Strategies and Relationship Quality in Age-Gap Relationships • Alterovitz, S. S. R., & Mendelsohn, G. A. (2009). Partner Preferences Across the Life Span • Conroy-Beam, D., & Buss, D. M. (2019). Why Is Age So Important in Human Mating? • Articles et analyses culturelles autour de Call Me by Your Name et des représentations du désir intergénérationnel dans le cinéma queer ⸻ 🎧 Écoute l’épisode complet du podcast La Dame du CDI sur Spotify, Apple Podcasts, et toutes les plateformes. 📲 Insta / TikTok : @natha_nael_r

  • May 4 · 42 min

    EP16 : gay en campagne

    Être gay, ce n’est jamais seulement une question d’identité. C’est aussi une question de lieu. Grandir dans un village, dans une petite ville, dans un espace où tout le monde se connaît… ce n’est pas la même chose que grandir dans l’anonymat d’une grande métropole. Pourquoi tant de personnes LGBTQ+ quittent-elles la campagne ? Pourquoi l’exode rural queer est-il si fréquent, presque attendu ? Et qu’est-ce que cela dit de nos sociétés, de nos normes… et de nos possibilités d’exister ? Entre la notion d’hétéronormativité développée par Michael Warner, la théorie du minority stress de Ilan H. Meyer, les travaux de Ray Pahl sur la surveillance sociale dans les communautés locales, ou encore les réflexions de Judith Butler sur la construction des identités, on comprend que grandir gay en campagne n’est pas simplement une expérience intime. C’est une expérience sociale, structurée par le regard des autres, par l’absence de modèles, et par la difficulté d’expérimenter librement qui l’on est. Ajoute à cela le poids du self-concealment — le fait de cacher durablement une partie de soi — étudié en psychologie, ainsi que les dynamiques de migration queer analysées par Kath Browne, et la campagne apparaît non pas comme un simple décor… mais comme un cadre qui façonne profondément les trajectoires de vie. Dans cet épisode, je partage mon rapport personnel à la campagne : le silence, l’isolement, les stratégies pour se fondre dans la norme, mais aussi le moment du départ… et la question du retour. On parlera de : • L’hétéronormativité et les normes sociales (Michael Warner) • Le minority stress et ses effets psychologiques (Ilan H. Meyer) • La surveillance sociale en milieu rural (Ray Pahl) • Le self-concealment et l’identité cachée • La construction sociale du genre et de l’identité (Judith Butler) • L’exode rural queer et la migration vers les villes (Kath Browne) • L’absence de modèles et de langage queer • Rester, partir… ou revenir Des références culturelles qui racontent cette réalité : • Pédale rurale — humour, violence sociale et invisibilité queer • En finir avec Eddy Bellegueule — enfance, classe sociale et masculinité imposée • L’Inconnu du lac — désir rural, clandestinité et danger • Les Roseaux sauvages — adolescence, identité et territoire ⸻ Sources principales qui m’ont accompagné dans cet épisode : • Warner, M. (1991). Fear of a Queer Planet • Meyer, I. H. (2003). Prejudice, Social Stress, and Mental Health in Lesbian, Gay, and Bisexual Populations • Pahl, R. (1984). Divisions of Labour • Butler, J. (1990). Gender Trouble • Browne, K. (2006). Challenging Queer Geographies • Larson, D. B., & Pargament, K. I. (1990). The Significance of Self-Concealment ⸻ 🎧 Écoute l’épisode complet du podcast La Dame du CDI sur Spotify, Apple Podcasts, et toutes les plateformes. 📲 Insta / TikTok : @natha_nael_r

  • April 22 · 43 min

    EP15 : l’amitié

    Et si l’amitié n’était pas simplement une relation secondaire dans nos vies… mais l’un des liens les plus puissants, les plus structurants et parfois les plus douloureux ? On nous apprend à reconnaître l’amour romantique : à le désirer, à le vivre, à survivre à ses ruptures. Mais l’amitié, elle, reste dans l’angle mort. Moins définie, moins valorisée… et pourtant essentielle. Pourquoi certaines amitiés marquent-elles autant, voire plus, que des histoires d’amour ? Pourquoi certaines ruptures amicales sont-elles si difficiles à comprendre et à surmonter ? Et pourquoi, surtout dans les parcours queer, l’amitié semble-t-elle devenir une question de survie ? Entre les réflexions de Hannah Arendt sur l’amitié comme espace de construction du monde, la théorie de l’attachement de John Bowlby, les analyses sociologiques de Georg Simmel et Mark Granovetter sur les liens sociaux, et les travaux de Kath Weston sur les familles choisies, on comprend que l’amitié est loin d’être un simple “bonus” dans nos vies. Ajoute à cela les dynamiques d’intensité émotionnelle, de dépendance, de projection, mais aussi de rupture souvent silencieuse et sans cadre et l’amitié apparaît comme une relation à la fois libre… et profondément fragile. 🧠 Dans cet épisode, je partage mon rapport personnel à l’amitié : les liens qui construisent, ceux qui étouffent, les relations ambiguës, et surtout les ruptures amicales, ces pertes dont on ne parle presque jamais. 💬 On parlera de : • L’amitié comme relation fondatrice (Hannah Arendt, Georg Simmel) • Le rôle des liens dans nos trajectoires de vie (Mark Granovetter) • L’attachement émotionnel en amitié (John Bowlby) • L’amitié queer comme famille choisie (Kath Weston) • Intensité, dépendance et confusion des sentiments • Les amitiés toxiques et les dynamiques de pouvoir • La rupture amicale : perte, silence et incompréhension • L’évolution des relations dans le temps 🎬 Des références culturelles qui racontent cette réalité : • Frances Ha — l’amitié comme histoire d’amour • Euphoria — dépendance émotionnelle et instabilité • Pose — familles choisies et survie queer • Heartstopper — amitiés réparatrices • The Banshees of Inisherin — la rupture amicale brute et incompréhensible • Friends — le mythe de l’amitié parfaite ⸻ 📚 Sources principales qui m’ont accompagné dans cet épisode : • Arendt, H. (1958). La Condition de l’homme moderne • Simmel, G. (1908). Sociologie • Granovetter, M. (1973). The Strength of Weak Ties • Bowlby, J. (1969). Attachment and Loss • Weston, K. (1991). Families We Choose • Lagasnerie, G. de (2017). Une aspiration au dehors ⸻ 🎧 Écoute l’épisode complet du podcast La Dame du CDI sur Spotify, Apple Podcasts, et toutes les plateformes. 📲 Insta / TikTok : @natha_nael_r ⸻ #Amitié #RuptureAmicale #Relations #Queer #SantéMentale #Psychologie #Sociologie #Attachement #Solitude #Podcast #LaDameDuCDI

  • April 13 · 35 min

    EP14 : gay dans la grande ville

    Et si vivre son homosexualité dans une grande ville n’était pas seulement une question de liberté… mais aussi une expérience profondément ambivalente, entre euphorie, solitude et contradictions ? On fantasme souvent la grande ville comme un refuge : un espace où l’on peut enfin être soi-même, aimer librement, rencontrer, expérimenter. Pour beaucoup d’hommes gays, c’est une renaissance. Mais derrière cette promesse, il existe aussi une réalité plus complexe : solitude malgré les foules, hypersexualisation, pression des corps, et parfois une forme de vide difficile à nommer. Pourquoi est-il parfois plus facile de coucher que d’aimer ? Pourquoi se sent-on seul dans des espaces pourtant remplis de gens qui nous ressemblent ? Entre la théorie du minority stress de Ilan H. Meyer, les travaux sur la solitude de John T. Cacioppo, et les analyses de Alan Downs dans The Velvet Rage, on comprend que l’expérience gay urbaine est traversée par des dynamiques psychologiques et sociales puissantes : recherche de validation, gestion du rejet, construction de soi dans un regard constant. Ajoute à cela les logiques de désir amplifiées par des applications comme Grindr, les hiérarchies internes analysées à travers les concepts de Pierre Bourdieu, et le paradoxe du choix développé par Barry Schwartz, et la grande ville devient un espace où tout est possible… mais où rien n’est simple. 🧠 Dans cet épisode, je partage mon expérience personnelle d’homme gay en grande ville : la découverte, les rencontres, le sentiment de puissance du réseau… mais aussi les moments de solitude, les doutes, et cette sensation étrange d’être entouré sans toujours être connecté. 💬 On parlera de : • La ville comme refuge et espace de liberté (Louis Wirth, INED) • La solitude invisible et le minority stress (Ilan H. Meyer, John T. Cacioppo) • Hypersexualisation, désir et validation (Alan Downs, Michael Pollak) • Drogues, échappatoires et quête de connexion (David Stuart) • Les dynamiques de pouvoir et de capital dans la communauté (Pierre Bourdieu) • Le paradoxe de l’amour dans un monde d’options (Barry Schwartz) • Des références culturelles qui racontent cette réalité (S’aimer dans la grande ville, Giovanni’s Room, Paris Is Burning) ⸻ 📚 Sources principales qui m’ont accompagné dans cet épisode : • Meyer, I. H. (2003). Minority Stress and Mental Health in Gay Men • Cacioppo, J. T. (2008). Loneliness: Human Nature and the Need for Social Connection • Downs, A. (2005). The Velvet Rage • Schwartz, B. (2004). The Paradox of Choice • Wirth, L. (1938). Urbanism as a Way of Life • Bourdieu, P. (1979). La Distinction • Stuart, D. (2010s). Travaux sur le chemsex • Pollak, M. (années 1980). Sociologie des sexualités • INED. Études sur les trajectoires LGBT et la migration vers les villes • Œuvres : S’aimer dans la grande ville (Sang Young Park), Giovanni’s Room (James Baldwin), Paris Is Burning (1990) ⸻ 🎧 Écoute l’épisode complet du podcast La Dame du CDI sur Spotify, Apple Podcasts, et toutes les plateformes. 📲 Insta / TikTok : @natha_nael_r ⸻ #Gay #GrandeVille #Solitude #Queer #CommunautéGay #Grindr #Amour #Sexualité #Chemsex #SantéMentale #MinorityStress #Sociologie #Psychologie #ParisIsBurning #GiovannisRoom #PodcastQueer #Identité #Relations #LaDameDuCDI

  • February 16 · 12 min

    EP13 : Une histoire de déception(s) - chapitre 1 Paul

    Dans cet épisode, je parle de Une histoire de déception(s), le roman feuilleton que je suis en train d’écrire et de publier chapitre après chapitre. Un récit queer, cru et volontairement cynique, né d’une rencontre qui m’a profondément marqué, une histoire de désir, de projections, de malentendus et de silences. C’est un texte frontal sur l’homosexualité, le dating, l’obsession, l’évitement émotionnel et les jeux d’attirance. Une plongée dans les contradictions du lien : vouloir très fort, puis fuir tout aussi fort. Chercher l’intensité, mais redouter l’attachement. Avec, par moments, une dimension charnelle assumée. Je raconte aussi pourquoi j’ai choisi le format feuilleton, ce que ça change dans mon écriture, dans mon rapport à la sincérité, et pourquoi c’est, jusqu’ici, l’œuvre dont je suis le plus fier. 📖 Un nouveau chapitre sort tous les jours ou tous les deux jours pour suivre en direct la montée du trouble, du désir et de la désillusion. https://www.wattpad.com/1604621244?utm_source=ios&utm_medium=link&utm_content=share_reading&wp_page=reading&wp_uname=Nahta_Nael444 💬 Si tu aimes les histoires queer intimes, lucides et sans vernis romantique où l’attirance n’est pas toujours synonyme de salut, cet épisode est pour toi. ⸻ 📲 Insta / TikTok : @natha_nael_r ⸻ #RomanQueer #Feuilleton #Écriture #PodcastLittéraire #Dating #Désir #RelationsModernes #Queer #Smut #ÉcritureIntime #BookTokFR #LittératureQueer #LaDameDuCDI #RomanContemporain

  • February 2 · 42 min

    EP12 : Mon corps, nos corps

    Et si notre rapport au corps n’était pas seulement une question de volonté, mais aussi un reflet de la société, de notre culture, et de notre histoire familiale ? Depuis l’enfance, nous sommes confronté·es à des injonctions : être mince, musclé, désirable, performant. Ces normes traversent la société entière, mais se renforcent dans certaines communautés, comme la communauté gay, et sur les réseaux sociaux. Entre l’obsession du muscle, la pression à la maigreur, et les standards irréalistes diffusés par Instagram ou TikTok, notre corps devient un terrain de bataille. Mais que dit notre rapport au corps sur nous ? Sur nos émotions, notre confiance, notre identité ? Entre la psychologie de l’image corporelle (Cash & Smolak), la théorie de la comparaison sociale de Festinger, et les travaux sur la dysmorphie musculaire (Pope, Phillips & Olivardia), on comprend que nos complexes ne sont jamais que personnels : ils sont socialement construits. Ajouter à cela l’influence familiale et la transmission émotionnelle des troubles alimentaires (Orbach), et le corps devient aussi un héritage. 🧠 Dans cet épisode, je partage mon parcours intime avec mon corps : mes complexes depuis l’enfance, mes luttes avec l’alimentation et l’hyperphagie, mon rapport au sport, mes moments de fierté… et mes contradictions. Parce qu’apprendre à vivre avec son corps, c’est à la fois un chemin individuel et une réflexion sur les normes qui nous entourent. 💬 On parlera de : • Les pressions sociales et médiatiques sur le corps (Festinger, Fredrickson & Roberts) • L’obsession du muscle et les standards dans la communauté gay (The Adonis Complex, Pope et al.) • L’impact familial et la transmission des troubles alimentaires (Susie Orbach, Fat is a Feminist Issue) • Comment développer un rapport plus bienveillant à soi (Kristin Neff, Self-Compassion) • Des exemples culturels pour illustrer ces pressions (To the Bone, Euphoria, Black Swan) ⸻ 📚 Sources principales qui m’ont accompagné dans cet épisode : • Cash, T. F., & Smolak, L. (2011). Body Image: A Handbook of Science, Practice, and Prevention • Pope, H. G., Phillips, K. A., & Olivardia, R. (2000). The Adonis Complex • Fredrickson, B. L., & Roberts, T.-A. (1997). Objectification theory: Toward understanding women’s lived experiences and mental health risks • Festinger, L. (1954). A Theory of Social Comparison Processes • Orbach, S. (1978). Fat is a Feminist Issue • Neff, K. (2011). Self-Compassion: The Proven Power of Being Kind to Yourself • Documentaires / films : To the Bone (2017), Euphoria (2019–), Black Swan (2010), The Whale (2022) ⸻ 🎧 Écoute l’épisode complet du podcast La Dame du CDI sur Spotify, Apple Podcasts, et toutes les plateformes. 📲 Insta / TikTok : @natha_nael_r ⸻ #Corps #BodyImage #Muscle #Fatphobia #Dysmorphie #SelfCompassion #Psychologie #Sociologie #Queer #CommunautéGay #Hyperphagie #Alimentation #ToTheBone #Euphoria #BlackSwan #PodcastQueer #Identité #AmourDeSoi #LaDameDuCDI

  • January 4 · 33 min

    EP11 - Préparer 2026

    Et si préparer son année n’était pas une liste de résolutions de plus… mais un acte de soin envers soi-même ? Dans cet épisode en solo, je te partage ma manière très personnelle de préparer 2026. Pas pour devenir une version “optimisée” de moi-même, mais pour construire une année plus juste, plus habitée, plus consciente. Je te parle de rituels simples, d’écriture, de lenteur, de marches sans téléphone, de questions qui dérangent un peu — celles qui ne cherchent pas la performance, mais le sens. Celles qui permettent d’aligner ce qu’on fait avec ce qu’on ressent vraiment. Cet épisode est une invitation à sortir du fantasme des bonnes résolutions, pour entrer dans une réflexion plus profonde : Qu’est-ce que je veux nourrir cette année ? Qu’est-ce que je ne veux plus poursuivre par automatisme ? Qu’est-ce que je fais pour être heureux… et qu’est-ce que je fais par conditionnement ? Je m’appuie sur des ressources qui m’accompagnent depuis longtemps : – The Artist’s Way de Julia Cameron, pour la puissance de l’écriture comme outil de clarté et de reconnexion – Atomic Habits de James Clear, pour repenser le changement non pas comme une révolution brutale, mais comme une accumulation de petits gestes – Une réflexion inspirée de la vidéo “Don’t chase happiness, become anti-fragile”, qui questionne notre obsession du bonheur et propose une autre manière d’envisager la solidité intérieure – Et les échos d’un podcast de l’Impératrice Wu, qui m’a profondément marqué dans ma façon de penser l’intention et le rythme Ici, pas de plan parfait. Pas de vision board magique. Juste un espace pour réfléchir ensemble, ralentir, écrire, marcher, et préparer l’année à venir sans se violenter. Si tu écoutes cet épisode, je t’invite à poser ton téléphone, à prendre un carnet (ou non), et à t’autoriser à penser ton année autrement. Avec honnêteté. Avec douceur. Et sans te trahir. ⸻ 🎧 Nouvel épisode de La Dame du CDI disponible sur Spotify, Apple Podcasts et toutes les plateformes. 📲 Retrouve-moi aussi sur Instagram & TikTok : @natha_nael_r ⸻ #Résolutions2026 #Introspection #Écriture #Rituels #DéveloppementPersonnel #LaDameDuCDI #PodcastFrancophone #JuliaCameron #AtomicHabits #JamesClear #AntiFragile #Conscience #SlowLife #Alignement #NouvelleAnnée

  • Nov 30, 2025 · 32 min

    EP10: Parlons sexualité avec Jadorellle

    Et si on arrêtait enfin de chuchoter autour du sexe ? Dans cet épisode aussi intime que libérateur, je reçois Jadorelle, créatrice de contenu Astro… et accessoirement ma meilleure amie. Ensemble, on transforme la gêne en jeu, les tabous en rires, et les non-dits en conversations nécessaires. À travers un jeu de questions autour de la sexualité, on explore sans filtre nos désirs, nos limites, nos curiosités, nos fantasmes, mais aussi nos croyances héritées, nos contradictions et nos zones d’ombre. Pas pour choquer. Mais pour comprendre. Pour apprendre. Et surtout : pour déculpabiliser. Parce que parler de sexualité, ce n’est pas seulement parler de sexe. C’est parler de pouvoir, de honte, de plaisir, d’éducation, de trauma, de liberté et d’intimité. 🫦 Qu’est-ce qu’on désire vraiment : ce que l’on veut… ou ce que l’on a appris à vouloir ? 💭 Comment l’astrologie, la culture et nos expériences façonnent-elles notre rapport au corps et au plaisir ? 🔥 Peut-on jouer avec les codes sans se perdre soi-même ? Dans cet épisode, on rit, on s’étonne, on se confie et on déconstruit. Avec douceur, honnêteté, et une bonne dose d’autodérision. Un moment entre amies, mais surtout une invitation à t’interroger sur TON rapport à la sexualité. Sans honte. Sans masque. Sans scénario tout fait. ⸻ 🎧 Nouvel épisode de La Dame du CDI disponible sur Spotify, Apple Podcasts et toutes les plateformes. 📲 Retrouve-nous aussi sur Insta & TikTok : @natha_nael_r & ​⁠ ⸻ #Sexualité #Désir #Tabou #DiscussionEntreAmies #Astrologie #Jadorelle #LaDameDuCDI #PodcastFrancophone #Plaisir #Intimité #Féminité #Jeu #Conscience #Libération #Questionnement #Déconstruction #AmourDeSoi

  • Nov 2, 2025 · 24 min

    EP9 : Suis-je bisexuel ?

    Et si le désir n’était pas aussi binaire qu’on nous l’a appris ? Depuis le célèbre Rapport Kinsey dans les années 1940, les chercheurs et chercheuses n’ont cessé de remettre en question la frontière entre homosexualité et hétérosexualité. Sur son échelle du désir, Kinsey montrait déjà que peu de gens se situaient aux extrêmes. La majorité d’entre nous flotterait quelque part entre les deux … parfois sans même le savoir. Mais que dit cette fluidité sur nous ? Sur notre rapport au genre, à la culture, à la norme ? Entre la psychologie de l’attachement de Bowlby, la sociologie du goût de Bourdieu, et les travaux contemporains sur la plasticité du désir, la bisexualité devient un prisme fascinant pour penser notre humanité. 🧠 Sommes-nous vraiment “faits” pour n’aimer qu’un seul genre, ou avons-nous simplement appris à désirer dans un cadre culturel restreint ? Et si la bisexualité n’était pas une “exception”, mais la règle que la société nous a appris à oublier ? 💬 Dans cet épisode, je t’invite à explorer la question sans tabou : ce qui relève du biologique, du psychologique, mais aussi du culturel. Parce que le bon goût, le désir, les préférences… tout s’apprend. ⸻ 📚 Sources qui m’ont accompagné dans cette réflexion : ​ Kinsey, A. (1948). Sexual Behavior in the Human Male ​ Kinsey, A. (1953). Sexual Behavior in the Human Female ​ Bowlby, J. (1969). Attachment and Loss ​ Bourdieu, P. (1979). La Distinction ​ Lisa Diamond (2008). Sexual Fluidity: Understanding Women's Love and Desire ​ Savin-Williams, R. (2017). Mostly Straight: Sexual Fluidity among Men ​ American Psychological Association (2023) — Research on sexual fluidity and spectrum ⸻ 🎧 Écoute l’épisode complet du podcast La Dame du CDI sur Spotify, Apple Podcasts, et toutes les plateformes. 📲 Insta / TikTok : @natha_nael_r ⸻ #Bisexualité #Kinsey #Bowlby #Bourdieu #Fluidité #SexualFluidity #Psychologie #Sociologie #Désir #CultureDuGoût #Queer #LaDameDuCDI #Podcast #Identité #Amour #Genre #LaDistinction #LisaDiamond

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