
SEPTEMBRE JAUNE : Je pensais ne JAMAIS dépasser cet âge
Septembre est le mois de la prévention du su1c1de. 🟡 Et pourtant, j’ai énormément hésité à faire cet épisode. Depuis quelque temps, on voit circuler une tendance où l’on affiche son âge actuel en expliquant qu’on est heureux de ne pas être « resté·e à 13 ans ». Une manière de parler de pensées suicidaires passées, mais qui m’a aussi beaucoup questionné : où se situe la frontière entre témoigner de sa souffrance et la transformer en esthétique ? J’ai moi-même longtemps pensé que ces pensées ne disparaîtraient jamais. J’ai fait beaucoup de thérapie, traversé des périodes très sombres, et aujourd’hui je suis profondément heureux d’être encore là. Dans cet épisode, je parle donc de suicide, de santé mentale, de ce sentiment de ne jamais pouvoir sortir de sa souffrance, mais aussi de la manière dont les personnes LGBTQIA+ sont davantage exposées aux pensées suicidaires, notamment à cause des discriminations, du rejet et des violences. Et surtout, j’essaie de comprendre une chose : comment raconter le suicide sans le romantiser, tout en laissant une place à l’espoir ? 📚 Références Ilan H. Meyer — Prejudice, Social Stress, and Mental Health in Lesbian, Gay, and Bisexual Populations (2003) Santé publique France — données sur la santé mentale et le risque suicidaire des minorités sexuelles Josh Silver — Fruit Fly Hanya Yanagihara — A Little Life David Foenkinos — Vers la beauté Si vous avez des pensées suicidaires ou si vous vous inquiétez pour quelqu’un : 3114, numéro national de prévention du suicide, gratuit et disponible 24h/24 et 7j/7. Et surtout : ne confondez pas ce que vous ressentez aujourd’hui avec ce que vous ressentirez toute votre vie. Moi, je pensais que ça ne partirait jamais. Et pourtant, c’est parti. 🫂