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BusinessNon-Profit

DONORS | TIPS

Emilie Compignie

DONORS | TIPS, le podcast qui rapproche les donateurs des fundraisers!
Ce podcast, proposé par Emilie Compignie, offre des interviews de donateurs institutionnels suisses et internationaux afin qu'ils puissent transmettre aux organisations à but non lucratif, et plus particulièrement aux fundraisers, des informations clés et des astuces pour une collecte de fonds réussie.
Emilie est Fondatrice de E | C Consulting qui propose une expertise pour les organisations à but non lucratif en collecte de fonds, création de projets, processes internes et installation à Genève (https://ec-consulting.ch)

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  • 20 episodes
  • monthly
  • Avg 36 min
  • French
  • S5 · E9
    September 28 · 32 min

    Philanthropie de crise : quand l'État recule, qui avance ?

    2025 restera une année charnière pour les organisations de la société civile. L'aide publique au développement des pays membres du Comité d'aide au développement de l'OCDE a chuté de 23,1 % en termes réels, soit la plus forte contraction annuelle jamais mesurée depuis la création de l'indicateur en 1969. Aux États-Unis, l'administration Trump a supprimé 83 % des programmes de l'USAID, gelant plus de 60 milliards de dollars, soit près de 40 % du financement humanitaire mondial. En France, l'aide publique au développement a subi une coupe de plus de 2,1 milliards d'euros. En Europe, l'Allemagne, le Royaume-Uni, le Japon et la France ont réduit simultanément leur aide deux années consécutives pour la première fois depuis 1995. Même la Suisse n'a pas été épargnée. Les ONG en ressentent déjà les effets concrets : licenciements, projets suspendus, et pour certaines, la menace d'une fermeture pure et simple. Dans ce contexte de désengagement public massif, tous les regards se tournent vers la philanthropie privée. Mais peut-elle réellement combler un tel gouffre ? La question est loin d'être rhétorique. En Europe, selon les estimations de l'European Research Network on Philanthropy couvrant 23 pays, la philanthropie représente environ 104,5 milliards d'euros par an. En Suisse, les quelque 13 000 fondations d'utilité publique engagent chaque année plus de 6 milliards de francs suisses au service de projets d'intérêt général, un chiffre lui-même revu à la hausse ces dernières années. Des volumes considérables, mais qui restent sans commune mesure avec les budgets publics qui s'effacent. Alors que signifie concrètement ce basculement pour les organisations qui vivent de ces financements ? Comment doivent-elles se repositionner ? Et quel rôle la philanthropie peut-elle, et veut-elle, réellement jouer dans ce nouveau paysage ? C'est à ces questions que répond, dans ce nouvel épisode de DONORS | TIPS, Karin Jestin, conseillère en philanthropie stratégique et fondatrice de Philanthropic & Humanitarian Initiatives. Au fil de l'échange, plusieurs enjeux clés sont abordés : L'ampleur réelle des coupes budgétaires et les thématiques les plus touchées. Ce que la philanthropie peut, et ne peut pas, absorber face à ce déficit. Comment le rôle de la philanthropie évolue dans un contexte de désengagement public. Ce que ce basculement signifie concrètement pour les petites et moyennes organisations. Comment le rôle des ONG doit se réinventer face à ces transformations. Les conseils pratiques pour anticiper ces évolutions sur les prochaines années. Quand l'État recule, la philanthropie ne peut pas simplement combler le vide : elle doit aussi choisir où elle veut aller, avec qui, et pourquoi. Un épisode nécessaire, au moment où ces questions ne peuvent plus attendre. Bonne écoute !

  • S5 · E8
    August 24 · 55 min

    L'ère de l'impact investing : la philanthropie 3.0 ? avec la Fondation Valery

    La philanthropie traditionnelle fait face à un défi structurel : comment maximiser l'impact d'un capital limité dans un monde confronté à des crises environnementales et sociales d'une ampleur croissante ? Dans ce contexte, l'impact investing s'impose progressivement comme une réponse stratégique, brouillant la frontière entre le don et l'investissement pour faire du capital un levier actif de transformation. À Genève, carrefour mondial de la finance et de la philanthropie, cette évolution prend une résonance particulière. Selon Swiss Sustainable Finance, près de 228 milliards de francs sont aujourd'hui gérés via des stratégies d'impact investing en Suisse, un chiffre en progression constante. C'est dans cette dynamique que la Fondation Valery a opéré un tournant stratégique décisif : passer d'une logique de don classique à une approche d'investissement direct, en soutenant des projets à fort potentiel dans les domaines de la biodiversité, de l'économie circulaire et des énergies renouvelables. Dans ce nouvel épisode de DONORS|TIPS, je reçois Yannick Ritschel, directeur exécutif de la Fondation Valery, formé à HEC et ancien Business manager chez Pictet, qui nous partage les coulisses de cette transformation et les enseignements tirés du terrain. Au fil de l'échange, plusieurs enjeux clés sont abordés : Comprendre les différents véhicules financiers : impact investing, ESG, private equity et ce qui les distingue concrètement. Pourquoi et comment une fondation dotée peut repenser sa prise de risque pour maximiser son impact à long terme. Le concept de "double impact" : concilier rendement financier et résultats mesurables sur le plan social et environnemental. Des exemples concrets d'investissements menés par la Fondation Valery, de la R&D aux prises de participation dans des start-ups. Les conseils pratiques pour les porteurs de projets qui souhaitent convaincre une fondation d'investir plutôt que de donner. Investir à impact, ce n'est pas renoncer à la mission philanthropique, c'est la prolonger autrement : en faisant travailler le capital pour qu'il se régénère et finance encore plus de projets demain. Un épisode plus long que d'habitude pour un sujet qui le mérite largement. Bonne écoute !

  • S5 · E7
    July 27 · 31 min

    TIPS | 2026 - Partie 1

    Dans cet épisode spécial TIPS, Mia Matias, stagiaire en communication chez E|C Consulting, est votre hôte et vous propose un condensé des astuces partagées par les invités de DONORS | TIPS autour de différents sujets clés pour la collecte de fonds, la philanthropie stratégique et le vivre-ensemble. Cette première partie de l'année 2026 a été particulièrement riche ! En effet, plusieurs conversations ont mis en lumière des approches essentielles pour renforcer les organisations, naviguer des partenariats complexes et mobiliser des ressources de manière plus efficace et plus inclusive. Découvrons ou redécouvrons ensemble les astuces de ce début d'année, avec : > Leila Rosset, Chargée de Projets Vivre-Ensemble et Prévention du Racisme au Bureau Cantonal pour l'Intégration des étrangers et la prévention du racisme (BCI) du Canton de Vaud, sur les erreurs les plus fréquentes dans les budgets des demandes de financement et les bonnes pratiques à adopter. > Grégory Renand, Directeur de la Z Zürich Foundation, sur les conseils clés pour renforcer la résilience d'une organisation à but non lucratif. > Julien Pfyffer, fondateur de la Fondation Octopus, sur l'astuce clé pour engager durablement des mécènes sur des thématiques complexes et méconnues. (épisode hors-série Podcasthon 2026) > Michaela Büschi, Coordinatrice du partage des savoirs à la Fédération Genevoise de Coopération (FGC), sur le Top 3 des outils de capitalisation à intégrer dès le début d'un projet. > {In English} Kelley Buhles, Founder of Buhles Consulting, on the most harmful 'fake rules' foundations need to unlearn when shifting to participatory grantmaking models. Un épisode riche en perspectives, en bonnes pratiques et en éclairages concrets pour nourrir votre stratégie philanthropique. Bonne écoute !

  • S5 · E6
    June 22 · 40 min

    Stimuler la participation et le vivre-ensemble avec la Fondation Leenaards

    Dans une société où la participation citoyenne devient plus sélective, plus fragmentée et parfois plus fragile, une question s’impose : comment recréer les conditions d’un engagement durable autour du bien commun ? En Suisse, l’attachement au vivre-ensemble demeure fort, mais il se heurte à des réalités de plus en plus complexes : fatigue civique, défiance institutionnelle, individualisation des parcours et difficulté croissante à faire émerger des espaces de dialogue qui rassemblent vraiment. Dans ce contexte, la Fondation Leenaards s’inscrit comme un acteur clé du paysage philanthropique romand, en soutenant des initiatives qui relient démocratie, jeunesse, santé, culture et durabilité. Fondation d’utilité publique active sur l’arc lémanique, la Fondation Leenaards a progressivement fait évoluer son action vers des approches plus transversales, en misant sur l’expérimentation, la collaboration et l’identification d’angles morts pour agir là où les besoins sont encore mal couverts. Cette dynamique se traduit notamment par ses engagements autour de la démocratie participative, des initiatives en faveur des jeunes, et par le lancement du programme « Vers une santé partagée », qui propose de penser la santé comme un bien commun, au-delà d’une lecture purement biomédicale. C’est dans ce cadre que j’accueille dans ce nouvel épisode de DONORS | TIPS, Sabrina Grassi, Directrice Exécutive de la Fondation Leenaards, pour revenir sur cette évolution stratégique et sur les leviers concrets qui permettent de renforcer le vivre-ensemble. Au fil de l’échange, plusieurs enjeux clés sont abordés : Comprendre l’état d’esprit actuel des citoyens suisses face aux grands sujets de société, entre engagement réel, lassitude et besoin de renouvellement. Pourquoi la Fondation Leenaards a choisi d’élargir ses champs d’action vers des programmes plus transversaux, centrés sur la jeunesse, la durabilité et la démocratie. Le rôle de l’expérimentation et de la recherche d’angles morts pour mieux identifier les besoins de terrain et y répondre de manière pertinente. Des exemples concrets de collaborations autour de la thématique démocratie, notamment avec l’association Et pourquoi pas ?, qui mise sur le pair-à-pair pour lutter contre l’abstentionnisme des jeunes. Le lancement du programme « Vers une santé partagée » et les raisons qui ont conduit la fondation à privilégier une approche globale de la santé, à la croisée des dimensions sociales, relationnelles et systémiques. Les conseils pratiques pour les organisations et les citoyens qui souhaitent agir concrètement pour le vivre-ensemble sur leur territoire. Stimuler la participation, ce n’est pas seulement encourager les gens à prendre part aux décisions : c’est recréer du lien, redonner du sens à l’action collective et inventer des formes d’engagement à la hauteur des défis contemporains. Avec la Fondation Leenaards, on voit qu’une philanthropie attentive au vivant social peut devenir un puissant levier pour renforcer la démocratie, la santé et la cohésion. Bonne écoute !

  • S5 · E5
    May 25 · 39 min

    Capitaliser pour durer - Quand l’apprentissage devient un investissement stratégique avec la Fédération Genevoise de Coopération

    Le secteur de la coopération au développement fait face à des crises climatiques, sociales et géopolitiques complexes combinées à des ressources limitées. Dans ce contexte, la capitalisation des expériences devient un levier stratégique essentiel pour renforcer l’efficacité et la durabilité des interventions. Pourtant, en l’absence de méthodes adaptées et de processus structurés, ces savoirs restent souvent informels, fragmentés, voire perdus avec le temps. À Genève, écosystème dense de la solidarité internationale, cette problématique prend une dimension particulière. La concentration d’acteurs rend indispensable la mise en commun des expériences afin d’éviter la duplication des efforts et de favoriser une intelligence collective au service du développement. C’est dans cette dynamique que la Fédération Genevoise de Coopération a publié en novembre 2025 le guide Outils de capitalisation, conçu pour accompagner les organisations dans la structuration de leurs apprentissages. Dans ce nouvel épisode de DONORS|TIPS, je reçois Michaela Büschi, Coordinatrice du partage des savoirs à la FGC et co-autrice du guide aux côtés de Anne Gueye-Girardet, revient sur le rôle clé de la capitalisation dans la coopération au développement. Elle explique pourquoi celle-ci dépasse une logique d’apprentissage interne pour devenir un véritable outil stratégique aux service de l’efficacité et de la durabilité des projets. Au fil de l’échange, plusieurs enjeux clés sont abordés: Comprendre la différence entre capitalisation et communication, et pourquoi structurer l’apprentissage est essentiel. Les risques liés à la perte de savoirs tacites et d’expériences du terrain. L’importance de mobiliser les acteurs locaux et d’intégrer le pouvoir d’agir des bénéficiaires. Les outils pratiques pour capitaliser dès le lancement d’un projet : ateliers collectifs, construction d’une compréhension commune, grilles d’inventaire et arbres de compréhension. Des exemples concrets tirés de 13 fiches de cas, illustrant comment des expériences de petites et grandes équipes peuvent être transformées en bonnes pratiques transférables. Capitaliser, ce n’est pas seulement apprendre du passé, c’est apprendre ensemble pour mieux agir demain et ainsi renforcer l’impact, la cohérence et la durabilité des actions de coopération. Bonne écoute ! Ressources: → Accédez à la page capitalisation d’expériences (régulièrement mise à jour) & Téléchargez le guide FGC « Outils de capitalisation » : Lien direct → En savoir plus sur la FGC : Lien direct

  • S5 · E4
    April 27 · 34 min

    Giving Up Power: How Participatory Grantmaking Is Rewriting Philanthropy's Rules

    For decades, the traditional philanthropic model has been straightforward: wealthy donors and foundation boards decide who gets funded, what problems deserve attention, and how success should be measured. But a quiet revolution is underway, challenging this top-down approach and asking a fundamental question: what if the communities most affected by social issues were the ones making the funding decisions? This shift reflects a broader transformation in how we think about economic systems and power. The concept of a "new economy" – one that moves from extraction to regeneration, from concentration to distribution – is gaining traction globally. According to the Climate Justice Alliance's Just Transition framework, this means transitioning from an economy that extracts wealth and resources to one that regenerates communities and ecosystems. In this vision, the extreme wealth accumulation that makes modern philanthropy possible would itself be questioned. Yet philanthropy isn't disappearing – it's evolving. Participatory grantmaking, where funding decisions are shared with or led by community members, has grown dramatically in recent years, with the Participatory Grantmaking Community of Practice tracking over 200 funds using this approach worldwide. This represents a fundamental rethinking of expertise and power: the idea that lived experience should count as much as, or more than, professional credentials when it comes to identifying community needs and solutions. The implications extend beyond grantmaking itself. Forward-thinking foundations are beginning to align their entire endowments – not just their grant budgets – with community wealth-building principles. Organizations like the Kataly Foundation are pioneering 100% mission-aligned investing strategies, blurring the traditional separation between philanthropic grants and investment returns. Meanwhile, innovative models like Fund Action in Europe are democratizing decision-making with an activist-led participatory grantmaking fund. But this transformation isn't easy. Shifting power means confronting uncomfortable questions about who deserves to make decisions, unlearning supposed "best practices," and sitting with the discomfort that comes when established norms are challenged. It requires acknowledging that many of philanthropy's sacred rules were never based on evidence – they were simply made up. In this episode, Kelley Buhles, Founder of Buhles Consulting, takes us through what this new philanthropy looks like in practice, the challenges it faces, and why it might be essential for building a more just and regenerative economy. For more information, visit : Buhles Consulting Participatory Grantmakers

  • S5 · E3
    March 16 · 45 min

    {HORS-SERIE PODCASTHON} Fondation Octopus : Science et exploration pour développer la connaissance marine

    Cet épisode est un hors-série enregistré dans le cadre du Podcasthon 2026, un événement qui mobilise des centaines de podcasteurs francophones afin de mettre en lumière des associations et fondations opérationnelles engagées. Les océans couvrent plus de 70 % de la surface de notre planète. Pourtant, ils restent encore largement inexplorés. Sous la surface se cachent des écosystèmes fragiles, une biodiversité exceptionnelle, mais aussi un patrimoine historique et scientifique immense. Explorer ces milieux représente un défi technique, humain et financier considérable. Dans cet épisode spécial, Malou Lugat, stagiaire en communication, reçoit Julien Pfyffer, fondateur de la Fondation Octopus, une organisation suisse créée en 2015 qui soutient l’exploration scientifique dans les milieux marins et aquatiques. Particularité de cette fondation : elle ne finance pas directement les chercheurs. Elle conçoit et développe pour eux des outils techniques sur-mesure, adaptés aux environnements extrêmes dans lesquels ils évoluent. Une approche innovante, fondée sur l’éthique, la responsabilité et le partage en open-source des connaissances et des technologies développées. Au cours de notre échange, nous abordons : La naissance de la Fondation Octopus et la vision qui a motivé sa création ; Les enjeux actuels liés à l’exploration des fonds marins et à l’état des océans ; Les projets scientifiques soutenus par la fondation ; Le fonctionnement unique basé sur la conception d’outils personnalisés pour les chercheurs ; L’importance des principes d’éthique, de responsabilité et d’open-source dans leurs actions ; Les défis rencontrés auprès des mécènes et les clés pour les engager durablement dans des projets scientifiques complexes. Cet épisode met en lumière une autre manière de soutenir la recherche : en accompagnant concrètement celles et ceux qui explorent l’invisible, afin de mieux comprendre et préserver notre patrimoine naturel et subaquatique. Pour en savoir plus sur la Fondation Octopus et découvrir leurs projets : > Site web : http://octopusfoundation.org Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas à le partager et à soutenir les initiatives qui œuvrent pour la connaissance et la protection des milieux aquatiques.

  • S5 · E2
    February 23 · 38 min

    Les Partenariats Publics Privés Philanthropiques : Nouvelle architecture de la philanthropie stratégique

    Dans un monde confronté à des défis d'une complexité sans précédent – du changement climatique à l'accès aux soins de santé en passant par l'éducation – les acteurs traditionnels du développement cherchent de nouvelles formes de collaboration. C'est dans ce contexte qu'émergent les partenariats publics privés philanthropiques (PPPP), aussi appelés modèles 4P, qui réinventent la manière dont les secteurs public, privé et philanthropique s'associent pour créer un impact systémique. Les partenariats public-privé trouvent leurs racines historiques loin dans le passé, notamment avec le financement du Canal du Midi en France dès 1666. Toutefois, leur forme moderne a véritablement pris son essor avec l'introduction du Private Finance Initiative au Royaume-Uni en 1992, avant de se répandre mondialement. L'évolution récente la plus significative concerne l'intégration de la philanthropie dans ces partenariats. Les 4P représentent une collaboration formalisée entre les trois secteurs, où chacun apporte ses forces uniques : le secteur public crée les conditions favorables par des politiques et régulations, le secteur privé apporte son efficacité opérationnelle et sa capacité de mise à l'échelle, tandis que la philanthropie joue un rôle catalyseur avec son capital flexible, sa tolérance au risque et sa capacité à construire des ponts entre acteurs aux intérêts divergents. En décembre 2023, un rapport majeur analysant 46 PPPP à travers le monde a été publié lors de la COP28, révélant leur potentiel pour générer une transformation systémique. Toutefois, en Suisse, les véritables PPPP ne suscitent pas encore beaucoup d'intérêt comparativement à d'autres pays européens, représentant ainsi une opportunité de développement considérable pour le secteur philanthropique suisse. La Z Zürich Foundation se positionne comme pionnière en la matière et incarne cette nouvelle approche collaborative. En 2024, elle a impacté positivement 10,5 millions de vies – doublant sa portée par rapport à l'année précédente. Avec plus de 100 programmes de développement dans plus de 60 pays et le soutien à 350 communautés à travers le monde, la fondation illustre comment les partenariats stratégiques peuvent multiplier l'impact philanthropique à l'échelle globale. Je suis donc ravie d’accueillir, pour la seconde fois à mon micro, Grégory Renand, Directeur de la Z Zürich Foundation, pour nous parler de ce sujet désormais incontournable. Pour plus d'informations sur la Z Zürich Foundation : https://www.zurich.foundation

  • S5 · E1
    January 26 · 39 min

    +38% d'incidents racistes : comment le Canton de Vaud finance la lutte contre les discriminations

    En Suisse, le Canton de Vaud, qui accueille chaque année près de 20'000 nouveaux habitants et compte plus de 175 nationalités, fait face à des enjeux d'intégration majeurs dans un contexte de montée préoccupante des discriminations. Le rapport 2024 du Réseau de centres de conseil pour les victimes de racisme révèle une augmentation alarmante des incidents racistes en Suisse, avec 1211 cas recensés, soit 38 % de plus qu'en 2023. Ces incidents se concentrent principalement dans les domaines de l'éducation, sur le lieu de travail et dans l'espace public, le plus souvent sous forme de xénophobie et de racisme anti-Noirs. Cette hausse reflète non seulement une augmentation des actes discriminatoires, mais aussi une meilleure documentation des cas. Dans le Canton de Vaud, le nombre de consultations pour victimes de racisme est passé d'une douzaine au lancement du service à plus de 80 consultations annuelles aujourd'hui, témoignant d'un besoin croissant d'accompagnement et de soutien. Face à ces défis, le Bureau Cantonal pour l'Intégration des étrangers et la prévention du racisme (BCI) déploie des moyens considérables. Près de 50'000 personnes, suisses et immigrées, sont touchées chaque année par 764 activités et mesures d'intégration et de prévention contre le racisme, dont 442 cours de français. Le BCI s'appuie sur un réseau dense de partenaires : associations communautaires, communes, institutions scolaires et même la police, avec qui il développe des projets innovants allant des ateliers de sensibilisation aux projets de préparation à la naissance avec interprétariat communautaire. Dans ce nouvel épisode de DONORS|TIPS, je reçois Leila Rosset, Chargée de Projets Vivre-Ensemble et Prévention du Racisme au BCI. Elle nous dévoilera les coulisses de cette action essentielle : comment le BCI accompagne ses partenaires pour construire une société vaudoise plus inclusive et solidaire; quelles initiatives permettent de cibler le vivre-ensemble; ou encore comment le tissu local est essentiel pour ce travail de terrain. Bonne écoute ! Pour plus d'informations sur le BCI, cliquez ici.

  • S4 · E12
    Dec 15, 2025 · 21 min

    TIPS | 2025 - Partie 2

    Dans cet épisode hivernal, Malou Lugat-Laidevant, stagiaire en communication chez E|C Consulting, est votre hôte et vous propose un condensé des astuces partagées par les invités de DONORS | TIPS autour de différents sujets clés pour la collecte de fonds et la philanthropie stratégique. Cette deuxième partie de l’année 2025 a été particulièrement dense ! En effet, plusieurs conversations ont mis en lumière des approches essentielles pour renforcer les organisations, créer des collaborations durables et mobiliser des ressources de manière plus efficace. Découvrons ou redécouvrons ensemble les astuces de cette fin d’année, avec : *En français* > Miguel Pérez de Guzmán, Délégué général de la Fondation Etrillard, sur les ingrédients indispensables pour créer un partenariat solide dans le domaine de la culture. > Sophie Pelka, Give It Forward Trust, sur comment convaincre les personnes ayant les moyens de donner qu’elles peuvent véritablement faire la différence. *In English* > Arielle Wat, Social Impact Partnerships Manager at ON, on what her tips would be to nurture and maintain a strong relationship with a corporate donor. > Ariane Waldvogel, Executive Director of the Pro Victimis Foundation, on how non-profit organizations can mobilize more resources for forgotten causes. > Jess Hackett, Coordinator of the Coalition for Impact, a global network working to shift the private wealth system toward regenerative capital, on how to navigate collaboration and build trust within a coalition or a group of people. Un épisode riche en perspectives, en bonnes pratiques et en éclairages concrets pour nourrir votre stratégie philanthropique. Bonne écoute !

  • S4 · E11
    Nov 24, 2025 · 36 min

    Beyond Accumulation: Rewiring Private Wealth for Systemic Impact with the Coalition for Impact

    The landscape of global philanthropy stands at a critical juncture. In 2023, the world's ultra-high-net-wealth population reached more than 426,000 individuals, collectively holding $49 trillion in assets, yet fundamental questions remain about how this wealth translates into meaningful systemic change. Ultra-wealthy individuals donated $190 billion to philanthropic causes in 2022, representing nearly 38% of all individual giving, but despite these impressive figures, many of today's most pressing challenges—climate change, inequality, and social injustice—persist and even intensify. The complexity lies not in the absence of capital or good intentions, but in the system itself. Funders face a tricky balancing act: they need to grasp the complexity and ever-shifting nature of the systems they seek to change while also needing constant feedback loops that signal progress toward impact goals. According to the 2023 Global Philanthropy Tracker, 47 countries contributed $70 billion in cross-border philanthropic outflows in 2020, yet this represents only a fraction of what's possible when we consider the untapped potential of the private wealth system. The 2024 Cerulli Report estimates that $124 trillion will be transferred across generations in the next 25 years, with $18 trillion designated for philanthropy —a transfer that presents both unprecedented opportunity and risk. Will this intergenerational wealth transition perpetuate systems of extraction and accumulation, or can it catalyze genuine transformation? In this episode of DONORS|TIPS, we explore these questions with Jess Hackett, Coordinator of the Coalition for Impact, a global network of networks working to shift the private wealth system from extraction toward capital that preserves and improves all life. We dive into the complexities of the private wealth ecosystem, examine the real challenges faced by families wanting to create systemic impact, and uncover how collaboration and systems thinking can unlock transformation at scale. For more information: > Website of the Coalition for Impact > Mapping of the private wealth system Additional resources mentioned in this episode: 1. The Impact a community of families investing for impact. 2. Toniic - a global community of impact investors 3. TWIST & their white paper on Emergence & Co-creation for investing for systems change 4. Centre for Sustainable Finance & Private Wealth - Investor's Guide to Systemic Investing 5. The Enough Project

  • S4 · E10
    Oct 27, 2025 · 32 min

    Philanthropie : et si on arrêtait de jouer la sécurité ? Avec Give It Forward Trust

    Dans le monde de la philanthropie, un paradoxe persiste : alors que les fondations affirment vouloir maximiser leur impact social, leurs pratiques révèlent souvent un profond déséquilibre de pouvoir. Selon le Center for Effective Philanthropy, 57% des fondations déclarent que moins d'un quart de leurs membres du conseil d'administration sont des personnes de couleur. Plus troublant encore, les organisations à but non lucratif dirigées par des Afro-Américains ont des revenus 24% inférieurs à ceux de leurs homologues dirigées par des Blancs, et leurs actifs nets non fléchés sont 76% inférieurs, selon les recherches d'Echoing Green et Bridgespan. Ce déséquilibre ne se limite pas à la représentation. Il se reflète dans les modalités de financement elles-mêmes. La majorité des fondations fonctionnent avec des équipes réduites – une taille médiane de seulement 4 personnes selon le Council on Foundations – et pourtant, elles imposent aux organisations bénéficiaires des processus de candidature complexes, des exigences de reporting détaillées et des restrictions sur l'utilisation des fonds. Cette approche transactionnelle crée une relation où les organisations à but non lucratif doivent constamment prouver leur valeur plutôt que de se concentrer sur leur mission. Pourtant, les données sont formelles : la philanthropie basée sur la confiance est plus efficace. Des recherches récentes du Center for Effective Philanthropy sur les bénéficiaires de grandes subventions non fléchées révèlent des résultats remarquables : les organisations ont pu augmenter leurs réserves de trésorerie de 3,5 mois à 6,5 mois en moyenne, et près de 90% ont utilisé les fonds pour renforcer leurs capacités organisationnelles fondamentales. Contrairement aux craintes souvent exprimées, ces organisations n'ont pas "dilapidé" l'argent – elles ont investi stratégiquement dans leur durabilité et leur impact à long terme. Face à ce constat, une nouvelle génération de philanthropes émerge. Ils questionnent les pratiques établies, revendiquent une approche plus humble et collaborative, et cherchent à combiner générosité instinctive et impact mesurable. Ils veulent donner intelligemment, mais aussi oser prendre des risques là où la philanthropie traditionnelle reste encore trop prudente. Comment transformer la philanthropie pour qu'elle soit vraiment au service de ceux qu'elle prétend aider ? Comment équilibrer rigueur stratégique et confiance envers les acteurs de terrain ? Et surtout, comment convaincre ceux qui ont les moyens de donner qu'ils peuvent réellement faire la différence ? Dans cet épisode, j 'accueille Sophie Pelka de Give It Forward Trust, qui a fait de ces questions le cœur de sa pratique philanthropique. Avec Sophie nous abordons entre autres : > le syndrome de la goutte d'eau dans l'océan ou quand une personne a l'impression que son don ne fera pas la différence ; > l'impact énorme d'un soutien de long terme combiné à des dons non fléchés ; > l'importance de façonner la philanthropie aussi en fonction des besoins du terrain ; > le don comme un investissement social et la nécessaire prise de risque ; > ou encore ce difficile équilibre entre les processus parfois rigides et une rigueur empreinte de la réalité du terrain. Pour en savoir plus sur Give It Forward Trust, ⁠cliquez ici⁠. Bonne écoute !

  • Sep 22, 2025 · 29 min

    Running Towards Impact: How Companies Are Redefining Corporate Social Responsibility with On

    We're witnessing an unprecedented era where companies are no longer content with writing checks to charities as an afterthought. Instead, they're embedding social purpose into their core business strategies, creating programs that leverage their unique assets, expertise, and networks to drive meaningful change. In 2025, CSR practices showed both continuity and transformation, marked by institutional integration and regulatory pressure. Companies increasingly moved from ad hoc CSR initiatives to embedding social responsibility into their operational DNA. Switzerland has become a particularly compelling case study in this evolution. On June 7th 2024, the Federal Council approved the report on the implementation of the Corporate Social Responsibility (CSR) Action Plan 2020-2023 and the next steps. The report shows that the commitment to responsible business conduct is on track. This regulatory framework has created fertile ground for innovative corporate social impact programs to flourish. But what's particularly interesting is how companies are recognizing that their most powerful contributions often lie not in their financial donations, but in their core competencies. Sports companies are championing access to athletics, tech companies are bridging digital divides, and manufacturing companies are creating sustainable supply chains that uplift entire communities. In this episode, we're exploring this trend through the lens of On, the athletic company that has created the "Right To Run" program—an initiative that perfectly exemplifies how modern companies are using their industry expertise to address social inequalities. With Arielle Wat, Social Impact Partnerships Manager, we'll discuss how this approach creates more sustainable, impactful, and authentic partnerships with nonprofit organizations, and why this model might be the future of corporate philanthropy. This isn't just about doing good—it's about doing good strategically, sustainably, and in ways that create lasting change while also strengthening the business itself. For more information about Right To Run, click here.

  • S4 · E8
    Aug 25, 2025 · 29 min

    Réconcilier tradition artistique et culture contemporaine dans un monde en perpétuelle évolution avec la Fondation Etrillard

    Comment réconcilier tradition artistique et culture contemporaine dans un monde en perpétuelle évolution ? Pour aborder cette question, j’ai l'honneur d'accueillir la Fondation Etrillard, un acteur philanthropique singulier dans le paysage culturel franco-suisse. Créée en 2015, cette fondation se distingue par sa mission de préservation et de transmission du patrimoine culturel européen, tout en soutenant résolument la création d’aujourd’hui. Cette double approche nous invite à repenser les frontières souvent artificielles entre héritage et innovation. Le défi de concilier tradition et contemporanéité se pose avec une acuité particulière dans nos sociétés. D'un côté, nous observons un besoin de préserver nos racines culturelles et artistiques ; de l'autre, la nécessité d'encourager l'émergence de nouvelles formes d'expression qui reflètent les enjeux de notre temps. Cette tension créative est au cœur des préoccupations de nombreux mécènes et institutions culturelles aujourd'hui. En parlant de mécènes, faisons un petit tour d’horizon des financements du secteur de la culture. En Suisse, le financement de la culture représente un écosystème complexe où se mêlent fonds publics et privés. Selon l'Office fédéral de la statistique, les dépenses publiques pour la culture s'élevaient à environ 3,2 milliards de francs suisses en 2022, soit 1,7% des dépenses publiques totales. Parallèlement, les fondations privées jouent un rôle crucial, avec près de 2'200 fondations actives dans le domaine culturel selon le rapport 2023 du Centre d'études de la philanthropie en Suisse (CEPS). En France, pays également au cœur de l'action de la Fondation Etrillard, le ministère de la Culture disposait en 2023 d'un budget de 4,2 milliards d'euros, tandis que le mécénat d'entreprise pour la culture représentait environ 500 millions d'euros annuels selon les données de l'Association pour le développement du mécénat industriel et commercial (ADMICAL). Dans ce paysage, la Fondation Etrillard trace une voie singulière, en soutenant aussi bien les chefs-d'œuvre anciens que des projets artistiques novateurs, démontrant ainsi que tradition et innovation peuvent non seulement coexister mais se nourrir mutuellement. Ma conversation avec Miguel PEREZ DE GUZMAN, Délégué général de la fondation, explore cette philosophie distinctive, les critères qui guident leurs choix de financement, et leur vision sur l'avenir du patrimoine culturel dans un monde en transformation rapide. Comment maintenir vivante la flamme de notre héritage tout en alimentant les feux de la création contemporaine ? C'est la question passionnante que nous explorons dans cet épisode. Pour plus d'informations sur la Fondation Etrillard, cliquez ici.

  • S4 · E7
    Jul 28, 2025 · 28 min

    TIPS | 2025 - Partie 1

    Dans cet épisode estival, je vous propose un condensé des astuces partagées par mes invités autour de différents sujets pertinents pour la collecte de fonds dans le secteur à but non lucratif. Cette première partie de l’année 2025 a été particulièrement riche ! En effet, quelques nouveautés dans les épisodes proposés et notamment : la participation de l’Office cantonal de l’économie et de l’innovation de la République et du Canton de Genève avec une épisode qui s’adresse cette fois plutôt aux fondations genevoises; un épisode hors-série pour la participation de DONORS|TIPS au podcasthon 2025 et l’interview de l’association insieme-Genève; enfin, un épisode regards croisés avec l’interview de la mc2h Foundation et une de ses organisations partenaires School for Life Ghana. Découvrons ou redécouvrons ensemble les 5 premières astuces de l’année, avec : > Catherine Zimmermann, Attachée aux Affaires Economiques à l’Office cantonal de l'économie et de l'innovation (OCEI) de la République et Canton de Genève sur que peuvent faire les fondations qui veulent aussi jouer un rôle pour contribuer à renforcer les relations avec l’Etat. > Samuel Kembou, Global Lead Learning Evidence à la Jacobs Foundation sur comment développer une approche sur les données probantes. > Céline Laidevant, Secrétaire Générale chez insieme-Genève (Hors-Série podcasthon) sur comment développer un partenariat produit-partage avec une entreprise. > Isabelle Susini, Directrice de 1% for the Planet France, sur comment collecter des fonds auprès des entreprises. > *in English* Tara, Founder of the mc2h Foundation, and Wedad of School for Life Ghana on how to increase community participation in decision-making and how to ensure that community voices and needs remain central to the nonprofit work. Bonne écoute !

  • S4 · E6
    Jun 23, 2025 · 41 min

    1% for the Planet : Quand les entreprises se mobilisent pour l'environnement

    En 2002, Yvon Chouinard, fondateur de Patagonia, et Craig Mathews, propriétaire de Blue Ribbon Flies, créaient 1% for the Planet, un mouvement mondial qui encourage les entreprises à reverser 1% de leur chiffre d'affaires annuel à des causes environnementales. Ce qui a commencé comme une initiative entre deux entrepreneurs passionnés s'est transformé en un réseau mondial comptant aujourd'hui plus de 5 000 membres répartis dans 64 pays et générant plus de 728 millions de dollars de dons environnementaux depuis sa création. La crise climatique et la perte de biodiversité représentent des défis majeurs de notre époque. Selon le sixième rapport d'évaluation du GIEC publié en 2023, nous sommes sur une trajectoire de réchauffement de 2,8°C d'ici la fin du siècle si les politiques actuelles ne changent pas. Le rapport souligne qu'il est nécessaire de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 48% d'ici 2030 et d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2050 pour limiter le réchauffement à 1,5°C. Dans ce contexte, le modèle de 1% for the Planet offre une réponse structurelle au sous-financement chronique des causes environnementales, qui ne représentent que 3% des dons caritatifs mondiaux selon le rapport "Giving Green" de 2023. En France, où le mouvement s'est implanté en 2014, plus de 1’100 entreprises et marques se sont engagées dans cette démarche, contribuant à hauteur de plusieurs millions d'euros chaque année pour soutenir des projets environnementaux locaux et nationaux. Ce qui distingue 1% for the Planet d'autres initiatives, c'est son modèle de vérification rigoureuse et sa capacité à créer des connexions significatives entre le monde des affaires et les organisations de terrain. Dans cet épisode, nous allons explorer comment ce réseau fonctionne concrètement et comment il facilite la création de partenariats stratégiques entre le secteur privé et les associations environnementales. Nous aborderons également les défis et opportunités spécifiques au contexte européen et français, où la conscience environnementale des consommateurs et la réglementation évoluent rapidement. Rejoignez-moi pour cette conversation inspirante avec Isabelle Susini, Directrice de 1% for the Planet France, qui nous dévoile les coulisses de ce modèle philanthropique innovant et son impact concret sur la protection de notre environnement. Pour plus d'informations sur 1% for the Planet, cliquer ici. Pour plus d'informations sur la campagne 1% pour les Glaciers, cliquer ici.

  • S4 · E5
    May 26, 2025 · 34 min

    Taking action on forgotten causes with the Pro Victimis Foundation

    Today, we're exploring a nearly unknown territory, often neglected by traditional media and funding: the most vulnerable people in humanitarian and development sectors who remain in the shadows. Let's look at some examples: > Gender-based violence: although 1 in 3 women worldwide has experienced physical or sexual violence, less than 1% of global humanitarian aid is specifically allocated to fighting these forms of violence (UN Women, 2023). For LGBTQ+ people, the situation is even more alarming: in the 69 countries that criminalize homosexuality, organizations defending their rights receive only 0.04% of global philanthropic funding (Global Philanthropy Project, 2022). > Another telling example is albinism: in sub-Saharan Africa, where up to 1 in 20 people with albinism is murdered before the age of 40 for practices related to witchcraft, protection programs receive only a tiny fraction of development funding (UN, 2022). > Or modern slavery: it affects 50 million people worldwide, including 28 million in forced labor and 22 million in forced marriage. Yet, the fight against this scourge receives only 0.2% of international development funds (ILO and Walk Free Foundation, 2023). My guest today, the Pro Victimis Foundation, based in Geneva, has made it its mission to act on these issues and help these forgotten victims. Since its creation in 1988, this private foundation has specialized in identifying and supporting neglected causes, adopting a niche philanthropy that prioritizes impact over visibility. I am delighted to welcome Ariane Waldvogel, Executive Director of the Pro Victimis Foundation, for this conversation that will take us to the far reaches of philanthropy, where perseverance makes it possible to reach those whom the world has forgotten. To know more about the Pro Victimis Foundation, visit: https://provictimis.org/en/

  • S4 · E4
    Apr 24, 2025 · 48 min

    Community-Driven Systemic Change: Reimagining Philanthropy From the Ground Up with mc2h Foundation and School for Life

    Welcome to this extraordinary episode of DONORS | TIPS, where we explore innovative approaches to philanthropy and development, together with both a foundation and one of its grantees. I'm thus delighted to bring you this conversation on community-driven systemic change featuring the mc2h Foundation and one of their partners, School for Life Ghana. In a world where traditional top-down philanthropy has dominated for decades, we're witnessing a crucial shift toward approaches that center community voices and solutions. The evidence for this shift is compelling: According to the 2023 Global Philanthropy Report by the Council on Foundations, foundations that implement participatory grantmaking practices report 42% higher satisfaction among grantees and demonstrate 37% more sustainable outcomes over five-year periods (Council on Foundations, 2023). Despite this evidence, less than 10% of international philanthropic dollars reach local organizations in the Global South directly (OECD, 2022). Furthermore, only about 2% of humanitarian and development funding goes to locally-led initiatives (Localisation Workstream, Grand Bargain, 2022). The mc2h Foundation represents a new generation of philanthropists challenging these statistics. Focusing on early years literacy in West Africa, they've evolved from supporting established organizations to embracing smaller, community-led initiatives. Their approach embodies a deeper understanding that sustainable change cannot be imposed from outside but must be cultivated from within communities themselves. School for Life, a locally-led organisation that has been delivering programs in education to rural communities in Ghana for 30 years and one of mc2h's local partners, demonstrates how community-driven literacy programs can create lasting impact. Their work highlights that when communities are genuinely involved in identifying challenges and developing solutions, the results extend far beyond basic literacy metrics. This episode explores how this foundation is reimagining the relationship between funders and communities, moving away from the traditional donor-recipient dynamic toward genuine partnership. We examine how their entrepreneurial mindset influences their willingness to take risks on emerging community organizations and how they're working to shift power toward local leadership. To know more about mc2h Foundation, click here. To know more about School for life, click here.

  • S4 · E3
    Mar 17, 2025 · 35 min

    {HORS-SERIE PODCASTHON} insieme-Genève - Le défi de l'inclusion avec une déficience intellectuelle

    Cet épisode est un hors-série, enregistré dans le cadre du Podcasthon, afin de mettre en avant le travail d’une association. En Suisse, on estime que 1,8 million de personnes vivent en situation de handicap dont 90 000 avec une déficience intellectuelle, sans compter leurs proches, qui se battent chaque jour encore pour faire valoir leurs droits et ceux des personnes concernées. Parmi les 20 000 jeunes âgés de moins de 20 ans seuls 12 000 d’entre eux bénéficient d’un suivi spécialisé pour des besoins éducatifs particuliers. Cette inégalité dans l’accès aux services et aux structures adaptées, reflète un problème bien plus profond, celui d’une société encore trop peu inclusive, où les obstacles se dressent à chaque étape de leur parcours de vie. L'inclusion des personnes en situation de déficience intellectuelle est un enjeu majeur pour les sociétés modernes. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), ces personnes font face à des discriminations systémiques dans l'accès à l'éducation, à l'emploi et aux soins de santé. En Suisse, malgré des progrès, les statistiques montrent que beaucoup restent marginalisées, avec des taux d'emploi très faibles et un manque d'adaptations dans les infrastructures publiques et privées. Les politiques d'inclusion varient d'un pays à l'autre, mais les bonnes pratiques incluent des systèmes d'éducation inclusive, des dispositifs d'accompagnement spécifiques dans l'emploi, ainsi que des initiatives de sensibilisation auprès du grand public. Toutefois, les obstacles restent nombreux : préjugés, manque de formation des professionnels, insuffisance des ressources dédiées, et difficulté à obtenir une reconnaissance sociale. Pour aborder ces questions, Malou Lugat, stagiaire en communication, et moi-même avons le plaisir d'échanger avec Céline Laidevant, Secrétaire Générale d'insieme-Genève, une association engagée pour la défense des droits et l'accompagnement des personnes avec une déficience intellectuelle. Ensemble, nous abordons les thèmes suivants : Ce qu’est la déficience intellectuelle et l’histoire de l’association Insieme-Genève ; Les principaux obstacles à l’inclusion des personnes avec une déficience intellectuelle, et les solutions pour les surmonter ; La thématique du vieillissement avec une déficience intellectuelle et les défis spécifiques auxquels cette population fait face ; Les actions concrètes qu’insieme-Genève met en place pour améliorer la qualité de vie des personnes avec une déficience intellectuelle ; La problématique croissante des comportements défis et l’accompagnement nécessaire pour les personnes présentant ces caractéristiques. Cet échange nous permettra de mieux comprendre les enjeux de l’inclusion et de l’accompagnement des personnes avec une déficience intellectuelle, tout en mettant en lumière des actions concrètes pour améliorer leur quotidien. Pour en savoir plus sur l'association et ses initiatives, visitez leur site web. A l’occasion de la Journée Mondiale de la Trisomie 21 du 21 mars 2025, nous vous invitons à soutenir les actions d'Insieme-Genève en faisant un don directement sur leur page dédiée. Chaque contribution, petite ou grande, aide à faire une réelle différence dans la vie de nombreuses personnes.

  • S4 · E2
    Feb 24, 2025 · 44 min

    Jacobs Foundation : l'éducation fondée sur des preuves pour un plus grand impact

    L'éducation est un puissant levier pour permettre à chaque individu de s'épanouir et de contribuer à la construction d'un monde plus juste et prospère. Cependant, trop d'enfants et de jeunes à travers le monde n'ont toujours pas accès à une éducation de qualité. En effet, malgré des progrès considérables en matière d'accès à l'éducation dans le monde ces dernières décennies, la qualité de l'enseignement reste un défi majeur. Selon le Rapport mondial de suivi sur l'éducation de l'UNESCO publié en 2022, près de 60% des enfants et des adolescents dans le monde n'atteignent pas les niveaux minimaux de compétences en lecture et en mathématiques. Ce constat souligne l'importance cruciale de se concentrer non seulement sur l'accès à l'éducation, mais aussi sur son efficacité et sa pertinence. L'éducation fondée sur des preuves, définie comme l'utilisation systématique de données probantes pour guider la prise de décision et les pratiques éducatives, offre un moyen prometteur d'améliorer la qualité de l'enseignement et de l'apprentissage. En s'appuyant sur la recherche, cette approche permet d'identifier les méthodes les plus efficaces et de les mettre en œuvre de manière ciblée et localisée afin d’améliorer les résultats des élèves. Elle se base sur des évaluations rigoureuses plutôt que sur des suppositions. Cette démarche favorise également une allocation plus judicieuse des ressources pour maximiser l'impact. Selon une analyse intitulée "What Works in Education: A Guide to Systematic Review" menée par la Banque mondiale en 2020, les interventions éducatives basées sur des preuves peuvent augmenter les résultats d'apprentissage des élèves de 10 à 35% en moyenne. Cela se traduit par des gains substantiels en termes de compétences acquises et de perspectives d'avenir pour les apprenants. Mais, la mise en œuvre de l'éducation fondée sur des preuves se heurte encore à de nombreux défis, notamment le manque de données fiables, les résistances au changement au sein du système éducatif et le manque de ressources pour soutenir ces approches innovantes. La Jacobs Foundation, organisation philanthropique suisse de premier plan, s'attaque à ces obstacles en finançant des projets de recherche et en promouvant l'adoption de pratiques éducatives efficaces à grande échelle. Dans cet épisode, j’accueille Samuel Kembou, Global Lead Learning Evidence à la Jacobs Foundation, pour échanger autour de ce sujet pionnier et passionnant, et notamment : la philosophie de la Jacobs Foundation en matière d'éducation et son approche fondée sur des preuves et données ; les principaux défis rencontrés pour faire adopter cette approche impactante et des exemples de mauvaises pratiques encore courantes en éducation ; comment adapter cette approche à des contextes nationaux et culturels différents ; la grande force des partenariats publics-privés et de la collaboration au sens large pour mettre en oeuvre cette approche ; un partage d'expérience pour adopter cette approche dans divers domaines. En référence au questionnaire ENJOY mentionné dans l'épisode pour évaluer les pratiques de son organisation, voici le lien pour utiliser gratuitement le questionnaire: https://enjoy.jacobsfoundation.org Et pour plus d'informations sur la Jacobs Foundation rendez-vous sur leur site Internet. Bonne écoute !

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