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Science

Ça Se Passe Là-Haut

Eric Simon

Astronomie, astrophysique, cosmologie, astroparticules...

  • 20 episodes
  • Updated July 21

Episodes20

  • July 21 · 9 min

    #1769 : Reflect Orbital : une pure catastrophe !

    C’est une dinguerie... de type folie furieuse ! Le 9 juillet dernier, la Commission fédérale des communications des États-Unis a approuvé le projet de la start-up californienne Reflect Orbital qui vise à lancer en orbite basse un énorme miroir pour créer à la demande des zones éclairées sur Terre, pendant la nuit. Le but de Reflect Orbital est ensuite de déployer 50 000 miroirs de ce type d’ici 2035 ! Si jamais ce projet délirant voit le jour, ç’en est fini de l’astronomie optique terrestre… Illustrations La Terre illuminée (Jesper Klausen/Science Photo Library) Vue d'artiste de quelques miroirs en orbite (Reflect Orbital)

  • July 19 · 9 min

    #1768 : Découverte du premier trou noir stellaire dans Omega Centauri

    L'amas globulaire massif Omega Centauri intrigue les astronomes depuis des décennies parce qu’il devrait contenir de nombreux trous noirs, mais les preuves de leur existence se font bien rares. Aujourd'hui, une équipe d'astrophysiciens, grâce aux données d'archives du télescope spatial Hubble et à des observations complémentaires du télescope spatial Webb, ont enfin localisé le premier trou noir de masse stellaire dans cet amas. L’étude a été publiée dans The Astrophysical Journal Letters. Source A Long Period Stellar-mass Black Hole Binary in ω Centauri Matthew Whitaker, et al. The Astrophysical Journal Letters, Volume 1006, Number 1 (13 july 2026) https://doi.org/10.3847/2041-8213/ae7a5c Illustrations Localisation de oMEGACat BH-2 dans Omega Centauri (ESA, NASA, Maximilian Häberle (MPIA), Joseph DePasquale (STScI)) Matthew Whitaker

  • July 8 · 8 min

    #1767 : Découverte de 31 quasars extrêmement lointains grâce à Euclid

    Le télescope spatial Euclid vient de permettre la découverte de 31 quasars parmi les plus lointains jamais observés. Deux de ces cœurs de galaxies alimentés par des trous noirs supermassifs, sont les quasars les plus lointains jamais observés dans l'histoire cosmique. Ils brillent lorsque l'Univers n’a que 670 millions d'années, soit seulement 5 % de son âge actuel. La découverte est publiée dans Astronomy&Astrophysics. Source Euclid : Découverte de 31 nouveaux quasars à 6,6 < z < 7,8 D. Yang et al., Astronomy & Astrophysics (6 juillet 2026) https://doi.org/10.1051/0004-6361/202658883 Illustration 15 quasars lointains sur les 31 observés avec Euclid [au centre de chaque image] (ESA / Euclid / Euclid Consortium / NASA, image processing by the Euclid Science Ground Segment and Antoine Basset (CNES))

  • July 4 · 10 min

    #1766 : Excès gamma du centre galactique : la matière noire remise en selle

    En 2011, Dan Hooper et Lisa Goodenough (Fermilab) publiaient un article retentissant annonçant l'existence d'un excès mystérieux de rayons gamma en provenance du centre galactique, qui pouvait être interprété comme le signal de l'annihilation de particules exotiques de matière noire. Quelques années plus tard, une autre explication a émergé pour expliquer ce flux gamma : la présence de centaines de pulsars millisecondes émetteurs de photons gamma. Depuis lors, les deux scénarios ont âprement été débattus, avec une préférence qui s'est de plus en plus affirmée au fil des ans pour l'hypothèse des pulsars millisecondes, sans que l'hypothèse matière noire ne puisse être définitivement écartée. Aujourd'hui, une équipe de chercheurs vient d'analyser les données sous un nouvel angle, en prenant en compte l'énergie des photons gamma individuels. Ils en concluent que l'hypothèse matière noire est plus convaincante que celle des pulsars millisecondes... Ils publient leur étude dans la prestigieuse Physical Review Letters. Source Energy Distribution of the Galactic Center Excess’s Sources Florian List et al. Phys Rev Lett 136 (12 June 2026) https://doi.org/10.1103/dkcq-6y4f Illustration Visualisation de l'excès gamma du centre galactique (NASA)

  • June 27 · 9 min

    #1765 : Détection de structures cosmiques anisotropes à l'échelle du gigaparsec

    D’après le principe cosmologique qui sous-tend le modèle cosmologique standard ΛCDM, l'Univers devient statistiquement homogène et isotrope aux grandes échelles. Dans ce cadre, au-delà du régime non linéaire de formation des amas de galaxies, les caractéristiques inhomogènes et anisotropes devraient s'estomper rapidement. Mais cette vision est de plus en plus remise en question par le réseau complexe de structures et de vides à grande échelle qui est observé dans la distribution des galaxies, ainsi que par des études indépendantes qui rapportent de possibles écarts à grande échelle par rapport à l'homogénéité statistique et à l'isotropie. Aujourd’hui, deux astrophysiciens montrent à nouveau, dans un article paru dans Nature, que la distribution des galaxies présente des structures anisotropes qui sont persistantes et qui s'étendent jusqu'à des échelles de l'ordre du gigaparsec ! De quoi faire trembler les fondements du modèle standard... Source Detection of anisotropic cosmic structures on a gigaparsec scale Francesco Sylos Labini & Marco Galoppo Nature (24 juin 2026) https://doi.org/10.1038/s41586-026-10702-5 Illustration Comparaison des projections bidimensionnelles de l'échantillon de galaxies du catalogue DESI et carte ADPD correspondante avec l’équivalent simulé (modèle ΛCDM) (Sylos Labini & Galoppo )

  • June 19 · 15 min

    #1764 : Découverte d'une troisième galaxie dépourvue de matière noire dans le champ de NGC 1052

    Dans une nouvelle étude publiée dans The Astrophysical Journal , une équipe d'astronomes de Yale décrit une galaxie naine située à 45 millions d'années-lumière de la Terre, appelée NGC 1052-DF9 , qui est la troisième galaxie découverte dépourvue de matière noire, après ses galaxies voisines DF2 et DF4. Ces trois petites galaxies semblent s'être formées par le même mécanisme de séparation du gaz et de la matière noire. Source Une troisième galaxie dépourvue de matière noire le long d'une traînée de galaxies dans le champ NGC 1052 Michael A. Keim et al. The Astrophysical Journal volume 1004 (16 juin 2026) https://doi.org/10.3847/1538-4357/ae6b8d Illustrations DF9 dans son environnement ( Keim et al.) Illustration du processus qui pourrait être à l'origines des galaxies sans matière noire (Nature)

  • June 7 · 8 min

    #1763 : Des observations de Jupiter révèlent une loi d'échelle simple pour l'accélération des particules

    Dans un article publié dans Nature , une équipe de chercheurs présente un modèle unificateur qui décrit les mécanismes d'accélération des particules chargées formant les rayons cosmiques. Ce modèle relie l'énergie maximale des particules accélérées à l'échelle spatiale du choc supersonique dans le milieu. Cette découverte, réalisée à partir des données de la sonde Juno de la NASA en orbite autour de Jupiter , remet en question la théorie conventionnelle et pourrait éclairer l'origine énigmatique des rayons cosmiques. Source Relativistic electron acceleration at the bow shock of Jupiter and beyond Savvas Raptis et al. Nature volume 654(3 juin 2026) https://doi.org/10.1038/s41586-026-10473-z Illustrations Schéma du processus d'accélération des électrons dans le front d'onde de choc (Nature) Savvas Raptis

  • May 30 · 8 min

    #1761 : Un trou noir supermassif mesuré directement dans un Little Red Dot 700 millions d'années après le Big Bang

    Les Little Red Dots (LRD) sont des tout petits noyaux galactiques actifs peu lumineux et très rouges qui ont été découverts ces dernières années grâce au télescope Webb à des décalages vers le rouge très grands, donc très tôt dans l’histoire cosmique. Une équipe d’astrophysiciens vient d’effectuer une mesure directe et dynamique de la masse du trou noir d'un tel LRD qui se trouve à un décalage vers le rouge de 7,04 (soit seulement 700 millions d’années post Big Bang). Le trou noir fait 50 millions de masses solaires et n’est entouré au maximum que d’une vingtaine de millions de masses solaires en étoiles, le reste n’est que du gaz primordial. De quoi éclairer l’origine des trous noirs supermassifs. L’étude est publiée dans Nature. Source A direct black-hole mass measurement in a little red dot at high redshift Ignas Juodžbalis et al. Nature 653 (27 mai 2026) https://doi.org/10.1038/s41586-026-10579-4 Illustrations Les trois images de Abell 2744−QSO1 par la télescope Webb (NASA) Ignas Juodžbalis

  • May 26 · 9 min

    #1761 : Découverte d'un système binaire de naines blanches avec transfert de masse

    Une équipe d'astrophysiciens a observé un système binaire d'étoiles naines blanches où l'une des deux est en train d'absorber activement de la matière de l'autre. Cette étude publiée dans The Astrophysical Journal révèle l'une des images les plus nettes à ce jour de la manière dont les naines blanches ultracompactes échangent de la masse lorsqu'elles sont extrêmement proches l'une de l'autre. Source An Eclipsing 8.56 Minutes Orbital Period Mass-transferring Binary Emma T. Chickles The Astrophysical Journal, Volume 1000, Number 2 (26 march 2026) https://doi.org/10.3847/1538-4357/ae4871 Illustrations Vue d'artiste d'un système binaire de naines blanches (CalTech) Emma Chickles

  • May 14 · 10 min

    #1760 : La Terre sous une pluie de poussières de supernovas

    Le Système solaire traverse actuellement un nuage de débris stellaires. En traquant l'isotope Fer-60 dans la glace de l'Antarctique, une équipe de physiciens nucléaires vient de prouver que notre environnement galactique immédiat est imprégné des restes d'explosions stellaires massives. Ils publient leur étude dans Physical Review Letters. Source Local Interstellar Cloud Structure Imprinted in Antarctic Ice by Supernova 60Fe Dominik Koll et al. Physical Review Letters 123 (13 May 2026) https://doi.org/10.1103/nxjq-jwgp Illustrations Section de la carotte de glace extraite de la calotte antarctique (Alfred Wegener Institute/Esther Horvath) Dominik Koll

  • May 10 · 11 min

    #1759 : L'atmosphère d'une mini-Neptune dévoile son histoire migratoire

    De nouvelles mesures portant sur une Jupiter chaude et sur sa compagne de type mini-Neptune indiquent que ces deux exoplanètes se seraient formées à des distances notablement plus grandes de leur étoile hôte que ne le suggère leur configuration actuelle. L'étude est parue dans The Astrophysical Journal Letters. Source JWST Unveils a High Mean Molecular Weight Atmosphere for Mini-Neptune TOI-1130 b: Evidence for Formation Beyond the Water Ice Line Saugata Barat et al. The Astrophysical Journal Letters, Volume 1002, (5 mai 2026) https://doi.org/10.3847/2041-8213/ae5f8b Illustrations Vue d'artiste du système de TOI 1130 (Sci-News.com) Saugata Barat

  • May 1 · 12 min

    #1758 : Découverte d'une cavité au centre d'une galaxie géante, produite par un trou noir ultramassif

    Une équipe d’astrophysiciens vient de démontrer l’existence d’une cavité d’une taille de l'ordre du kiloparsec dans la distribution stellaire de la galaxie centrale de l'amas A402. Les données des télescopes Webb et Hubble mettent en évidence un noyau galactique aplati dans la distribution stellaire sur lequel se superpose la cavité, ce qui implique la présence d'un trou noir ultramassif central de masse d’environ 50 milliards de M⊙ qui serait à l’origine de cette cavité. Ils montrent en outre qu'un second trou noir supermassif candidat se trouve de l'autre côté de la cavité, avec une vitesse relative de 370 km s⁻¹. Si cette hypothèse se confirme, cela impliquerait la présence d'un système binaire de trous noirs ultramassifs séparés par plusieurs kiloparsecs, d'une masse totale de 60 milliards M⊙. Cela en ferait le système binaire de trous noirs le plus massif découvert à ce jour. L’étude est publiée dans The Astrophysical Journal. Source A Kiloparsec-scale Stellar Cavity in the Center of A402-BCG May Be Caused by Dynamic Interactions with an Ultramassive Black Hole Michael McDonald et al. The Astrophysical Journal Letters, Volume 1002, Number 1 (23 Avril 2026 ) https://doi.org/10.3847/2041-8213/ae5bbe Illustrations Observations multi-longueurs d'onde de la galaxie centrale d'A402 (McDonald et al.) Michael McDonald

  • April 22 · 15 min

    #1757 : Le déséquilibre du cycle du carbone, une clé pour l'habitabilité des planètes telluriques

    Déterminer l'habitabilité d’une planète ne se résume pas à savoir si elle possède ou non de l'eau liquide. Une exoplanète pauvre en eau peut être inhospitalière, qu'elle se trouve ou non dans la zone dite habitable. La Terre, la seule planète habitable connue, dépend de son cycle du carbone pour maintenir son habitabilité. Or, ce cycle dépend de l'eau, et les exoplanètes qui en sont dépourvues ont peu de chances de le maintenir, ce qui compromet sérieusement leurs perspectives d'habitabilité à long terme. Une nouvelle étude publiée dans The Planetary Science Journal examine la teneur en eau nécessaire à l'habitabilité des exoplanètes, en prenant Vénus pour exemple éloquent. Source Carbon Cycle Imbalances on Arid Terrestrial Planets with Implications for Venus Haskelle T. White-Gianella and Joshua Krissansen-Totton The Planetary Science Journal, Volume 7, Number 4 (15 avril 2026) https://doi.org/10.3847/PSJ/ae4faa Illustrations Image d'artiste de Vénus (à gauche) et des variations de Gliese 12b (NASA/JPL-Caltech/R. Hurt (Caltech-IPAC) Haskelle T. White-Gianella

  • April 17 · 16 min

    #1756 : Mesure inédite de la puissance instantanée d'un jet de trou noir

    À partir de 18 années d'imagerie radio à haute résolution, une équipe de chercheurs parvient à détecter une courbure des jets du trou noir de Cygnus X-1, induite par le vent stellaire de l'étoile compagne dans le système binaire. En modélisant les interactions jet-vent, ils déterminent pour la première fois la puissance cinétique instantanée du jet, qu'ils peuvent comparer à la puissance moyenne, seule valeur accessible jusqu'alors. Ils publient leur étude dans Nature Astronomy. Source A jet bent by a stellar wind in the black hole X-ray binary Cygnus X-1 S. Prabu, et al. Nature Astronomy (2026) https://doi.org/10.1038/s41550-026-02828-3 Illustration Vue d'artiste de Cygnus X-1 (International Centre for Radio Astronomy Research)

  • April 14 · 10 min

    #1755 : Un nouvel accélérateur de particules extrême alimenté par un pulsar

    Les nébuleuses de vent de pulsar sont des bulles de particules relativistes, alimentées par la perte d'énergie rotationnelle des pulsars. L'observatoire LHAASO (Large High Altitude Air Shower Observatory) a récemment permis de découvrir que la nébuleuse du Crabe, alimentée par le pulsar le plus énergétique de la Voie lactée, est un objet émetteur de rayons gamma de l'ordre du PeV (1015 eV), confirmant son rôle d'accélérateur de particules extrême. Les astrophysiciens de la collaboration LHAASO présentent aujourd'hui une autre source gamma ponctuelle d'ultra-haute énergie (E>100 TeV) qui est très clairement associée à la nébuleuse de vent de pulsar alimentée par PSR J1849-0001, un pulsar dont la puissance de ralentissement est 50 fois inférieure à celle du pulsar du Crabe. Ils publient leur étude dans Nature Astronomy. Source An extreme particle accelerator powered by pulsar PSR J1849−0001 The LHAASO Collaboration Nature Astronomy (13 avril 2026) https://doi.org/10.1038/s41550-026-02839-0 Illustrations PSR J1849 détecté pat LHAASO dans plusieurs bandes énergétiques (LHAASO collaboration) Vue aérienne de l'observatoire LHAASO et ses centaines de détecteurs de gerbes de particules induites par les photons gamma de haute énergie (LHAASO collaboration)

  • April 11 · 8 min

    #1754 : Le rôle clé de la magnétosphère dans l'architecture des satellites de Jupiter et Saturne

    L'hétérogénéité morphologique des systèmes de stellites de Jupiter et Saturne est frappante : alors que la configuration jovienne est caractérisée par la présence de quatre gros satellites (les satellites galiléens Ganymède, Io, Callisto et Europe), le système saturnien est architecturalement dominé par un seul gros satellite :Titan. Une équipe sino-japonaise vient de trouver une origine de cette différence, les chercheurs publient leur étude dans Nature Astronomy. Source Different architecture of Jupiter and Saturn satellite systems from magnetospheric cavity formation Yuri Fujii et al. Nature Astronomy (2 april 2026). https://doi.org/10.1038/s41550-026-02820-x Illustrations Vue d'artiste de la formation des satellites de Jupiter et de Saturne (Yuri I. Fujii/L-INSIGHT [Kyoto University], Shinichiro Kinoshita) Yuri Fujii

  • April 3 · 11 min

    #1753: Détermination précise des abondances chimiques à proximité d'un trou noir supermassif

    Une équipe internationale d'astrophysiciens vient de réaliser, pour la première fois, une mesure détaillée de la distribution des abondances de plusieurs éléments lourds dans l’environnement immédiat du trou noir supermassif de la galaxie du Compas. Cette analyse permet de contraindre la fraction relative des différents types de supernovas ayant enrichi chimiquement le milieu proche du trou noir. Les résultats de cette étude ont été publiés dans Nature Astronomy. Source Accurate determination of chemical abundances near a supermassive black hole Collaboration XRISM Nat Astron (31 mars 2026). https://doi.org/10.1038/s41550-026-02817-6 Illustrations La galaxie du Compas imagée par Hubble (NASA, Andrew S. Wilson (University of Maryland); Patrick L. Shopbell (Caltech); Chris Simpson (Subaru Telescope); Thaisa Storchi-Bergmann and F. K. B. Barbosa (UFRGS, Brazil); and Martin J. Ward (University of Leicester, U.K.)) Le télescope spatial XRISM (JAXA)

  • March 28 · 8 min

    #1752 : Quand souffle le vent chaud de M82

    Pour la première fois, des astronomes ont mesuré directement la vitesse du gaz extrêmement chaud éjecté depuis le noyau de la galaxie M82, une galaxie voisine caractérisée par une activité de formation stellaire intense. Ces résultats, publiés dans la revue Nature, constituent une avancée majeure dans la compréhension des mécanismes à l’origine des vents galactiques dans les galaxies à sursaut de formation d’étoiles. Source A fast starburst wind consumes most of the energy from supernovae XRISM Collaboration Nature volume 651 (25 march 2026) https://doi.org/10.1038/s41586-026-10231-1 Illustrations Image composite de M82 (NASA’s Goddard Space Flight Center; X-ray: NASA/CXC/JHU/D.Strickland; Optical: NASA/ESA/STScI/AURA/The Hubble Heritage Team; Infrared: NASA/JPL-Caltech/Univ. of AZ/C. Engelbracht; XRISM Collaboration et al. 2026) Spectre X du noyau de M82 mesuré par XRISM (XRISM collaboration) Erin Boettcher

  • March 25 · 9 min

    #1751 : Le mystère de Gamma Cassiopeiae enfin résolu

    Des observations à haute résolution obtenues grâce au spectromètre Resolve du télescope spatial XRISM ont permis de résoudre le mystère de l’origine de l’émission X atypique de γ Cassiopeiae (γ Cas), un problème ouvert depuis près d’un demi‑siècle... Les résultats, récemment publiés dans Astronomy & Astrophysics, constituent la première démonstration directe reliant les rayons X durs de γ Cas au mouvement orbital de sa compagne. Source Orbital motion detected in γ Cas Fe K emission lines Yaël Nazé et al. A&A Volume 707 (24 March 2026) https://doi.org/10.1051/0004-6361/202558284 Illustrations Vue d'artiste du système binaire Gamma Cassiopeiae (ESA, Y. Nazé) Yael Nazé

  • March 20 · 9 min

    #1750 : Supernovas superlumineuses : la piste très sérieuse du magnétar

    Dans un article publié dans Nature, Joseph Farah (université de Californie) et ses collaborateurs rapportent les observations d'une supernova superlumineuse nommée 2024afav, qui a été détectée presque continuellement pendant six mois grâce à des télescopes du monde entier. Les auteurs ont mis en évidence des fluctuations de sa luminosité qui indiquent qu'elle est alimentée par une étoile à neutrons fortement magnétisée et en rotation rapide : un magnétar... Source Lense–Thirring precessing magnetar engine drives a superluminous supernova Joseph R. Farah et al. Nature 651, 321–325 (11 march 2026) https://doi.org/10.1038/s41586-026-10151-0 Illustrations Illustration du phénomène de précession du disque autour d'un magnétar lors d'une supernova superlumineuse (Nature). Application du modèle du magnétar de Farah et al. à trois autres supernovas superlumineuses (Farah et al.) Joseph Farah