Artwork for Beaux-Arts de Paris
Arts

Beaux-Arts de Paris

Beaux-Arts de Paris

En lien étroit avec l'actualité des grands noms de la création artistique et de la pensée contemporaine sont invités à dialoguer soit avec Alain Berland pour la programmation culturelle "Penser le Présent" soit dans le cadre des Chaires animées par des artistes, théoriciens ou professionnels aux Beaux-Arts de Paris.

  • 20 episodes
  • Updated June 30

Episodes20

  • June 30 · 1 hr 10 min

    Penser le Présent avec Emma Bigé et Gisèle Vienne

    Emma Bigé – danseuse et philosophe – et Gisèle Vienne – artiste, chorégraphe et metteure en scène interviennent autour de la question de l’archive comme endroit de luttes et de résistance. Du répertoire scénique à la performance, le corps, envisagé comme archive vivante, enregistre et transmet des mémoires, des récits, des batailles. La rencontre est conçue et modérée par Audrey Illouz et le collectif Bapperf (Camille Paillou, Salomé Daheron, Baptiste Agnero-Rigot et Raphaëlle Louise) une association créée par et pour des étudiantes et étudiants en 2025 afin de soutenir la performance en archivant et diffusant les créations des artistes des Beaux-Arts de Paris. Rencontre précédée de deux performances : 17h - performance de diplôme d'Adrien Bougrat à la bibliothèque d'art contemporain. Pour Couvertures, les œuvres sont réalisées à partir d'une collection de livres de rebut qui sont exposés, transformés ou manipulés en décalage avec leur usage commun et de manière à révéler la superposition des écritures qu'ils portent jusqu'à nous. 18h - performance Depths from deep cuts, une articulation réimaginée du solo de Brian Campbell (où chant, danse, musique et geste brasse nos imaginaires de l’érotique et des écosystèmes) avec les étudiantes et étudiants de l’atelier Hyunh. Amphithéâtre des Loges Jeudi 11 juin 2026 Crédits photos : Visuel SOS © Création 2026 / Design : © DACM / Gisèle Vienne / Photographe : © Jean Louis Fernandez Affiche correspondant à une performance passée au Palais de Tokyo - Archive Fever, avec Emma Bigé, Hélène Giannecchini, Marcela Santander Corvalán © Photo Makoto Ôkubo / Collage Théo Storf

  • June 17 · 52 min

    Penser le Présent avec Annette Messager et Marie-Laure Bernadac

    Annette Messager, ancienne cheffe d'atelier aux Beaux-Arts de Paris et artiste du Pavillon français à la 51e Biennale de Venise, échange avec Marie-Laure Bernadac, préfacière de son ouvrage Et pourtant…, paru alors que le Musée de la Chasse et de la Nature lui consacre actuellement une exposition personnelle : Une hirondelle ne fait pas le printemps. La rencontre sera suivie d'une signature.À partir de cette cartographie de l’œuvre d’Annette Messager, qui réunit notamment poèmes, notes d’atelier inédites ou carnets intimes elles reviennent sur une œuvre importante, Les pensionnaires (1971-1972), sur l’album-collection qui l’accompagne et sur la présence de l’écrit dans l’œuvre d’Annette Messager. Comme le note Marie-Laure Bernadac : « Cette installation polymorphe de 1971-1972 est une œuvre fondatrice parce qu’elle rassemble toutes ses pratiques artistiques : cahiers, animaux empaillés, dessins, planches documentaires, écriture, alphabet et énonce d’emblée le dédoublement de sa démarche, divisée entre artiste et collectionneuse (…) Cette déclaration sur la division de l’appartement et sur la double identité est un manifeste de la situation d’artiste-femme pour Annette Messager ». Amphithéâtre des logesMardi 2 juin 2026Crédits photos : © Droits réservés

  • June 15 · 1 hr 7 min

    Penser le Présent avec Guillaume Désanges

    De l’indépendance à la permaculture institutionnelle Le commissaire d’expositions Guillaume Désanges, aujourd’hui président du Palais de Tokyo revient sur sa pratique curatoriale telle qu’elle a pu se déployer collectivement aux laboratoires d’Aubervilliers puis à travers sa structure de production indépendante WorkMethod ou depuis 2022 au Palais de Tokyo. Il abordera notamment la notion de permaculture institutionnelle (qu’il a développé dans son petit traité de permaculture institutionnelle, pour un site de création contemporaine vivant et productif) et la manière dont ce concept peut devenir effectif dans la programmation du Palais de Tokyo et notamment dans la saison Norme Corps, une saison qui interroge positivement les notions de vulnérabilité, de fragilité, de handicap et d’écarts par rapport aux normes pour proposer des expériences artistiques qui bouleversent les idées reçues. En conversation avec Audrey Illouz, responsable de la programmation culturelle aux Beaux-Arts de Paris. Amphithéâtre des loges jeudi 28 mai 2026 Crédit photo : © Palais de Tokyo, 2022

  • May 18 · 1 hr 9 min

    Penser le présent avec Sally Bonn

    Entre conférence et performance, Sally Bonn présente les résultats d’une recherche – qui prend parfois les allures d’une enquête – pour rendre compte d’une forme nouvelle de porosité entre les pratiques artistiques et les pratiques d’écriture dans l’art contemporain. À partir d’exemples actuels, il s’agit de rendre compte de ces gestes presque archaïques auxquels semblent remonter les artistes qui usent de mots et les poètes ou écrivains qui dessinent, dans une tentative sans cesse renouvelée de saisir par le corps ce qui nous fait être au monde, ou, pour le dire comme Michaux, ce qui nous fait « participer au monde par des lignes ». La recherche de Sally Bonn est nourrie par une sorte d’enquête et ne s’éloigne jamais d’une forme de plaisir du texte. La riche matière rassemblée, dynamique et actuelle, visuelle et textuelle, sert de modèle à une singulière manière de penser en agissant. Mardi 12 mai 2026 Amphithéâtre des Loges Crédit photo : © Jean-Luc Perez

  • April 14 · 53 min

    Penser le présent avec Miriam Cahn en conversation avec Emma Lavigne et Marta Dziewańska

    Parlons ménage ! L’artiste Miriam Cahn, qui présente actuellement l’exposition STILL LEBEN à la galerie Jocelyn Wolff échange avec la commissaire et historienne de l’art Marta Dziewańska et la curatrice Emma Lavigne. Ensemble elles reviennent sur les enjeux de l'exposition et sur la manière dont cette nouvelle série d’œuvres prolonge les engagements et luttes féministes de l’artiste : comment l’attention portée aux objets et aux gestes du quotidien est politique.Comme l’écrit Yann Châteigné Tytelman dans le texte de l’exposition : « Avec STILL LEBEN, Miriam Cahn s’engage dans un nouveau travail. Dans ces œuvres récentes, presque toutes produites ces derniers mois, plus de corps ou presque. Uniquement des objets, des situations quotidiennes, des intérieurs. Plus de brutalité, du moins en apparence. Mais une concentration sur le monde domestique et ce que l’artiste appelle le ménage. »Influencée par l’art de la performance ainsi que par les mouvements féministes des années 1960 et 1970, Miriam Cahn développe dans les années 1980 un travail intégrant de grands dessins noirs et puissants représentant des navires de guerre, des téléviseurs, des avions de chasse et d’autres éléments issus d’un imaginaire traditionnellement masculin. Elle utilise son propre corps pour activer le dessin dans un geste performatif. Le corps n’est pas seulement un sujet de contemplation : il constitue également un médium pour l’artiste. À partir de 1994, Cahn introduit la couleur dans son travail, sensible à la puissance formelle et psychologique des images issues des médias de masse. Au cours des dernières décennies, l’ampleur et la richesse iconographique de son œuvre abordent des thèmes récurrents tels que le corps, les conflits humains, l’habitat, la guerre, la nature et le paysage, qu’ils soient réels ou imaginés.Miriam Cahn (née à Bâle en 1949) vit et travaille à Stampa, Suisse.Principales expositions personnelles: MAAT - Museum of Art, Architecture and Technology, Lisbon (2025), Stedelijk Museum (2024), Palais de Tokyo (2023); ICA Milan (2022); Museum für Gegenwartskunst Siegen (2022), the Kunsthal Charlottenborg (2020) & The Power Plant, Toronto (2021); Palazzo Castelmur (2021); Sifang Art Museum (2020); Kunstmuseum Bern (2019), Haus der Kunst, Munich (2019) & Museum of Modern Art, Warsaw (2019); Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía, Madrid (2019); Kunsthaus Bregenz (2019).Elle a participé à la 59ème Biennale de Venise (2022) et à la documenta 14 à Kassel et à Athènes (2017). Elle a reçu des prestigieux prix dont le 14ème Rubens Prize de la Ville de Siegen (2022), Oberrheinischer Kunstpreis Offenburg, Basler Kunstpreis, Käthe-Kollwitz-Preis Berlin, …Amphithéâtre des LogesVendredi 10 avril 2026Crédits photos : Emma Lavigne © Droits réservés / Miriam Cahn © Jocelyn Wolff / Marta Dziewańska © Thomas Meier

  • April 13 · 1 hr 24 min

    Penser le Présent avec Le Bureau/

    À l’occasion de l’exposition Le Syndrome de Bonnard actuellement présentée au FRAC Ile-de-France dont le commissariat est assuré par le collectif Le Bureau/, composé de Marc Bembekoff, Garance Chabert, Aurélien Mole, Céline Poulin et Émilie Villez, les commissaires reviennent sur les formes et modalités de leur pratique curatoriale. Depuis leurs positions à géométrie variable (artistiques, esthétiques, théoriques et pratiques, institutionnelles ou indépendantes), ils et elles ont depuis une vingtaine d’années œuvré à définir leur travail à l’intersection de dynamiques collectives et d’engagements individuels. À rebours de la figure de commissaire auteur, ils privilégient une approche curatoriale expérimentale et horizontale. Au cours de cette rencontre ils et elles reviennent sur quelques protocoles mis en œuvre pour valoriser les trajectoires et la polysémie des œuvres d’art incluant les artistes, les institutions et les publics. Fondé en 2004, le Bureau/ est un collectif qui regroupe des membres aux parcours et formations différentes, théoriques ou pratiques. Le collectif a réalisé plus d’une quinzaine d'expositions sur une dizaine d'années, en France et à l’étranger. Au départ, la forme du collectif intègre explicitement le refus d’une position souveraine d’une ou d’un commissaire compris comme autrice ou auteur d’exposition. L’idée est de produire par un travail collégial une approche expérimentale de la forme exposition et de penser la question de sa réception, à travers des protocoles précis - comme les règles d’un jeu. En outre, la multiplicité de points de vue des commissaires portés sur les œuvres permet de valoriser leur polysémie. Une forme spécifique de collaboration qui offre une horizontalité radicale des processus de travail. Aujourd'hui, le Bureau/ réunit Marc Bembekoff, Garance Chabert, Aurélien Mole, Céline Poulin et Emilie Villez. Amphithéâtre des Loges Mardi 7 avril 2026 Crédit photo : © Aurélien Mole

  • April 3 · 48 min

    Penser le Présent avec Laura Mulvey

    Le parcours de la théoricienne et cinéaste féministe Laura Mulvey a contribué à transformer en profondeur nos rapports aux images. Depuis les années 1970, la théoricienne du « male gaze » n’a cessé d’œuvrer du côté d’un regard mobilisé, conscient des asymétries entre les genres, asymétries qui structurent l’histoire des images, leur réception, leurs modalités de fabrication.La réception de son travail, en France notamment, a souvent reposé sur les liens qu’elle a su tisser avec des théoriciennes, militantes, traductrices ou enseignantes plus jeunes qui, bouleversées par ses textes, ont permis leur traduction puis leur publication.C’est le cas de la dernière traduction en date : Un Jardin, aux éditions Burn-Aout (2025). Deux des textes les plus importants de Laura Mulvey (« Le spectateur pensif » et « Le spectateur possessif ») y sont traduits par le collectif Women Remix.En dialogue avec Clara Schulmann, enseignante aux Beaux-Arts de Paris, et en présence du collectif Women Remix, elle évoque ces effets de transmission, de passation mais aussi ces questions de regard mobilisé et curieux, éminemment féministe.Née en 1941, professeure émérite à l’Université Birkbeck à Londres, Laura Mulvey est une figure centrale de la culture visuelle telle qu’elle se construit dans la seconde moitié du XXe siècle. En 1975, elle publie dans la revue Screen un article provocateur intitulé « Visual Pleasure and Narrative Cinema ». Conçu comme un véritable manifeste féministe, ce premier texte s’inscrit dans la continuité des activités qu’elle mène alors au sein du Women’s Liberation Movement londonien. Devenu une référence incontournable dans le champ des cultural studies, « Visual Pleasure… » inaugure le croisement des théories du genre et des études filmiques en montrant comment les schémas patriarcaux structurent le cinéma hollywoodien : l’homme est au cœur de l’action, puissance motrice entrainant la progression du récit, tandis que la femme est un centre d’attention, un objet de fascination qui suspend provisoirement le cours des événements. Prenant acte de cette forme de conditionnement du plaisir visuel des spectateurs quelle que soit leur identité de genre, Laura Mulvey en appelait à un cinéma instituant autrement notre relation aux images. Si la différence sexuelle est pour Laura Mulvey un levier d’interprétation essentiel de la réception des films, ses analyses se focalisent désormais plus largement sur la question du désir et la façon dont les pratiques de visionnement réinventent les formes et les usages de la fascination cinéphilique : du « spectateur possessif » au « spectateur pensif », le regard bascule, une position de pouvoir devient un désir de savoir.Laura Mulvey est l’auteure de plusieurs essais : Visual and Other Pleasures (1989, rééd. 2009), Fetishism and Curiosity (1996, traduit en français en 2019), Death 24x a Second (2006) et Afterimages : on Cinema, Women and Changing Times (2019) – dont l’impact sur le paysage critique et théorique anglophone demeure considérable.Mardi 31 mars 2026Amphithéâtre des Loges© Droits réservés Où nous trouver :

  • March 16 · 1 hr 7 min

    Penser le Présent autour des échos de Fukushima

    Le 11 mars 2011, le Japon était ébranlé par la catastrophe de Fukushima d’une ampleur inouïe. Qu’a-t-on appris de cette catastrophe inextricablement naturelle et nucléaire ? Pour discuter de ses échos et résonances par-delà le Japon et « depuis notre fenêtre », la philosophe Clélia Zernik, la curatrice Élodie Royer, la chercheuse en théorie et esthétique du cinéma Élise Domenach et l’écrivain Michaël Ferrier, qui partagent une fine connaissance des scènes artistiques japonaises avec lesquelles ils entretiennent un dialogue au long cours, reviennent sur cet événement et les bouleversements qu’il a induits. Depuis les Beaux-Arts et les actions qui ont suivi la catastrophe, initiées par certains artistes et chefs d’atelier comme Jean-Luc Vilmouth organisant un banquet dans les environs de Fukushima avec une communauté de survivants un an après les événements, depuis le Japon tel que l’éprouve Michaël Ferrier dans son ouvrage Fukushima, récit d’un désastre en passant par le prisme du cinéma, ou depuis La Hague ou Rokkasho autour des pollutions et autres risques sanitaires encourus par l’environnement et les populations, se pose « la question d’un monde durablement abîmé qui requiert de nous de nouvelles capacités d’attention et de présence au monde », comme le souligne Élise Domenach dans son ouvrage Le paradigme Fukushima au cinéma. Rencontre avec Clélia Zernik, Élise Domenach, Élodie Royer et Michaël Ferrier, modérée par Audrey Illouz. En partenariat avec l’ENS Louis-Lumière et avec le soutien de l’Institut Universitaire de France. Crédit photo : © Jean-Luc Vilmouth, Lunch Time, 2014

  • February 25 · 1 hr 9 min

    Penser le Présent avec Fabienne Dumont

    Histoire de l’art et lutte des sexes est publié en 1978 par Françoise d’Eaubonne. Dans cet ouvrage, la pionnière de l’écoféminisme prend appui sur de nombreuses œuvres reconnues, canonisées, pour développer une lecture nourrie de ses convictions féministes. Son ton passionné, érudit et iconoclaste s’appuie sur les débats de son époque, en lien à une histoire sociale et marxiste de l’art et à de nombreuses disciplines, pour décrypter la position des femmes dans les représentations. Elle s’intéresse précisément à la position des artistes dans le champ de l’art, vis-à-vis de leurs commanditaires, de la morale sexuelle de leur époque (elle appartenait aussi au Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire), etc. Nous reprendrons quelques exemples de cette autrice prolifique pour saisir ce plaisir à regarder et à analyser de manière différente, tout en précisant le parcours de Françoise d’Eaubonne. Rencontre modérée par Fabrice Bourlez et Madeleine Planeix-Crocker dans le cadre de la chaire Troubles, alliances et esthétiques. Fabienne Dumont est professeure d’histoire de l’art contemporain à l’université Jean-Monnet-Saint-Étienne et critique d’art, spécialiste des questions féministes, de genre et queer articulées à une perspective culturelle, sociale et politique. Parmi ses ouvrages : Des sorcières comme les autres – Artistes et féministes dans la France des années 1970 (PUR, 2014), l’anthologie La rébellion du Deuxième Sexe – L’histoire de l’art au crible des théories féministes anglo-américaines (1970-2000) (Les presses du réel, 2011), deux ouvrages collectifs au sujet de la postcolonialité en France et des travailleuses de Bretagne et d’ailleurs, deux ouvrages au sujet de Nil Yalter en 2019 (une monographie éditée par le MAC VAL et un livre d’entretien chez Manuella Éditions/Aware), un livre de regards d’artistes sur Alice Neel (ER Publishing) et la réédition augmentée de Françoise d’Eaubonne, Histoire de l’art et lutte des sexes [1978] aux Presses du réel en 2025. Jeudi 19 février 2026 Amphithéâtre des Loges Crédits photo : © Droits réservés

  • February 10 · 1 hr 7 min

    Penser le Présent avec Pauline Curnier Jardin

    Faire avec : mes associations « Faire avec » s’entend ici à la fois comme faire avec un contexte et comme ne pas faire seul, mais avec d’autres. Ces deux dimensions structurent cette rencontre avec Pauline Curnier Jardin, dont le travail mêle performance, cinéma et arts visuels, et repose sur des pratiques collectives, des collaborations et des formes rituelles (processions, carnavals, films). De ses premières performances avec le groupe Les Vraoums (2006) à la création de la Feel Good Cooperative lors de son séjour à la Villa Médicis en 2020, son œuvre explore des formes de création partagée. La rencontre sera ponctuée par la projection de Fireflies, tourné à Rome sur les traces de Pasolini, et de Adoration, réalisé avec des détenues de la prison de la Giudecca et présenté à la Biennale de Venise 2022. Pauline Curnier Jardin dialoguera avec Nicolas Feodoroff, critique, programmateur et enseignant à l’École des Beaux-Arts de Marseille. Amphithéâtre des Loges Mardi 3 février 2026

  • February 10 · 1 hr 16 min

    Collection parlée autour des Cascades d’Hokusai

    Les collections des Beaux-Arts de Paris détiennent un tirage du célèbre cycle des huit gravures sur bois des Cascades de différentes provinces d’Hokusai. Réalisé autour de 1830, cet ensemble au caractère à la fois visionnaire et synthétique est un jalon essentiel de l’art japonais de l’époque Edo et au-delà, l'objet de multiples ramifications ou réinterprétations encore vivantes aujourd’hui. Au cours de cette « Collection parlée », conçue comme une rencontre sensible autour de l’œuvre, quatre spécialistes vont en proposer des lectures complémentaires ainsi qu'un éclairage contemporain. Sophie Basch, professeure de littérature française à la Faculté des Lettres de Sorbonne Université, évoque l’engouement pour l’art japonais dans les milieux artistiques parisiens de la fin du XIXᵉ siècle, en mettant notamment en lumière le rôle déterminant des Beaux-Arts de Paris lors de la grande exposition d’estampes japonaises de 1890. Giulia Longo, conservatrice des estampes et photographies aux Beaux-Arts de Paris, revient sur les circonstances de son entrée dans les collections en 1908. Marianne Simon-Oikawa, professeure d'Études japonaises à Paris Cité, évoque la figure d'Hokusai et Clélia Zernik, professeure de philosophie de l’art aux Beaux-Arts de Paris, en propose une mise en perspective contemporaine. Amphithéâtre d'Honneur Mardi 27 janvier 2026 Crédit photo : Katsushika Hokusai, Cascade de Kirifuri au mont Kurokami dans la province de Shimotsuke, gravure sur bois en couleur, vers 1833, Beaux-Arts de Paris, Est 4659

  • February 10 · 1 hr 25 min

    Penser le Présent avec Dominique Perrault

    À l’occasion de la parution de sa nouvelle monographie chez Gallimard, Dominique Perrault – architecte de la Bibliothèque nationale de France, urbaniste, membre de l’Académie des beaux-arts et lauréat du Praemium Imperiale – dialogue avec Éric de Chassey, directeur des Beaux-Arts de Paris, Barry Bergdoll, professeur d’histoire de l’art à l’université Columbia et Nina Leger, écrivaine et professeure d’histoire de l’art aux Beaux-Arts de Marseille. Ils reviennent sur la démarche et les projets de Dominique Perrault, qu’ils soient imaginés, en cours de conception ou déjà réalisés et ont tous trois contribué à la monographie. À mi-chemin entre encyclopédie illustrée et roman littéraire, cette monographie offre une plongée inédite dans l’univers de Dominique Perrault, à travers une constellation de projets allant de 2008 à 2028. L’ouvrage s’articule autour de quatre grands chapitres : topographier, cartographier, écrire et réécrire, conçus comme des concepts raisonnés, fondés sur des attitudes et leurs conséquences en architecture. La rencontre sera modérée par le critique d'architecture Francis Rambert. Amphithéâtre d'Honneur Jeudi 29 janvier 2026

  • January 26 · 1 hr 26 min

    Penser le Présent avec François Chaignaud

    Le chorégraphe François Chaignaud revient sur ses œuvres reprises dans le cadre du Festival d’Automne et écrites en collaboration – avec l’artiste Théo Mercier, le danseur de butō Akaji Maro, la danseuse et artiste Cecilia Bengolea, le beatboxer Aymeric Hainaux, la claveciniste Marie-Pierre Brébant ou encore l’artiste et metteuse en scène Nina Laisné. Du parking souterrain aux grands plateaux, des pointes du ballet aux pas de danse baroque, des complaintes sud-américaines au plain-chant du Moyen Âge, François Chaignaud défait la trame des récits dominants, pour faire passer les accents d’une autre musique — céleste ou sauvage. En conversation avec Emmanuelle Huynh, artiste et cheffe d’atelier aux Beaux-Arts de Paris Mardi 20 janvier 2026 Amphithéâtre des Loges Crédits photos : © Laurent Poléo Garnier

  • Dec 16, 2025 · 1 hr 9 min

    Penser le Présent avec Gala Hernández López

    L’artiste, cinéaste et chercheuse revient sur son approche du capitalisme computationnel et des nouveaux modes de subjectivation qu’il produit. Dans ses films, elle s’immerge dans des communautés numériques. Son premier film documentaire La mécanique des fluides est une enquête qui prend pour point de départ une lettre de suicide publiée par un incel (soit un célibataire involontaire) sur la plateforme Reddit avec pour titre « L’Amérique est responsable de ma mort ». Cette enquête se construit comme une dérive virtuelle sur Internet à la recherche de ses traces numériques. Dans le second volet de la trilogie, for here am i sitting in a tin can far above the world (2024), une femme rêve d’une future crise économique affectant le marché des cryptomonnaies alors que des milliers de personnes ont été cryogénisées, en attendant des temps meilleurs… Dans le dernier volet, +10k (2025), on suit Pol, 21 ans, qui rêve de vivre à Miami et de générer +10k par mois. Il assiste à des événements de développement personnel, suit des coachs en ligne et investit dans les cryptomonnaies. La rencontre sera modérée par Audrey Illouz, responsable de la programmation culturelle et Caroline Rambaud, artiste diplômée des Beaux-Arts de Paris en 2025 et précédée de la projection d'un extrait du film Like moths to light (WIP).Amphithéâtre des LogesMardi 9 décembre 2025Crédits photos : © Julia Hendrickson

  • Dec 10, 2025 · 55 min

    Penser le Présent avec Hartmut Rosa

    Au cours de cette conférence, le philosophe et sociologue allemand Hartmut Rosa revient sur les concepts d’accélération de notre rythme de vie et de résonance qu’il a développés tout au long de son œuvre (et notamment dans Accélération, une critique sociale du temps et Résonance, une sociologie de la relation au monde parus aux éditions La Découverte). Si l'accélération constitue le problème central de notre temps, la résonance peut être la solution. Hartmut Rosa a renouvelé les analyses de la première génération de l'École de Francfort en pensant l'aliénation comme accélération. Tout en se présentant comme un sociologue, il s'interroge de manière originale sur l'impact des structures sociales sur le psychisme et les manières d'être.La conférence (en anglais) sera introduite par Christian Joschke, professeur d’histoire de l’art aux Beaux-Arts de ParisAmphithéâtre des LogesJeudi 4 décembre 2025Crédits photos : Portrait Hartmut Rosa © SCHEERE PHOTOS, Jürgen Scheere, Jena (Germany)

  • Dec 2, 2025 · 1 hr 10 min

    Penser le Présent avec Stéphanie Solinas, Pierre Cassou-Noguès et Gwenola Wagon

    Pérégrinations technologiques. Quête d’immortalité, cryogénisation, développement personnel, épuisement des ressources, pyropictomanie (ou encore plaisir pris dans les images de la dissipation d’énergie)… de l’Ouest américain à la côte Atlantique, sur fond de catastrophe climatique, rencontre avec les auteurs de deux ouvrages consacrés au tournant technologique que nous traversons. Comment ces écritures connectées à la pratique plastique et habitées par le déplacement saisissent-elles ce tournant ? Cette rencontre prend pour point de départ deux ouvrages qui abordent la technologie par le biais du déplacement. Le premier L’Être Plus, itinéraire pour devenir soi-même de Stéphanie Solinas (Seuil, Fiction & Cie, 2023) est un road trip à travers la Silicon Valley où se mène une course effrénée contre le temps et l’obsolescence humaine. L’autrice nous entraîne sur les routes de l’humain « augmenté » entre spiritualité, intelligence artificielle et quête d’immortalité. Le second Les images pyromanes, théorie-fiction des IA génératives (UV éditions, 2025) de Pierre Cassou-Noguès et Gwenola Wagon – un philosophe et une artiste – interroge les implications esthétiques et politiques des IA génératives à travers une série de contes spéculatifs dans lesquels un duo d’agents immobiliers imagine la réalité à l’aide de la plateforme, une IA générative d’images. Amphithéâtre des Loges Jeudi 13 novembre 2025

  • Oct 27, 2025 · 1 hr 16 min

    Penser le Présent avec Leda Catunda et Erika Verzutti

    Les artistes brésiliennes Leda Catunda et Erika Verzutti sont à l’honneur cet automne à Paris à l’occasion de deux expositions personnelles qui leur sont consacrées. Elles ont déjà collaboré et connaissent bien leurs pratiques respectives, cette rencontre sera l’occasion de revenir sur leurs récentes expositions et de croiser leurs regards : formes organiques, allusions au modernisme ou au pop art, désir et féminisme seront matières à discussion. Pour Favorita, sa première exposition personnelle à la galerie Emanuela Campoli, Leda Catunda présente un ensemble d’œuvres marquées par la juxtaposition de textiles, d’ornements et de formes organiques. Pour son édition 2025, Pourquoi Paris ?, le projet curatorial de Julie Boukobza, invite la sculptrice Erika Verzutti, à investir l’Hôtel Balzac, en collaboration avec la galerie Fortes D’Aloia & Gabriel. La rencontre sera modérée par Audrey Illouz, responsable de la programmation culturelle et introduite par Ines Dahn, sociologue et Julie Boukobza, curatrice. Leda Catunda (1961) vit et travaille à São Paulo, Brésil. Son œuvre fait l’objet de la plus grande rétrospective de l’artiste en dehors du Brésil à la Sharjah Art Foundation en septembre 2025. En octobre, Emanuela Campoli présentera sa première exposition personnelle à Paris. Parmi ses expositions récentes : Paisagem Selvagem, Carpintaria, Rio de Janeiro, Brésil (2024); Leda Catunda: EUFORIA, ICA Milano, Milan, Italie (2023) ; Geography, Bortolami Gallery, New York, USA (2022) ; Judy Chicago & Leda Catunda, Fortes D’Aloia & Gabriel, São Paulo, Brésil (2022) ; Leda Catunda & Alejandra Seeber, MALBA – Museo de Arte Latinoamericano de Buenos Aires, Buenos Aires (2021). Erika Verzutti (1971) vit entre São Paulo et l'Europe. Dans son travail, elle combine des éléments et des styles dissemblables. Bon nombre de ses sculptures révèlent une attention particulière portée à la nature à travers l'utilisation de fruits et légumes moulés, d'autres œuvres s'inspirent de sujets d'actualité tels que les gros titres des journaux et les phénomènes Internet. Parmi ses expositions personnelles récentes : The Life of Sculptures, LUMA, Arles, France (2024) ; Notizia, ICA Milano, Milan, Italie (2024) ; Hessel Museum - Bard College, Annandale-on-Hudson, NY (2023) ; Museo Experimental El Eco, Mexico (2023) ; MASP, São Paulo (2021) ; Nottingham Contemporary, Nottingham, Royaume-Uni (2021) ; Centre Pompidou, Paris (2019) ; Aspen Art Museum, Aspen (2019). Ses œuvres font partie de collections publiques telles que celles de la Tate Modern à Londres, du Centre Georges Pompidou à Paris, du Carnegie Museum of Art à Pittsburgh, du Guggenheim Museum à New York, de la collection François Pinault en France, d'Inhotim à Brumadinho au Brésil, du Museu de Arte Moderna de São Paulo et de la Pinacoteca do Estado à São Paulo, entre autres. Amphithéâtre d'Honneur Jeudi 23 octobre 2025 Crédits photos : Leda Catunda © Ivan Nishitani Erika Verzutti © Ivi Maiga Bugrimenko

  • Oct 24, 2025 · 1 hr 34 min

    Penser le Présent avec Andrea Fraser et Marie Fraser

    Pour une lecture critique des cartels Cette rencontre est organisée en partenariat avec le programme de recherche « (D)écrire les œuvres, (re)penser les cartels », dirigé par Anne Dressen (ENS Ulm – SACRe – PSL) et Yaël Kreplak (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, HiCSA, Chaire Delphine Lévy). Au cours de cette rencontre, les cartels seront abordés depuis la perspective de la critique institutionnelle et de la muséologie critique, avec deux conférences : l’une d’Andrea Fraser (artiste, Los Angeles), et l’autre de Marie Fraser (théoricienne, Montréal). Ces deux interventions, introduites et modérées par Anne Dressen et Yaël Kreplak, seront suivies d’un temps d’échange avec le public. Dès que l’on évoque la question du cartel, il apparaît clairement que ce court texte apposé à proximité des objets exposés fait débat. Qu’il s’agisse de ses dimensions, de sa longueur, de son emplacement, de ce qui y est dit, par qui, comment et à l’intention de qui, voire de sa présence même : tous ces différents aspects suscitent de nombreuses discussions et ne font pas consensus. Car à travers le cartel se révèle une certaine compréhension du rôle du musée et de son rapport aux œuvres, de ses différents modes d’adresse à son ou ses public(s), et de ce qu’est une œuvre ou un objet de patrimoine. Initié en septembre 2024, le programme de recherche « (D)écrire les œuvres, (re)penser les cartels » vise à explorer les enjeux des cartels, ligne par ligne, en interrogeant ce qui se joue dans la précision d’une provenance, la description d’un matériau, la présence d’une date, la formulation d’un titre, ou encore la mention d’un nom d’auteur (ou de plusieurs). Dans un dialogue entre artistes, chercheurs et professionnels des musées, il s’agit de mettre en question nos façons d’appréhender et décrire les objets, et d’imaginer d’autres façons de nous y rapporter – de faire du cartel un support de réflexion et de création. Andrea Fraser est artiste, professeure à l'Université de Californie à Los Angeles (UCLA). Elle est une figure majeure du mouvement de la critique institutionnelle, du féminisme et de la performance. Depuis les années 1980, son travail élabore une réflexion sur l’art et ses institutions - dans leurs dimensions financières, politiques et affectives; comme dans la série de conférences-performances Museum Highlights : A Gallery Talk (1989), où elle se met en scène sous les traits d’une guide, ou à travers des installations qui questionnent les instruments habituels de la communication muséale – en particulier les textes d’exposition, comme dans Notes on the Margin (1990/2013) ou Collected : The Lady Wallace’s Inventory (1997). Elle a également publié de nombreux textes critiques (par exemple, 2016 in Museums, Money and Politics, en 2018, et The Field of Contemporary Art: A Diagram, e-flux notes, en octobre 2024). Elle est actuellement en résidence à l'American Academy de Rome. Marie Fraser est historienne de l’art, professeure à l’Université du Québec à Montréal, où elle est titulaire de la Chaire de recherche en études et pratiques curatoriales. Cofondatrice du groupe international de recherche et de réflexion CIÉCO sur les nouveaux usages des collections, elle est l’autrice et la directrice de nombreuses publications, parmi lesquelles Réinventer la collection. L’art et le musée au temps de l’évènementiel (avec Mélanie Boucher et Johanne Lamoureux, PUQ, 2023) et L’Activisme dans les collections (avec Lisa Bouraly, Marges, 2025). Elle mène également des activités en tant que commissaire d’expositions : elle a été conservatrice en chef au Musée d’art contemporain de Montréal (2010-2013), ainsi que commissaire du pavillon du Canada à la 56e Biennale de Venise en 2015. Amphithéâtre d'Honneur Lundi 20 octobre 2025 Crédits photos : © Droits réservés

  • Oct 15, 2025 · 1 hr 3 min

    Penser le Présent avec Patrick Boucheron

    Il faut défendre la société (contre les images)Les images nous environnent, nous dominent, nous hantent. Certaines s’imposent en frappant les esprits quand d’autres, plus sournoises, s’insinuent et s’invitent pas surprise dans nos imaginaires. Doit-on apprendre désormais à se défendre contre elles, parce qu’elles seraient trop agressives ou trop séduisantes ?Patrick Boucheron s’interroge sur le regain de ces hantises, faisant revenir à nous l’iconoclasme latent de la culture occidentale, car cette question d’actualité doit être étudiée au regard d’une histoire longue des images, des imaginaires et des œuvres d’art. Elle met donc en jeu une archéologie de notre culture visuelle, que l’historien tente d’éclairer en ouvrant le musée invisible de nos points aveugles.La conférence sera introduite par François-René Martin, professeur d'histoire de l'art aux Beaux-Arts de Paris.Patrick Boucheron est historien, professeur au Collège de France, titulaire de la chaire « Histoire des pouvoirs en Europe occidentale, XIIIe-XVIe siècle ». Spécialiste de l’histoire politique, culturelle et monumentale des villes italiennes à la fin du Moyen Âge, il leur a consacré de nombreux ouvrages, dont certains tentent de faire, avec de l’art, une histoire qui n’est pas exactement une histoire de l’art (comme dans Conjurer la peur. Sienne, 1338. Essai sur la force politique des images, Paris, Seuil, 2013). Il est producteur, sur France Culture, de l’émission hebdomadaire « Allons-y voir » et anime régulièrement (notamment au Théâtre de la Concorde) des « Ateliers d’autodéfense contre les images ».Amphithéâtre d'HonneurMardi 14 octobre 2025Crédits photo : © Droits réservés

  • Oct 1, 2025 · 53 min

    Penser le Présent avec Thomas Hirschhorn et Lisa Lee

    À l’occasion de la parution de l’ouvrage Thomas Hirschhorn From Graphic Design to Art (MIT Press, 2025), l’historienne de l’art américaine Lisa Lee revient avec l’artiste sur la genèse de son travail. « Lisa Lee a cerné la véritable nature de mon expérience parisienne, après mon arrivée en 1983. Déterminé à faire du graphisme, mais confrontant mon travail au temps, au monde et à la réalité, j'ai compris qu'il fallait renverser ma volonté : l'art est devenu la mission à accomplir, bien au-delà du graphisme. [..] Elle a ingénieusement structuré son livre en trois chapitres significatifs : La Feuille, Le Mur, La Rue, montrant comment ma décision d'inscrire mon travail dans le champ de l'histoire de l'art prend position, résumant la fausse question d’« être artiste ou pas », et ouvrant définitivement la seule question qui compte : que faire - aujourd'hui - dans le domaine de l'art ? Les recherches de Lisa Lee sur mes premiers travaux et leur aboutissement dans une forme qui m'est propre m'ont conduit à mon travail actuel : « Mon Atlas », qui est l'histoire de mon cheminement dans l'art, précisément tirée de ma propre histoire, sans aucun texte. » Thomas Hirschhorn, 2025 Amphithéâtre des Loges Mardi 30 septembre 2025 Crédits photos : Thomas Hirschhorn à l’exposition Robert Walser-Sculpture, Biel/Bienne, 2019 © Enrique Munoz Garcia / Portrait de Lisa Lee © Joy Osmanski