
Cinq enfants disparaissent le soir de Noël… le mystère dure depuis 80 ans
Dans la nuit de Noël 1945, la maison de la famille Sodder prend feu à Fayetteville, en Virginie-Occidentale. George et Jennie Sodder parviennent à s’échapper avec quatre de leurs enfants, mais cinq autres sont encore à l’intérieur : Maurice, Martha, Louis, Jennie Irene et Betty. George tente immédiatement de retourner dans la maison. L’escalier est déjà en flammes. Il court chercher son échelle, habituellement posée contre un mur, mais elle a disparu. Il essaie alors de démarrer ses camions pour atteindre les fenêtres de l’étage. Aucun ne fonctionne, alors qu’ils roulaient parfaitement la veille. Les secours sont appelés, mais les pompiers n’arrivent que plusieurs heures plus tard. À ce moment-là, la maison n’est plus qu’un amas de cendres. Pour les autorités, le constat paraît évident : les cinq enfants sont morts dans l’incendie. Pourtant, aucune dépouille identifiable n’est retrouvée. Pas de crâne. Pas de dents. Pas de squelette. Seulement quelques fragments d’os dont l’origine sera ensuite contestée. Malgré cela, l’enquête est rapidement refermée et les cinq enfants sont officiellement déclarés morts. George et Jennie refusent d’accepter cette conclusion. Très vite, ils repensent à plusieurs événements étranges survenus avant et pendant l’incendie. Quelques mois plus tôt, un homme avait menacé George en raison de ses prises de position contre Benito Mussolini. Un autre individu, venu chercher du travail, lui avait montré deux boîtiers électriques en affirmant qu’ils finiraient par provoquer un incendie. Le soir du drame, Jennie avait également reçu un appel téléphonique étrange. Une femme qu’elle ne connaissait pas demandait un nom inconnu, tandis que des voix et des rires se faisaient entendre à l’arrière-plan. Plus tard, la famille découvrira que les lignes téléphoniques avaient été coupées. Un témoin affirmera aussi avoir vu une personne manipuler le système électrique de la maison. Un autre dira avoir aperçu une voiture quitter les lieux au moment de l’incendie. La fameuse échelle, introuvable pendant le feu, sera retrouvée plus tard au fond d’un talus. Puis viennent les témoignages concernant les enfants. Une automobiliste assure les avoir vus dans une voiture, peu après l’incendie. Une employée d’hôtel affirme avoir accueilli plusieurs enfants correspondant à leur description, accompagnés d’adultes au comportement suspect. Une femme travaillant dans un restaurant déclare les avoir servis le lendemain matin. Aucun de ces témoignages ne permettra pourtant de retrouver leur trace. Pendant des années, George et Jennie consacrent leur vie à la recherche de leurs enfants. Ils distribuent des milliers de tracts, offrent une récompense et font installer le long d’une route un immense panneau portant leurs photographies. Leur message est simple : les cinq enfants ne sont pas morts dans l’incendie, ils ont été enlevés. En 1967, plus de vingt ans après le drame, Jennie reçoit une photographie par courrier. Elle montre un jeune homme brun qui pourrait ressembler à Louis Sodder, disparu à l’âge de neuf ans. Au dos de l’image, quelques mots énigmatiques semblent faire référence à son identité. La famille engage un détective privé pour retrouver l’expéditeur. L’homme disparaît à son tour sans donner la moindre explication. Que s’est-il réellement passé dans la maison des Sodder cette nuit-là ? Les enfants ont-ils péri dans un incendie particulièrement violent, sans laisser de traces visibles ? Ont-ils réussi à sortir avant d’être enlevés ? Le feu a-t-il été volontairement déclenché pour dissimuler leur disparition ? Plus de quatre-vingts ans après les faits, aucune preuve définitive ne permet de trancher. Cinq enfants sont entrés dans leur chambre le soir de Noël 1945. Au matin, leur maison avait disparu. Eux aussi. Un récit de Tim Girard







