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What DAF'ck · Friday · 3 min

🛢️Reservoir Dogs

Cette semaine, la guerre continue de vider les réserves énergétiques mondiales, tandis que les taux longs continuent de grimper vers des niveaux records, des États-Unis au Japon. 🇺🇸 États-Unis Aux États-Unis, l'économie n'a créé que 29 000 emplois en septembre, loin des 90 000 attendus, tandis que le taux de chômage remonte à 4,20%. Ce ralentissement fait reculer à 19% la probabilité d'une hausse des taux lors de la réunion de la Réserve fédérale fin octobre, selon l'outil FedWatch du CME. Le resserrement n'est pas abandonné pour autant, puisque les minutes de la dernière réunion de la Réserve fédérale confirment que l'institution l'envisage toujours avant la fin de l'année et pourrait bien le repousser à décembre. Par ailleurs, Alphabet, Amazon, Microsoft et Meta multiplient les émissions de dette pour financer leurs data centers, alors que le taux à 10 ans grimpe à 5,36%, au plus haut depuis 2002. Un timing idéal, sachant que la tech est le seul secteur à porter le S&P 500 depuis le début de l'année. Entre un endettement qui s'alourdit, une guerre qui s'éternise et une Réserve fédérale qui envisage de relever encore ses taux directeurs, ce dernier pilier pourrait bien céder et entraîner avec lui l'ensemble du marché actions. 🇪🇺 Europe En zone euro, l’inflation accélère à 3,80% sur un an, contre 3,20% précédemment, atteignant son plus haut niveau depuis octobre 2023. Pour Joachim Nagel, président de la Bundesbank, le risque d'une nouvelle hausse des prix reste important. Les difficultés d'approvisionnement pèsent en effet sur les stocks d'énergie, qui tombent à des niveaux historiquement bas alors que l'hiver n'a pas encore commencé. Parallèlement, l'euro recule à son plus bas niveau depuis 17 mois face au dollar. Le pétrole étant libellé en dollars, cette faiblesse renchérit encore la facture énergétique d'un continent largement importateur. Si la guerre se prolonge, la pression sur les prix devrait se maintenir et conforter la Banque centrale européenne dans une posture plus restrictive, avec à la clé de nouvelles hausses de taux. 🇨🇳🇯🇵 Asie Au Japon, le yen reste faible tandis que les taux longs évoluent à leur plus haut niveau depuis 30 ans. La Première ministre Sanae Takaichi reconnaît qu'une devise sous-évaluée pose problème. Face aux inquiétudes sur les finances publiques, elle a adouci son discours devant le Parlement en faisant de la soutenabilité budgétaire une priorité. Elle s'engage ainsi à plafonner les nouvelles émissions de dette autour de 250 milliards de dollars, alors que les demandes de dépenses atteignent un record de plus de 900 milliards de dollars. De son côté, la probabilité d'une hausse des taux de la Banque du Japon fin octobre recule à 12%, contre près de 40% la semaine dernière. Dans cette situation, l'institution pourrait donc bien repousser son prochain relèvement à décembre. 🛢️ Matières premières Du côté des matières premières, la réserve stratégique de pétrole des États-Unis est tombée à 283,8 millions de barils, contre 415,4 millions avant les tensions de février, soit son plus bas niveau depuis 1982. Partout dans le monde, ces stocks constituent un dernier recours pour limiter les risques de pénurie et contenir la hausse des prix. Leur épuisement rend donc d'autant plus urgente une sortie du conflit, qui pourrait se conclure soit par une issue diplomatique et une désescalade, soit, à l'inverse, par une escalade visant à y mettre fin par la force.

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Cette semaine, la guerre continue de vider les réserves énergétiques mondiales, tandis que les taux longs continuent de grimper vers des niveaux records, des États-Unis au Japon.

 

🇺🇸 États-Unis 

Aux États-Unis, l'économie n'a créé que 29 000 emplois en septembre, loin des 90 000 attendus, tandis que le taux de chômage remonte à 4,20%. Ce ralentissement fait reculer à 19% la probabilité d'une hausse des taux lors de la réunion de la Réserve fédérale fin octobre, selon l'outil FedWatch du CME. Le resserrement n'est pas abandonné pour autant, puisque les minutes de la dernière réunion de la Réserve fédérale confirment que l'institution l'envisage toujours avant la fin de l'année et pourrait bien le repousser à décembre.

Par ailleurs, Alphabet, Amazon, Microsoft et Meta multiplient les émissions de dette pour financer leurs data centers, alors que le taux à 10 ans grimpe à 5,36%, au plus haut depuis 2002. Un timing idéal, sachant que la tech est le seul secteur à porter le S&P 500 depuis le début de l'année. Entre un endettement qui s'alourdit, une guerre qui s'éternise et une Réserve fédérale qui envisage de relever encore ses taux directeurs, ce dernier pilier pourrait bien céder et entraîner avec lui l'ensemble du marché actions.

 

🇪🇺 Europe

En zone euro, l’inflation accélère à 3,80% sur un an, contre 3,20% précédemment, atteignant son plus haut niveau depuis octobre 2023. Pour Joachim Nagel, président de la Bundesbank, le risque d'une nouvelle hausse des prix reste important. Les difficultés d'approvisionnement pèsent en effet sur les stocks d'énergie, qui tombent à des niveaux historiquement bas alors que l'hiver n'a pas encore commencé. Parallèlement, l'euro recule à son plus bas niveau depuis 17 mois face au dollar. Le pétrole étant libellé en dollars, cette faiblesse renchérit encore la facture énergétique d'un continent largement importateur. Si la guerre se prolonge, la pression sur les prix devrait se maintenir et conforter la Banque centrale européenne dans une posture plus restrictive, avec à la clé de nouvelles hausses de taux.

 

🇨🇳🇯🇵 Asie

Au Japon, le yen reste faible tandis que les taux longs évoluent à leur plus haut niveau depuis 30 ans. La Première ministre Sanae Takaichi reconnaît qu'une devise sous-évaluée pose problème. Face aux inquiétudes sur les finances publiques, elle a adouci son discours devant le Parlement en faisant de la soutenabilité budgétaire une priorité. Elle s'engage ainsi à plafonner les nouvelles émissions de dette autour de 250 milliards de dollars, alors que les demandes de dépenses atteignent un record de plus de 900 milliards de dollars. De son côté, la probabilité d'une hausse des taux de la Banque du Japon fin octobre recule à 12%, contre près de 40% la semaine dernière. Dans cette situation, l'institution pourrait donc bien repousser son prochain relèvement à décembre.

 

🛢️ Matières premières 

Du côté des matières premières, la réserve stratégique de pétrole des États-Unis est tombée à 283,8 millions de barils, contre 415,4 millions avant les tensions de février, soit son plus bas niveau depuis 1982. Partout dans le monde, ces stocks constituent un dernier recours pour limiter les risques de pénurie et contenir la hausse des prix. Leur épuisement rend donc d'autant plus urgente une sortie du conflit, qui pourrait se conclure soit par une issue diplomatique et une désescalade, soit, à l'inverse, par une escalade visant à y mettre fin par la force.

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