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Cette semaine, le coût de la vie s’est invité dans les urnes américaines et a offert le Congrès aux démocrates. De l’autre côté de l’Atlantique, la France montre des signes de stagflation, tandis que la Banque d’Angleterre durcit le ton face à une inflation persistante.
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🇺🇸 États-Unis
Aux États-Unis, les démocrates ont repris le contrôle des deux chambres du Congrès aux élections de mi-mandat, infligeant à Donald Trump une véritable déroute électorale. Selon les sondages, près de neuf électeurs sur dix ont placé le coût de la vie au cœur de leur vote. Il faut dire que nous sommes loin de la promesse de diviser par deux les prix de l’énergie, puisque le gallon d’essence a bondi de près de 40% depuis le début de la guerre avec l’Iran et que l’inflation atteint 3,70% en septembre, soit presque le double de la cible de la Réserve Fédérale. Dans ce contexte, la nouvelle majorité pourrait limiter l’influence de la Maison Blanche sur la dette, la guerre et l’intelligence artificielle. Ce changement de rapport de force favoriserait la poursuite de la baisse des rendements du Trésor et offrirait un répit à une dette qui a récemment franchi les 40 000 milliards de dollars. En revanche, la volonté de freiner l’endettement lié à l’intelligence artificielle pourrait ralentir la croissance du secteur, dont les valeurs accusent déjà une nette baisse sur les marchés.
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🇪🇺 Europe
Sur le vieux continent, le PIB français s’est contracté de 0,10% au troisième trimestre, après avoir brillamment fait du surplace au deuxième. Par ailleurs, l’inflation accélère depuis le début du conflit et atteint désormais 3,40%. Cette combinaison d’une activité en repli et de prix en hausse traduit bien une situation de stagflation. Par ailleurs, le budget reste au point mort, alors que la dette publique atteint des records et que le taux de l’OAT 10 ans, actuellement à  4,75%, figure parmi les plus élevés de l’OCDE. La hausse des taux attendue de la part de la BCE en décembre devrait donc accentuer la pression sur l'économie et pourrait bien la faire basculer en récession. En parallèle, l’Allemagne affiche une croissance stable depuis le début de l’année avec une inflation mieux maîtrisée, ce qui lui permet de maintenir un écart avec l’OAT, avec un Bund actuellement à  3,22%.
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Au Royaume-Uni, la Banque d’Angleterre a relevé son taux directeur de 25 points de base pour le porter à 4,00%, soit sa première hausse depuis 2023. Cette décision intervient alors que l’inflation britannique a accéléré à 3,50% en septembre, contre 3,10% en août, principalement sous l’effet de la hausse des prix de l’énergie. Il faut dire que l’économie britannique, déjà fragilisée par le Covid et la guerre, a dû composer avec les effets du Brexit, rendant l’inflation particulièrement persistante. La hausse des taux devrait soutenir la livre face au dollar, ce qui réduirait le coût de l’énergie importée et contribuerait à freiner l’inflation à moyen terme.
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🇨🇳🇯🇵 Asie
Au Japon, la banque centrale a publié les minutes de sa réunion de septembre, lors de laquelle elle avait relevé son taux directeur de 25 points de base à 1,25%, son plus haut niveau depuis 1995. Les discussions montrent une volonté de poursuivre le resserrement monétaire, certains membres envisageraient même d'accélérer le rythme si l’inflation accélère davantage. Cette normalisation monétaire redonnera à  l’institution des marges de manœuvre pour baisser les taux en cas de crise future, ce qui lui manquait depuis des décennies.
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🛢️ Matières premières
Sur le marché des matières premières, le baril de Brent recule de 13% depuis le début de la semaine et repasse sous la barre des 100$, à la suite des élections de mi-mandat aux États-Unis. Les démocrates, qui ont pris le contrôle du Congrès, pourraient utiliser leur influence sur les dépenses afin de contester de nouveaux financements militaires. Toutefois, Washington et Téhéran restent très éloignés d’un accord, et Donald Trump conserve un contrôle considérable sur la politique étrangère. Dans ce contexte, une nouvelle escalade militaire ne peut être écartée, d’autant que la fin des hostilités semble encore lointaine.





