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What DAF'ck · July 24 · 4 min

🥵 L'été sera taux

Cette semaine, l'embrasement du conflit iranien continue de dicter la trajectoire des banques centrales. La BCE temporise à 2,25% en laissant la porte ouverte à une hausse en septembre, alors que l'OAT française franchit les 4,00% pour la première fois depuis 2009. 🇺🇸 États-Unis Aux États-Unis, la nouvelle escalade des bombardements américains en Iran ravive les craintes d'une inflation durablement élevée. En l'espace de six mois, le consensus s'est totalement inversé, puisque les marchés qui anticipaient des baisses de taux en début d'année n'attendent désormais plus que des hausses, avec deux resserrements d'ici mars 2027. Pour Kevin Warsh, ces pressions inflationnistes ne devraient pas durer, ce qui pourrait justifier un statu quo lors de la réunion du FOMC la semaine prochaine. Toutefois, si le conflit au Moyen-Orient venait à s'intensifier davantage, la Réserve fédérale pourrait se retrouver contrainte de relever ses taux pour contenir l’inflation, au risque de fragiliser durablement l'économie américaine. Par ailleurs, Kevin Warsh voit dans l'intelligence artificielle un véritable levier pour l'économie américaine. Devant la commission bancaire du Sénat, il a reconnu que les investissements liés à cette technologie font monter les prix, tout en écartant un caractère inflationniste puisque cette variation est absorbée par une offre de plus en plus abondante. Ces gains pourraient avoir un réel impact positif sur l'économie et redonner à l'institution davantage de marge de manœuvre dans la conduite de sa politique monétaire. 🇪🇺 Europe En zone euro, la Banque centrale européenne a maintenu son taux de référence inchangé à 2,25%. Cette décision intervient après la publication, la semaine dernière, d'un repli de l'inflation à 2,80% en juin sur un an, après 3,20% en mai. Dans ce contexte géopolitique tendu, l'institution laisserait la porte ouverte à une hausse des taux en septembre, en fonction de l'impact de l'escalade au Moyen-Orient sur les prix. En France, l'OAT à 10 ans a franchi les 4,00% pour la première fois depuis 2009. Cette progression s'explique par plusieurs facteurs qui se cumulent, à commencer par des finances publiques toujours sous tension, avec un déficit élevé et une dette qui dépasse désormais 117% du PIB. Les besoins de financement de l'État continuent d'augmenter, alors que les investisseurs s'interrogent sur la capacité du gouvernement à ramener durablement les comptes publics vers les objectifs européens. À cette situation budgétaire s'ajoutent les incertitudes géopolitiques ainsi que les interrogations sur la croissance économique européenne, qui pourraient fragiliser davantage la trajectoire des taux français. 🇨🇳🇯🇵 Asie Au Japon, la Première ministre Sanae Takaichi a dévoilé un plan d'investissement de 2 000 milliards de dollars d'ici 2040 dans les secteurs stratégiques, après le plan de relance budgétaire de 135 milliards adopté en fin d'année dernière. Dans ce contexte, l'inflation dépasse la cible sans que la consommation ne suive, puisque la hausse des prix provient des coûts importés et pèse sur les salaires. La Banque du Japon remonte donc ses taux, au risque d'étouffer davantage l'activité, alors que ces mesures massivement financées par l'emprunt alourdissent une dette publique déjà colossale. 🛢️ Matières premières Côté matières premières, le Brent est repassé autour des 100 dollars, un plus haut depuis six semaines, porté par un nouvel embrasement du conflit entre l'Iran et les États-Unis. Les dernières interventions montrent que la Maison Blanche souhaite maintenir la pression militaire sur Téhéran. Par ailleurs, le risque ne se limite plus au détroit d'Ormuz, puisque les rebelles houthistes ont annoncé un blocus maritime de l'Arabie saoudite, forçant plusieurs pétroliers à faire demi-tour pour éviter le détroit de Bab-el-Mandeb. Dans ce contexte, l'extension de la menace à un second point de passage stratégique inquiète particulièrement les marchés, car elle constitue une pression supplémentaire sur les prix de l'énergie.

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Cette semaine, l'embrasement du conflit iranien continue de dicter la trajectoire des banques centrales. La BCE temporise à 2,25% en laissant la porte ouverte à une hausse en septembre, alors que l'OAT française franchit les 4,00% pour la première fois depuis 2009. 

 

🇺🇸 États-Unis 

Aux États-Unis, la nouvelle escalade des bombardements américains en Iran ravive les craintes d'une inflation durablement élevée. En l'espace de six mois, le consensus s'est totalement inversé, puisque les marchés qui anticipaient des baisses de taux en début d'année n'attendent désormais plus que des hausses, avec deux resserrements d'ici mars 2027. Pour Kevin Warsh, ces pressions inflationnistes ne devraient pas durer, ce qui pourrait justifier un statu quo lors de la réunion du FOMC la semaine prochaine. Toutefois, si le conflit au Moyen-Orient venait à s'intensifier davantage, la Réserve fédérale pourrait se retrouver contrainte de relever ses taux pour contenir l’inflation,  au risque de fragiliser durablement l'économie américaine. 

Par ailleurs, Kevin Warsh voit dans l'intelligence artificielle un véritable levier pour l'économie américaine. Devant la commission bancaire du Sénat, il a reconnu que les investissements liés à cette technologie font monter les prix, tout en écartant un caractère inflationniste puisque cette variation est absorbée par une offre de plus en plus abondante. Ces gains pourraient avoir un réel impact positif sur l'économie et redonner à l'institution davantage de marge de manœuvre dans la conduite de sa politique monétaire. 

 

🇪🇺 Europe  

En zone euro, la Banque centrale européenne a maintenu son taux de référence inchangé à 2,25%. Cette décision intervient après la publication, la semaine dernière, d'un repli de l'inflation à 2,80% en juin sur un an, après 3,20% en mai. Dans ce contexte géopolitique tendu, l'institution laisserait la porte ouverte à une hausse des taux en septembre, en fonction de l'impact de l'escalade au Moyen-Orient sur les prix. 

En France, l'OAT à 10 ans a franchi les 4,00% pour la première fois depuis 2009. Cette progression s'explique par plusieurs facteurs qui se cumulent, à commencer par des finances publiques toujours sous tension, avec un déficit élevé et une dette qui dépasse désormais 117% du PIB. Les besoins de financement de l'État continuent d'augmenter, alors que les investisseurs s'interrogent sur la capacité du gouvernement à ramener durablement les comptes publics vers les objectifs européens. À cette situation budgétaire s'ajoutent les incertitudes géopolitiques ainsi que les interrogations sur la croissance économique européenne, qui pourraient fragiliser davantage la trajectoire des taux français. 

 

🇨🇳🇯🇵 Asie  

Au Japon, la Première ministre Sanae Takaichi a dévoilé un plan d'investissement de 2 000 milliards de dollars d'ici 2040 dans les secteurs stratégiques, après le plan de relance budgétaire de 135 milliards adopté en fin d'année dernière. Dans ce contexte, l'inflation dépasse la cible sans que la consommation ne suive, puisque la hausse des prix provient des coûts importés et pèse sur les salaires. La Banque du Japon remonte donc ses taux, au risque d'étouffer davantage l'activité, alors que ces mesures massivement financées par l'emprunt alourdissent une dette publique déjà colossale. 

 

🛢️ Matières premières  

Côté matières premières, le Brent est repassé autour des 100 dollars, un plus haut depuis six semaines, porté par un nouvel embrasement du conflit entre l'Iran et les États-Unis. Les dernières interventions montrent que la Maison Blanche souhaite maintenir la pression militaire sur Téhéran. Par ailleurs, le risque ne se limite plus au détroit d'Ormuz, puisque les rebelles houthistes ont annoncé un blocus maritime de l'Arabie saoudite, forçant plusieurs pétroliers à faire demi-tour pour éviter le détroit de Bab-el-Mandeb. Dans ce contexte, l'extension de la menace à un second point de passage stratégique inquiète particulièrement les marchés, car elle constitue une pression supplémentaire sur les prix de l'énergie. 

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