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What DAF'ck · August 28 · 4 min

💸 Ça va pas la dette ?

Cette semaine, l'inflation s'installe des deux côtés de l'Atlantique et propulse les rendements obligataires souverains vers de nouveaux sommets, le 30 ans américain atteignant 5,20%, son plus haut niveau depuis 2007. En arrière-plan, l'essor de l'IA, largement financé par la dette, fait peser une menace croissante sur l'équilibre économique mondial. 🇺🇸 États-Unis Aux États-Unis, l'indice PCE, mesure privilégiée par la Réserve fédérale, a progressé de 0,20% sur un mois en juillet, contre 0,10% attendu, tandis que sa hausse annuelle atteint 3,70%, légèrement au-dessus du consensus de 3,60%. Cette pression sur les prix pousse les rendements obligataires ainsi que le dollar à la hausse, avec un rendement pour l'obligation 30 ans à 5,20%, un record. Une inflation qui s'installe pourrait inciter la Fed à relever ses taux dès septembre afin de la contenir. On perçoit bien le revirement de politique monétaire, puisqu'il y a six mois le consensus tablait sur trois baisses de taux en 2026, alors qu'aujourd'hui on évoque une possible hausse, au risque de fragiliser durablement l'économie. En parallèle, l'essor de l'intelligence artificielle, largement financé par la dette, pourrait constituer un risque majeur. Pour couvrir leurs dépenses d'investissement colossales, les géants technologiques ont massivement recours aux marchés obligataires, au point de représenter 18% des émissions Investment Grade mondiales au premier semestre 2026, contre à peine 1,00% en 2024. Cet afflux d'obligations peine à être absorbé par les investisseurs et se fait au détriment des dettes d'État à long terme, désormais délaissées au profit de la dette liée à l'IA. Cette concurrence directe devrait s'intensifier, puisque les besoins de financement des entreprises comme des États ne cessent de croître. À terme, cette pression alimente la hausse des taux, avec les risques qu'elle fait peser sur le financement de l'économie mondiale. 🇪🇺 Europe En Europe, le dernier compte rendu de la BCE révèle une institution orientée vers un durcissement monétaire et méfiante face aux tensions énergétiques. L’institution est tiraillée entre un risque inflationniste persistant et une économie en perte de vitesse avec une croissance du PIB allemand ralentie à 0,30% contre 0,40% au premier trimestre. Dans ce contexte, un resserrement monétaire conjugué à une hausse des rendements obligataires risquerait de freiner une économie européenne déjà fragile. 🇨🇳🇯🇵 Asie Au Japon, l'inflation a de nouveau accéléré en juillet pour atteindre 1,80%, portée par les prix des hydrocarbures et la faiblesse du yen. Les entreprises ont en effet répercuté la hausse des coûts d'importation, alimentée par la chute de la devise et par le conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran. Dans ce contexte, la Banque du Japon s'apprête à relever ses taux dès le mois de septembre et pourrait même envisager des hausses plus agressives. Parallèlement, le rendement du 10 ans japonais s'est nettement rapproché du seuil des 3,00%, propulsé par ces chiffres d'inflation. 🛢️ Matières premières Côté matières premières, le Brent a baissé de près de 5 dollars cette semaine, de 93 à 88 dollars, après que les nouvelles sanctions américaines contre les partenaires commerciaux de l'Iran se sont révélées bien moins sévères qu'attendu. En parallèle, les négociations entre Oman et Téhéran ont abouti à un accord sur le partage des revenus du détroit, un signal positif qui pourrait progressivement ouvrir la voie à un retour à la normale du trafic maritime. Dans cette situation, l'étau pourrait se desserrer sur les prix de l'énergie et l'inflation mondiale. Le bitcoin s'établit autour de 80 000 dollars, pour la première fois depuis trois mois et signant sa meilleure performance mensuelle depuis novembre 2024 avec près de 30% de hausse en août. Cette dynamique s'explique en partie par la réunion organisée à la Maison-Blanche le 20 août, où étaient réunis les dirigeants du secteur crypto pour pousser le Congrès à adopter le Clarity Act, donnant enfin au marché le signal réglementaire qu'il attendait.

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Cette semaine, l'inflation s'installe des deux côtés de l'Atlantique et propulse les rendements obligataires souverains vers de nouveaux sommets, le 30 ans américain atteignant 5,20%, son plus haut niveau depuis 2007. En arrière-plan, l'essor de l'IA, largement financé par la dette, fait peser une menace croissante sur l'équilibre économique mondial.

  

🇺🇸 États-Unis

Aux États-Unis, l'indice PCE, mesure privilégiée par la Réserve fédérale, a progressé de 0,20% sur un mois en juillet, contre 0,10% attendu, tandis que sa hausse annuelle atteint 3,70%, légèrement au-dessus du consensus de 3,60%. Cette pression sur les prix pousse les rendements obligataires ainsi que le dollar à la hausse, avec un rendement pour l'obligation 30 ans à 5,20%, un record. Une inflation qui s'installe pourrait inciter la Fed à relever ses taux dès septembre afin de la contenir. On perçoit bien le revirement de politique monétaire, puisqu'il y a six mois le consensus tablait sur trois baisses de taux en 2026, alors qu'aujourd'hui on évoque une possible hausse, au risque de fragiliser durablement l'économie.

En parallèle, l'essor de l'intelligence artificielle, largement financé par la dette, pourrait constituer un risque majeur. Pour couvrir leurs dépenses d'investissement colossales, les géants technologiques ont massivement recours aux marchés obligataires, au point de représenter 18% des émissions Investment Grade mondiales au premier semestre 2026, contre à peine 1,00% en 2024. Cet afflux d'obligations peine à être absorbé par les investisseurs et se fait au détriment des dettes d'État à long terme, désormais délaissées au profit de la dette liée à l'IA. Cette concurrence directe devrait s'intensifier, puisque les besoins de financement des entreprises comme des États ne cessent de croître. À terme, cette pression alimente la hausse des taux, avec les risques qu'elle fait peser sur le financement de l'économie mondiale.

 

🇪🇺 Europe

En Europe, le dernier compte rendu de la BCE révèle une institution orientée vers un durcissement monétaire et méfiante face aux tensions énergétiques. L’institution est tiraillée entre un risque inflationniste persistant et une économie en perte de vitesse avec une croissance du PIB allemand ralentie à 0,30% contre 0,40% au premier trimestre. Dans ce contexte, un resserrement monétaire conjugué à une hausse des rendements obligataires risquerait de freiner une économie européenne déjà fragile.

 

🇨🇳🇯🇵 Asie 

Au Japon, l'inflation a de nouveau accéléré en juillet pour atteindre 1,80%, portée par les prix des hydrocarbures et la faiblesse du yen. Les entreprises ont en effet répercuté la hausse des coûts d'importation, alimentée par la chute de la devise et par le conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran. Dans ce contexte, la Banque du Japon s'apprête à relever ses taux dès le mois de septembre et pourrait même envisager des hausses plus agressives. Parallèlement, le rendement du 10 ans japonais s'est nettement rapproché du seuil des 3,00%, propulsé par ces chiffres d'inflation. 

 

🛢️ Matières premières 

Côté matières premières, le Brent a baissé de près de 5 dollars cette semaine, de 93 à 88 dollars, après que les nouvelles sanctions américaines contre les partenaires commerciaux de l'Iran se sont révélées bien moins sévères qu'attendu. En parallèle, les négociations entre Oman et Téhéran ont abouti à un accord sur le partage des revenus du détroit, un signal positif qui pourrait progressivement ouvrir la voie à un retour à la normale du trafic maritime. Dans cette situation, l'étau pourrait se desserrer sur les prix de l'énergie et l'inflation mondiale.

Le bitcoin s'établit autour de 80 000 dollars, pour la première fois depuis trois mois et signant sa meilleure performance mensuelle depuis novembre 2024 avec près de 30% de hausse en août. Cette dynamique s'explique en partie par la réunion organisée à la Maison-Blanche le 20 août, où étaient réunis les dirigeants du secteur crypto pour pousser le Congrès à adopter le Clarity Act, donnant enfin au marché le signal réglementaire qu'il attendait. 

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