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Planisphère géopolitique et stratégique

Diploweb

L’actualité du monde est passée au crible par les experts de la géopolitique et des questions stratégiques. Cette émission Planisphère est diffusée sur la bande FM sur les fréquences de RCF Notre Dame, puis mise à disposition comme podcast sur cette plateforme. Produite par Pierre Verluise, cette émission est également installée sur le premier site géopolitique, Diploweb.com, accompagnée d'une synthèse rédigée, validée par l'intervenant. Enfin, vous trouverez ici quelques enregistrements de podcasts du Diploweb, antérieurs à cette émission Planisphère, par ex. avec Y. Lacoste. Bonne écoute !

  • 20 episodes
  • Updated June 24

Episodes20

  • June 24 · 26 min

    Israël-Palestine : que disent les cartes ? Avec Delphine Papin

    Le Proche-Orient est peut-être la région du monde où les passions obscurcissent le plus la compréhension. Il est donc utile de prendre le temps de poser les faits, et de cartographier le terrain, pour mieux en comprendre les dynamiques. Israël – Palestine : que disent les cartes ? Pour répondre à cette question, Planisphère a le privilège de recevoir Delphine Papin, docteure de l’Institut français de géopolitique, rédactrice en chef au journal Le Monde. Delphine Papin co-signe avec Gilles Paris : « Israël – Palestine. Histoire, société, économie : un atlas pour tout comprendre », une co-édition Tallandier – Le Monde. Podcast et synthèse rédigée complète sur le Diploweb.com, le 1er site géopolitique francophone. Cette émission a été enregistrée le 05/05/2026 et diffusée le 23/06/2026 sur RCF Notre Dame. Extrait de la synthèse rédigée "Delphine Papin revient sur les dynamiques historiques, territoriales et géopolitiques du conflit israélo-palestinien à travers l’analyse cartographique. À partir de l’atlas Israël-Palestine, histoire, société, économie : un atlas pour comprendre, coécrit avec Gilles Paris, elle montre comment les cartes permettent de mieux comprendre les héritages historiques, les transformations territoriales et les recompositions contemporaines du conflit. L’entretien insiste également sur le rôle des outils cartographiques modernes, notamment les images satellites, dans l’analyse des conflits actuels. Delphine Papin explique que l’objectif de l’atlas « Israël – Palestine. Histoire, société, économie : un atlas pour tout comprendre » (co-édition Tallandier – Le Monde) est d’articuler les événements européens et moyen-orientaux afin de mieux comprendre la naissance du conflit israélo-palestinien. La première carte de l’ouvrage, couvrant la période 1881-1920, met ainsi en parallèle la montée de l’antisémitisme en Europe, notamment dans l’Empire russe, et l’émergence du sionisme, mouvement politique visant à créer un foyer national juif. L’originalité de cette approche réside dans la mise en relation des dynamiques européennes et de la situation géopolitique du Proche-Orient au sein de l’Empire ottoman. L’atlas montre également le rôle des puissances coloniales, notamment la France et le Royaume-Uni, dans le redécoupage territorial du Moyen-Orient après la chute de l’Empire ottoman, notamment à travers les accords Sykes-Picot. Cette spatialisation des événements permet de mieux saisir les interactions entre les évolutions politiques européennes et les transformations géopolitiques du Proche-Orient. (...) L’entretien aborde ensuite les méthodes utilisées par les journalistes et cartographes du journal Le Monde pour documenter le conflit après les attaques du 7 octobre 2023. En raison de l’impossibilité d’accéder librement au territoire de Gaza, les équipes ont eu recours à l’imagerie satellite, déjà utilisée pour suivre la guerre en Ukraine. Ces images permettent d’analyser l’étendue des destructions, les déplacements de population et les transformations territoriales opérées par Israël, notamment la construction de routes militaires et de checkpoints dans la bande de Gaza. Delphine Papin insiste sur la révolution que représente aujourd’hui l’accès à des images satellites de haute qualité, provenant parfois de satellites chinois, indiens ou du secteur privé, et qui permettent aux journalistes d’observer des territoires autrefois difficilement accessibles. (...) En conclusion, Delphine Papin rappelle l’importance de la cartographie pour comprendre un conflit aussi complexe que celui entre Israël et la Palestine. Les cartes permettent non seulement de visualiser les transformations territoriales, mais aussi de mettre en évidence les logiques démographiques, historiques et géopolitiques qui structurent le conflit depuis plus d’un siècle. (...) Podcast et synthèse rédigée complète sur le Diploweb.com

  • June 21 · 26 min

    Face aux attaques informationnelles, vers une riposte réaliste ? Avec Anaïs Meunier

    Avec les importants moyens d’aujourd’hui, est-il possible de détecter une campagne de manipulation de l’information dès qu’elle commence ? Quel est le véritable but d’une telle opération, parfois pensée plusieurs mois à l’avance, ou improvisée de manière opportuniste ? Comment les experts font-ils pour analyser concrètement une manipulation sans tomber eux-mêmes dans la spéculation ? Pour répondre au micro de Planisphère, nous avons la joie de recevoir Anaïs Meunier. Podcast et synthèse rédigée complète sur Diploweb.com le premier site géopolitique francophone. Anaïs Meunier parle en son nom propre. Elle a été analyste en Ingérences numériques étrangères chez Viginum, au SGDSN. Elle travaille maintenant sur l’usage des outils et méthodes pour anticiper les attaques informationnelles et lutter contre les manipulations de l’information. Anaïs Meunier est responsable de projet Recherche et Développement chez Storyzy et auteure du podcast Signal sur bruit. Cette émission a été enregistrée le 14/04/2026 et diffusée le 16/06/2026 sur RCF Notre Dame. Extrait de la synthèse rédigée. "Anaïs Meunier met en lumière la complexité croissante des opérations de manipulation de l’information dans les sociétés contemporaines. À travers une approche inspirée de la cybersécurité, elle explique comment les experts analysent ces phénomènes sans tomber dans la spéculation, quels sont les véritables objectifs poursuivis par les acteurs malveillants et pourquoi il est souvent difficile de détecter une opération dès son lancement. L’échange insiste également sur la nécessité d’adopter une vision de long terme fondée sur la résilience narrative, la compréhension des mécanismes psychologiques et une approche méthodique des observables numériques. Anaïs Meunier remet d’abord en question l’expression couramment utilisée de « campagne de manipulation de l’information ». Selon elle, ce terme est problématique car il suppose une vision globale que seuls les attaquants possèdent réellement. Les observateurs extérieurs, qu’ils soient analystes, journalistes ou citoyens, ne voient en réalité que des fragments dispersés : des contenus, des comportements suspects ou des publications isolées. Par conséquent, parler de « campagne » revient inconsciemment à adopter le point de vue de l’attaquant. Elle préfère donc une approche fondée sur l’observation progressive d’indices et de corrélations permettant, avec le temps, de reconstruire une cohérence globale. Elle critique également l’usage du terme « signal faible », qu’elle juge inadapté. Pour elle, un signal est soit observable soit inexistant ; la difficulté réside davantage dans la capacité à recouper plusieurs informations afin de donner du sens à des événements apparemment isolés. Cette logique d’accumulation d’indices constitue le cœur du travail analytique en manipulation de l’information. (...) Contrairement à une idée largement répandue, Anaïs Meunier explique que les manipulations de l’information ne cherchent pas nécessairement à faire changer brutalement d’opinion. Elle s’appuie sur les travaux de l’historienne Bénédicte Chéron pour souligner que la propagande agit principalement comme un amplificateur d’idées déjà présentes dans les sociétés. Les opérations informationnelles exploitent des peurs, des divisions ou des croyances préexistantes afin de les renforcer. Elle distingue alors deux grands types d’opérations : . Les opérations stratégiques, menées sur le long terme, visant à ancrer des divisions sociales ou à banaliser certaines idées extrêmes. . Les opérations tactiques, plus courtes et ciblées, destinées à provoquer une action immédiate ou une réaction spécifique. (...) certaines cherchent à modifier progressivement l’environnement idéologique d’une société, tandis que d’autres visent simplement à influencer un comportement ponctuel. (...)" La suite sur le lien suivant : ⁠Podcast et synthèse rédigée complète sur Diploweb.com⁠

  • June 10 · 25 min

    Pourquoi une crise inédite dans l’OTAN ? Avec Amélie Zima

    Vous le savez, 23 des 27 pays membres de l’Union européenne sont aussi des pays membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord. Cette OTAN qui compte par ailleurs 32 membres – dont les Etats-Unis – est de plus en plus mise sous pression par Donald Trump. Se pose alors avec une forte acuité la question suivante : pourquoi une crise inédite dans l’OTAN ? Pour répondre à cette question, Planisphère a la joie de recevoir à son micro Amélie Zima. Cette émission a été enregistrée le : 05/05/2026 et diffusée le 09/05/2026 sur RCF Notre Dame. Un document précieux pour comprendre les ressorts de l’actualité. Podcast et synthèse rédigée complète sur Diploweb.com Extrait de la synthèse rédigée "Dans Selon Amélie Zima, la crise actuelle est inédite parce qu’elle provient directement du membre le plus puissant de l’Alliance : les États-Unis. Sous l’influence de Donald Trump et des réseaux politiques qui l’entourent, Washington remet en cause plusieurs principes fondamentaux inscrits dans le traité de Washington de 1949 [2], notamment le règlement pacifique des différends, le respect de la souveraineté des États et l’inviolabilité des frontières. Les tensions autour du Groenland ou les discours et les actions visant le Canada illustrent cette remise en question de principes considérés jusqu’ici comme intangibles dans l’espace transatlantique. Selon Amélie Zima, la crise actuelle est inédite parce qu’elle provient directement du membre le plus puissant de l’Alliance : les États-Unis. Sous l’influence de Donald Trump et des réseaux politiques qui l’entourent, Washington remet en cause plusieurs principes fondamentaux inscrits dans le traité de Washington de 1949, notamment le règlement pacifique des différends, le respect de la souveraineté des États et l’inviolabilité des frontières. Les tensions autour du Groenland ou les discours et les actions visant le Canada illustrent cette remise en question de principes considérés jusqu’ici comme intangibles dans l’espace transatlantique. Cette situation fragilise profondément l’identité même de l’OTAN, traditionnellement définie comme une « communauté de sécurité », c’est-à-dire un ensemble d’États entre lesquels le recours à la coercition ou à la force est exclu. Désormais, certains Européens envisagent même des mécanismes de protection face aux États-Unis eux-mêmes, notamment via l’article 42.7 du traité de Lisbonne sur la défense collective européenne. La crise ne porte donc plus uniquement sur le partage du fardeau militaire ou les dépenses de défense, mais sur la confiance politique au sein de l’Alliance. (...) L’interview revient ensuite sur les conséquences de la fin de la Guerre froide. Après la disparition de l’URSS et du Pacte de Varsovie en 1991, les États européens auraient pu développer une autonomie stratégique plus importante. Pourtant, ils ont largement réduit leurs investissements militaires durant la période dite des « dividendes de la paix ». Cette baisse des dépenses de défense a progressivement créé une dépendance structurelle envers les États-Unis, notamment dans des domaines clés comme le renseignement, la logistique, le transport stratégique ou les capacités de commandement. Même si plusieurs États européens ont récemment engagé des efforts de réarmement importants, des « trous capacitaires » subsistent encore. A. Zima rappelle également que les États-Unis demandent aux Européens, depuis les années 1990, d’assumer davantage leur propre sécurité. Cependant, ce discours américain est resté paradoxal : Washington encourage les Européens à se renforcer tout en conservant le contrôle des principales structures de commandement de l’OTAN. (...) Le discours américain est resté paradoxal : Washington encourage les Européens à se renforcer tout en conservant le contrôle des principales structures de commandement de l’OTAN. (...)" Podcast et ⁠synthèse rédigée complète sur Diploweb.com⁠

  • June 3 · 25 min

    L’influence et la guerre informationnelle sont-elles au cœur des démocraties ? Avec Ludivine Relano

    Nous pensons être informés… mais influence et guerre informationnelle sont plus que jamais à l’œuvre dans nos démocraties. Dans un moment de post-vérité, les mises en récit sont devenues plus puissantes que les faits. Comment comprendre … et investir ce nouvel espace de conflictualité ? Pour en parler, nous avons la joie de recevoir Ludivine Relano. Issue du recrutement universitaire, la capitaine Ludivine Relano est lauréate du concours de l’Ecole de guerre – Gendarmerie, en 2024. Ludivine Relano s’exprime en son nom propre. Cette émission a été enregistrée le 07/04/2026 et diffusée sur RCF Notre Dame le 02/06/2026. Podcast et synthèse rédigée complète sur Diploweb.com, le premier site géopolitique francophone. Extrait de la synthèse rédigée. "Dans un contexte marqué par la surabondance d’informations et la montée des stratégies d’influence, la question de la maîtrise de l’espace informationnel devient centrale pour les démocraties. À travers cet échange, Ludivine Relano éclaire les mécanismes contemporains de la désinformation et de la guerre informationnelle. Elle met en évidence les transformations profondes du rapport à l’information, où les récits, les émotions et les algorithmes redéfinissent la manière dont les individus perçoivent la réalité et prennent position. Contrairement à une idée largement répandue, l’accès massif à l’information ne signifie pas que les individus sont mieux informés. Ludivine Relano souligne que nous vivons aujourd’hui dans une « illusion de la connaissance » (expression utilisée par le sociologue Gérald Bronner), caractérisée par une exposition permanente à un flux d’informations que notre cerveau peine à traiter. Cette saturation informationnelle, souvent qualifiée d’« infobésité », empêche la hiérarchisation et l’analyse critique des contenus. Face à cette surcharge, les individus ont tendance à privilégier l’instantanéité et la simplicité, au détriment du temps long, de la complexité et de la réflexion. L’émotion devient alors un facteur déterminant dans le traitement de l’information, reléguant les faits au second plan. L’un des points essentiels développé par l’intervenante réaffirme ce constat : personne n’est à l’abri de la désinformation. Contrairement à certaines idées reçues, le niveau d’éducation ou d’intelligence ne protège pas contre ces phénomènes. Cette vulnérabilité s’explique par la nature humaine elle-même, notamment par les biais cognitifs qui influencent notre perception du réel. Les individus sont naturellement enclins à croire des informations qui confirment leurs opinions. À cela s’ajoute le rôle croissant des intelligences artificielles génératives et des deepfakes, qui rendent les contenus trompeurs de plus en plus crédibles et difficiles à détecter. (...) Cette bataille s’exprime dans tous les espaces : médias, réseaux sociaux, sphère politique. Les contenus les plus émotionnels et polarisants bénéficient d’une plus grande visibilité, notamment en raison du fonctionnement des algorithmes. La réalité devient alors secondaire face à la perception construite par ces récits, ce qui fragilise la capacité collective à établir des vérités partagées. La désinformation s’inscrit désormais dans une logique de guerre informationnelle. Elle constitue une arme utilisée par certains acteurs, notamment étatiques ou non étatiques (proxy), pour déstabiliser les démocratiessans recourir à la force militaire ( Harmful informations / sharp power) Ces stratégies visent à semer le doute, à créer de la confusion et à fragmenter la cohésion sociale. La diffusion de fausses informations est particulièrement efficace, car elles circulent plus rapidement et plus largement que les informations vérifiées et cela prend beaucoup de temps pour les débunker. (...)" Plus. Lire la ⁠synthèse rédigée complète sur Diploweb.com, le premier site géopolitique francophone⁠.

  • May 31 · 25 min

    Les Baltes face à la menace russe. Avec Céline Bayou

    Quels sont les trois pays ex-soviétiques qui partagent aujourd’hui près de 800 kilomètres de frontières avec la Russie et se trouvent au cœur du dispositif sécuritaire de l’Alliance atlantique ? Oui, ce sont les trois États baltes : Estonie, Lettonie et Lituanie. Ont-ils quelque chose à nous apprendre au sujet de la Russie ? Planisphère pose la question à Céline Bayou. Céline Bayou est spécialiste de la région baltique et chargée de mission au Centre d’analyse, de prévision et de stratégie (CAPS) du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Elle est également Docteure de l’Inalco et rédactrice en chef de la revue en ligne Regard sur l’Est. Céline Bayou publie « Les pays Baltes. Face à la menace russe », aux éditions Tallandier. Céline Bayou s’exprime en son nom propre. Cette émission a été enregistrée le 14/04/2026 et diffusée le 26/05/2026 sur RCF Notre Dame. Podcast et synthèse rédigée complète sur Diploweb.com, le premier site géopolitique francophone. Extrait de la synthèse rédigée "Les Etats baltes - Estonie, Lettonie et Lituanie — occupent aujourd’hui une position stratégique centrale dans la compréhension des dynamiques de sécurité en Europe face à la Russie. Frontaliers de cette dernière, ils constituent à la fois une zone d’exposition privilégiée aux menaces hybrides et un laboratoire de réponses innovantes en matière de résilience. À travers l’analyse de Céline Bayou, spécialiste de la région, il est possible de comprendre comment ces États anticipent, subissent et contrent les stratégies russes, tout en jouant un rôle croissant au sein de l’Union européenne et de l’OTAN. Depuis la cyberattaque massive contre l’Estonie en 2007, les États baltes sont devenus un terrain d’expérimentation des stratégies hybrides russes. Ces attaques se caractérisent par leur diversité et leur intensité croissante : cyberattaques, désinformation, manipulation des minorités russophones, brouillage GPS, violations aériennes ou encore sabotage d’infrastructures. Ces actions restent volontairement sous le seuil de la guerre conventionnelle afin d’éviter une réaction militaire directe, tout en créant instabilité et pression constante. L’objectif est double : fragiliser les institutions et diviser les sociétés. Cette multiplicité de menaces impose aux États baltes une vigilance permanente face à des formes de conflictualité évolutives. Face à ces menaces, les États baltes ont développé une réponse structurée et non-escalatoire. Leur approche repose sur le concept de « défense totale », mobilisant non seulement les institutions mais aussi les citoyens. L’objectif est de maintenir la cohésion sociale tout en rendant chaque individu acteur de la sécurité nationale. Cette logique se traduit concrètement par des dispositifs de sensibilisation, comme par exemple le livret distribué il y a quelques années déjà en Lituanie expliquant comment réagir en cas de crise ou d’attaque. Elle s’appuie également sur une mémoire historique forte, notamment celle de la résistance des « frères de la forêt » face à l’occupation soviétique. Cette culture de la résilience renforce la capacité des sociétés baltes à absorber les chocs et à limiter les effets des attaques informationnelles. (...) Longtemps perçus comme alarmistes concernant la nature du projet russe, les États baltes ont vu leurs analyses pleinement validées en février 2022. Ils occupent désormais une place centrale dans les débats stratégiques européens et au sein de l’OTAN. Leur expérience leur confère une légitimité croissante, illustrée par la nomination de personnalités baltes à des postes clés au niveau européen. Ils sont aujourd’hui force de proposition, notamment sur le soutien à l’Ukraine ou les politiques de défense. Cette évolution marque un basculement : d’États périphériques, ils deviennent des acteurs influents dans la définition de la sécurité européenne. (...) Podcast et ⁠synthèse rédigée complète sur Diploweb.com, le premier site géopolitique francophone⁠.

  • May 21 · 25 min

    La Chine deux décennies avant son objectif de première puissance. Avec S. Balme

    La Chine est aujourd’hui au cœur des équilibres géopolitiques mondiaux, mais elle reste souvent mal comprise, enfermée dans des visions simplistes oscillant entre fascination et inquiétude. Comment analyser réellement sa montée en puissance ? Quels sont les ressorts de sa stratégie militaire, économique et technologique ? Et que révèlent ses évolutions internes à propos de la stabilité du régime ? Pour en parler, nous avons l’honneur de recevoir Stéphanie Balme, professeure-chercheuse à Sciences Po Paris et directrice élue de son Centre d’études internationales (CERI) - (CNRS). Cette émission a été enregistrée le 07/04/2026 et diffusée le 19/05/2026 sur RCF Notre Dame. Synthèse rédigée complète sur Diploweb.com, le 1er site géopolitique francophone Extrait de la synthèse "Stéphanie Balme, directrice du Centre de recherches internationales (CERI) à Sciences Po, propose une analyse approfondie de la Chine contemporaine. Elle invite à dépasser les visions simplistes pour mieux comprendre la complexité d’un pays en pleine transformation. Son intervention aborde à la fois les dimensions politiques, économiques, militaires et technologiques de la puissance chinoise, tout en soulignant les biais fréquents dans les perceptions occidentales. Stéphanie Balme insiste d’abord sur la difficulté à penser la Chine en dehors d’une logique binaire. Dans les discours publics, elle est souvent perçue soit comme une menace globale, soit comme une solution miracle aux défis occidentaux. Or, cette opposition est réductrice et empêche une compréhension réelle de ses dynamiques. Selon Stéphanie Balme, la Chine est un objet d’étude complexe qui exige un travail de recherche approfondi. L’abondance de données disponibles ne garantit pas leur fiabilité, car elles sont majoritairement issues de sources officielles. Le travail du chercheur consiste alors à analyser l’écart entre les discours institutionnels et la réalité observée sur le terrain. Elle souligne également que les représentations occidentales de la Chine reflètent souvent davantage les inquiétudes et projections propres à ces sociétés que la réalité chinoise elle-même. Sur le plan militaire, la Chine s’impose comme la deuxième puissance mondiale. Cette montée en puissance ne résulte pas d’un changement brutal, mais d’un effort constant et progressif. Le budget militaire augmente régulièrement, traduisant une stratégie de long terme cohérente. Cette dynamique s’inscrit dans des priorités clairement identifiées : la question de Taïwan, les tensions en mer de Chine méridionale, ainsi que la modernisation technologique de l’armée. L’accent est particulièrement mis sur les technologies de pointe comme l’intelligence artificielle, le cyber ou encore le spatial. Cette évolution s’accompagne également d’une intégration croissante entre les secteurs civil et militaire, illustrant une approche globale de la puissance. (...) Après une période de relative stabilité institutionnelle entre les années 1990 et 2010, caractérisée par une organisation des successions politiques, ce modèle a été profondément modifié sous Xi Jinping. La suppression des limites de mandat et la concentration du pouvoir ont renforcé l’autorité du dirigeant actuel, mais ont aussi ravivé des tensions internes. Les purges politiques, qui touchent les plus hauts niveaux de l’État, témoignent de luttes de pouvoir importantes et d’une certaine imprévisibilité du système. (...) L’intervention de Stéphanie Balme met en lumière une Chine profondément complexe, à la fois puissante, ambitieuse et traversée de tensions internes. Elle invite à dépasser les analyses simplistes pour adopter une approche nuancée, fondée sur la recherche et la compréhension des dynamiques de long terme. La Chine apparaît ainsi comme un acteur incontournable du système international, dont l’évolution aura des conséquences majeures pour les décennies à venir. (...)" ⁠Synthèse rédigée complète sur Diploweb.com, le 1er site géopolitique francophone⁠

  • May 20 · 26 min

    Comment les Européens gèrent-ils Trump ? Avec M. Lefebvre

    Les dirigeants mondiaux sont régulièrement désarçonnés et leurs nerfs mis à rude épreuve par le président des Etats-Unis, Donald Trump. Beaucoup ont fait les frais de ses moqueries et de ses foucades. Les Européens, supposés alliés ont été plus d’une fois bousculés voire humiliés sinon menacés. Alors, comment les Européens gèrent-ils Trump ? Pour répondre au micro de Planisphère, nous avons l’honneur de recevoir Maxime Lefebvre, ancien ambassadeur et professeur de relations internationales à l’ESCP. Directeur, avec Vanessa Strauss-Kahn, de l’Institut géopolitique de l’ESCP. ⁠Voir la synthèse rédigée complète sur Diploweb.com⁠ Extrait de la synthèse rédigée pour Diploweb.com "Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier 2025 a profondément rebattu les cartes des relations internationales. Son style politique, jugé imprévisible et transgressif, déstabilise aussi bien ses adversaires que ses alliés, notamment européens. Dans ce contexte, Maxime Lefebvre, ancien ambassadeur et spécialiste des relations internationales, propose une analyse nuancée du personnage, de sa méthode et des stratégies adoptées pour interagir avec lui. Cette réflexion permet de mieux comprendre les logiques à l’œuvre dans la diplomatie contemporaine. Donald Trump apparaît comme un leader excessif, provocateur et souvent déroutant. Ses déclarations et initiatives peuvent sembler incohérentes, voire chaotiques, notamment dans des dossiers complexes comme l’Iran. Cependant, Maxime Lefebvre insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un dirigeant irrationnel : derrière ses excès se cache une forme de logique, difficile à décrypter mais bien réelle. Son mode d’action repose sur une communication erratique et des objectifs multiples, parfois contradictoires. Cette absence apparente de stratégie structurée rend sa politique difficile à anticiper, notamment pour les Européens, qui doivent en subir les conséquences tout en s’adaptant rapidement. (...) Maxime Lefebvre identifie une méthode efficace pour interagir avec Trump, fondée sur trois principes essentiels : . Garder son sang-froid : ne pas réagir aux provocations ni entrer dans l’escalade verbale. . Maintenir le dialogue : privilégier la négociation et rechercher des compromis. . Fixer des limites : poser des lignes rouges claires lorsque les intérêts fondamentaux sont en jeu. Certains dirigeants, comme ceux du Japon ou du Mexique, ont su appliquer cette méthode avec succès, combinant fermeté et diplomatie. Contrairement à certaines perceptions, les Européens ont globalement su gérer Donald Trump de manière relativement efficace. Leur unité constitue un atout majeur dans le rapport de force. Ils ont réussi à maintenir le dialogue, à négocier des compromis économiques et à influencer certaines positions américaines, notamment sur l’Ukraine. Par ailleurs, ils ont su affirmer des lignes rouges sur des sujets clés comme la régulation numérique ou l’intégrité territoriale du Groenland. Cependant, leur position reste fragile, notamment face aux initiatives militaires américaines, comme en Iran, où ils adoptent une posture prudente pour éviter l’escalade tout en préservant leurs intérêts. L’analyse de Maxime Lefebvre met en lumière une transformation profonde des relations internationales, marquées par l’instabilité, la personnalisation du pouvoir et la montée des rapports de force. Face à ces évolutions, la compréhension des dynamiques géopolitiques devient essentielle, y compris pour les acteurs économiques. (...)" Voir la synthèse rédigée complète sur Diploweb.com

  • May 8 · 26 min

    Que nous apprend la géopolitique des espaces maritimes ? Avec S. Domergue

    Vous le savez, la mer représente 71% de la superficie de la planète Terre. Et la plupart des produits que nous utilisons sont venus à nous… dans des conteneurs transportés par la mer. Et pourtant, nous ignorons beaucoup des réalités de ces espaces dont nous dépendons chaque jour davantage. La géopolitique des mers et des océans s’affirme comme un champ essentiel pour appréhender les transformations du monde contemporain et anticiper les conflits et coopérations de demain. Alors, que nous apprend la géopolitique des espaces maritimes ? Pour répondre à cette question, Planisphère à la joie de recevoir Sylvain Domergue. Podcast et synthèse rédigée complète sur le 1er site géopolitique francophone Diploweb.com Cette émission a été enregistrée le 01/04/2026 et diffusée le 05/05/2026 sur RCF Notre Dame. Extrait de la synthèse rédigée Sylvain Domergue, Agrégé et docteur en géographie, enseignant à Sciences Po Bordeaux, auteur de « Géopolitique des espaces maritimes » (Armand Colin) et de « Géographie des mers et des océans » (Documentation Photographique – CNRS Éditions). " Les espaces maritimes occupent une place centrale dans la mondialisation contemporaine, tant pour les échanges économiques que pour les enjeux stratégiques et sécuritaires. Pourtant, ils restent largement méconnus du grand public, malgré leur importance cruciale. À travers son analyse, Sylvain Domergue met en évidence la montée en puissance de la mer comme espace de dépendance, de rivalités et d’innovations géopolitiques. Il propose ainsi de repenser la géopolitique à partir du fait maritime, en insistant sur la diversité des acteurs, des menaces et des transformations en cours. (...) Les espaces maritimes sont aussi le théâtre d’une transformation des équilibres de puissance. Si certaines puissances traditionnelles comme les États-Unis ou la France conservent une capacité d’action globale, de nouveaux acteurs émergent. La Chine s’impose aujourd’hui comme une puissance navale majeure, avec un développement très rapide de ses capacités militaires. D’autres États comme l’Inde ou la Turquie renforcent également leur présence maritime. Par ailleurs, des puissances comme la Russie ou le Japon connaissent un regain d’activité navale après des périodes de relative mise en retrait. Cette évolution traduit une transformation de la « grammaire de la puissance » : maîtriser les espaces maritimes devient un levier essentiel pour affirmer son influence et garantir son autonomie stratégique. Les espaces maritimes sont marqués par une diversification des formes de violence. Sylvain Domergue souligne que la conflictualité ne se limite plus aux affrontements militaires classiques, mais s’étend à des actions indirectes, souvent difficiles à attribuer. Les attaques contre des infrastructures stratégiques, comme les gazoducs ou les câbles sous-marins, illustrent cette évolution. Ces actions permettent de fragiliser un adversaire tout en restant sous le seuil de la guerre ouverte. Par ailleurs, la dronisation des conflits navals constitue une rupture majeure. L’exemple de la guerre en Ukraine montre qu’un acteur disposant de moyens limités peut neutraliser une puissance navale importante grâce à des drones ou des dispositifs télécommandés. Cette évolution remet en cause les équilibres traditionnels et redéfinit les capacités militaires en mer. (...) L’analyse de Sylvain Domergue met en évidence le rôle central des espaces maritimes dans les dynamiques contemporaines de puissance, de sécurité et de développement. La mer apparaît à la fois comme un espace de dépendance, de compétition et d’innovation stratégique. (...)" . Sylvain Domergue, « Géopolitique des espaces maritimes » (Armand Colin) et de « Géographie des mers et des océans » (Documentation Photographique – CNRS Éditions). . Florian Manet, « Thalassopolitique du narcotrafic, la face cachée de la mondialisation ? » Plus, voir la ⁠synthèse rédigée complète sur le 1er site géopolitique francophone Diploweb.com ⁠

  • May 1 · 25 min

    Avons-nous pris la mesure de ce qu’est la criminalité organisée ? Avec C. Champeyrache

    Qui n’a pas entendu parler de la DZ mafia ? Qui ignore encore que les arrière-pays des ports français comme Marseille, Le Havre ou même… Morlaix (Finistère) sont tenus par des narco-trafiquants ? Et pourtant, avons-nous vraiment pris la mesure de ce qu’est la criminalité organisée ? Comment cet acteur géopolitique le plus souvent silencieux qu’est la criminalité organisé s’empare-t-il des territoires ? Pour répondre à ces questions, Planisphère a le privilège de recevoir Clotilde Champeyrache, Économiste spécialiste de la criminalité et directrice du Pôle Sécurité - Défense – Renseignement – Criminologie – Crises – Cybermenaces au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM). Cette émission a été enregistrée le 31/03/2026 et diffusée le 28/04/2026 sur RCF Notre Dame. Bonus: Synthèse rédigée complète sur Diploweb.com, 1er site géopolitique francophone. Extrait de la synthèse rédigée. "La criminalité organisée occupe aujourd’hui une place centrale dans les dynamiques économiques et géopolitiques contemporaines, mais elle reste souvent mal comprise, notamment en France. À travers son analyse, Clotilde Champeyrache met en lumière les limites des représentations classiques du crime, souvent réduites au narcotrafic ou à la violence visible. Elle propose au contraire une lecture plus globale, en montrant que les organisations criminelles sont des acteurs structurés, rapidement adaptatifs et profondément imbriqués dans les sociétés et les économies légales. Clotilde Champeyrache souligne d’abord une spécificité française : l’absence de reconnaissance académique forte de la criminologie. Contrairement aux pays anglo-saxons ou à certains voisins européens, la France ne dispose pas d’une discipline structurée permettant d’analyser globalement les phénomènes criminels.Cette lacune favorise une illusion de connaissance, alimentée par les médias, les représentations culturelles ou encore les discours politiques souvent centrés sur l’émotion. En conséquence, la perception du crime est fragmentée et réactive, ce qui empêche une compréhension approfondie et stratégique du phénomène. (...) L’un des apports majeurs de l’analyse réside dans la notion de conditionnement territorial. Les organisations criminelles ne se contentent pas d’exploiter un territoire : elles cherchent à structurer les relations socialesau sein de celui-ci. Cela passe par la fourniture de services à la population (aide logistique, soutien matériel, organisation d’événements), qui contribuent à créer une forme de légitimité. Progressivement, ces pratiques instaurent un climat de tolérance, voire de complicité, entre les habitants et les réseaux criminels. À terme, ce contrôle peut aller jusqu’à influencer des comportements politiques, notamment à travers des consignes de vote, illustrant l’imbrication entre criminalité, société et institutions. (...) Clotilde Champeyrache insiste sur un point fondamental : la frontière entre économie légale et illégale est largement artificielle. Les organisations criminelles s’appuient sur des infrastructures légales (ports, entreprises, services) et bénéficient parfois de complicités au sein même des institutions.La corruption joue ici un rôle central, définie comme une atteinte au bien commun. Elle n’est pas marginale ni propre à certains pays, mais constitue un risque structurel présent dans toutes les sociétés. Cette imbrication rend la lutte contre le crime particulièrement complexe, car elle nécessite de dépasser une vision simpliste opposant légal et illégal. (...)" Bonus: ⁠Synthèse rédigée complète sur Diploweb.com, 1er site géopolitique francophone⁠. Avec des références pour aller plus loin.

  • April 21 · 25 min

    Que pensent les Russes ? Avec Elsa Vidal

    La relative ouverture de la Russie durant les années 1990 est terminée depuis le début des années 2000, avec Vladimir Poutine au pouvoir comme président ou premier ministre. Depuis 2014 et plus encore 2022, la Russie sous sanction à cause de sa guerre d’agression contre l’Ukraine se referme. Dès lors, comment savoir ce qui se passe dans la tête des Russes ? Pour le savoir, nous avons la joie de recevoir Elsa Vidal. Podcast et synthèse rédigée complète sur Diploweb.com le premier site géopolitique francophone. Cette émission a été enregistrée le 31/03/2026 et diffusée le 20/04/2026 sur RCF Notre Dame. Elsa Vidal a longtemps vécu et travaillé en Russie, comme journaliste et pour des ONG. Puis Elsa Vidal a été rédactrice en chef pour la langue russe à RFI. Désormais chroniqueuse internationale dans le journal de 20 h de BFM, Elsa Vidal publie aux éditions Gallimard : « Que pensent les Russes ? » Extrait de la synthèse "Depuis le début des années 2000, et plus encore depuis l’annexion illégale de la Crimée en 2014 puis l’invasion de l’Ukraine en 2022, la Russie s’est progressivement refermée sous l’effet du renforcement du pouvoir autoritaire et de son isolement international. Dans ce contexte, comprendre ce que pensent réellement les Russes constitue un enjeu central mais particulièrement complexe. À travers son analyse, Elsa Vidal met en évidence les limites des représentations occidentales, souvent simplificatrices et insiste sur la nécessité d’adopter une lecture plus fine d’une société marquée à la fois par la contrainte politique, la diversité sociale et des stratégies d’adaptation permanentes. L’une des principales idées reçues que déconstruit Elsa Vidal est celle d’une Russie homogène, entièrement acquise au pouvoir de Vladimir Poutine et à la guerre en Ukraine. En réalité, cette vision masque une grande diversité d’opinions et de comportements. La société russe n’est pas dépourvue de débats internes ni de formes de distance vis-à-vis du pouvoir, mais ces dernières ne s’expriment pas selon les codes occidentaux. L’absence de manifestations massives ou de contestation visible ne signifie donc pas un soutien total. Elle reflète plutôt les contraintes politiques, les risques encourus et les formes spécifiques que prennent les attitudes critiques dans ce contexte. (...) Un élément central de la société russe contemporaine réside dans la relation au langage. Contrairement aux sociétés démocratiques, où la liberté d’expression est largement garantie, la parole en Russie peut avoir des conséquences immédiates, y compris dans la sphère privée. Cette réalité conduit les individus à adapter constamment leur discours. Le recours au double, voire au triple langage devient ainsi une stratégie de survie. Les individus ajustent leurs propos en fonction du contexte, de leur interlocuteur et du niveau de risque perçu. Cette dissociation entre opinion réelle et discours exprimé rend l’analyse extérieure particulièrement délicate et impose de replacer toute parole dans son environnement politique et social. (...) Enfin, la société russe se structure autour de plusieurs dynamiques internes. Une minorité soutient activement la guerre, notamment au sein des structures de sécurité, tandis que certains acteurs, en particulier économiques, alertent sur ses conséquences sans remettre en cause le pouvoir. Cependant, la majorité semble appartenir à un « parti du silence », caractérisé par la prudence, l’attentisme et l’adaptation. À cela s’ajoute un phénomène important d’émigration, avec le départ de plusieurs centaines de milliers de Russes depuis le début du conflit, ce qui contribue à modifier les équilibres internes et à renforcer une forme de consensus apparent. (...) Comprendre la Russie suppose ainsi de dépasser les lectures simplistes et d’intégrer la diversité des situations, des territoires et des trajectoires. (...)" Voir la ⁠synthèse rédigée complète sur Diploweb.com le premier site géopolitique francophone⁠.

  • April 21 · 26 min

    Pourquoi les femmes sont-elles stratégiques dans le cyber et l’IA ? Avec G. Belaid

    Le saviez-vous, les femmes sont majoritaires dans la population en France mais proportionnellement sous représentées dans les métiers et l’usage de l’Intelligence artificielle ? Alors que les femmes sont surexposées aux risques de l’IA. Alors qu’il s’agit avec le cyber d’un sujet majeur pour l’évolution de nos sociétés et du monde. Pourquoi les femmes sont-elles stratégiques en cyber et IA ? L’enjeu dépasse la seule question de l’égalité : il s’agit de garantir des technologies plus inclusives, performantes et adaptées aux défis futurs, notamment en terme de compétitivité. Pour en parler, Planisphère a la chance de recevoir à son micro Gabriela Belaid. Podcast et synthèse rédigée complète sur Diploweb.com Cette émission a été enregistrée le 24/03/2026 et diffusée le 14/04/2026 sur les antennes de RCF Notre Dame. Gabriela Belaid, Associée Fondatrice et CISO de SternTech, startup d’intelligence artificielle, Consultante en numérique, cybersécurité et intelligence artificielle. Plus de vingt ans d’expérience dans la transformation digitale, dont quinze années au service du secteur public. Extrait de la synthèse rédigée. "L'Intelligence Artificielle et la cybersécurité constituent aujourd’hui des piliers majeurs de transformation de nos sociétés, tant sur le plan économique que géopolitique. (...) Malgré leur poids démographique, les femmes restent en France minoritaires dans les domaines de l’IA et du numérique. Elles utilisent moins ces technologies, sont peu présentes dans les métiers techniques, et bien que plus visibles dans l’entrepreneuriat, restent globalement sous-représentées. Gabriela Belaid explique cette situation par des facteurs structurels, notamment le système éducatif et les orientations genrées dès le plus jeune âge. Historiquement, les métiers du numérique étaient davantage féminisés, mais leur valorisation économique croissante a contribué à leur masculinisation. À l’inverse de la France, certaines régions du monde présentent une meilleure représentation féminine dans les métiers techniques, ce qui souligne l’importance des modèles éducatifs et des politiques d’orientation. L’intégration des femmes dans l’IA est pourtant indispensable pour éviter les biais et concevoir des solutions réellement inclusives. En effet, lorsque les technologies sont développées majoritairement par des hommes, elles tendent à reproduire des biais liés à leur point de vue. (...) L’intégration des femmes dans l’IA est pourtant indispensable pour éviter les biais et concevoir des solutions réellement inclusives. En effet, lorsque les technologies sont développées majoritairement par des hommes, elles tendent à reproduire des biais liés à leur point de vue. Des exemples concrets montrent que l’absence de diversité peut avoir des conséquences directes, notamment dans la conception de produits ou de services non adaptés à l’ensemble de la population. À l’inverse, la diversité des profils permet d’enrichir les approches, d’identifier de nouveaux besoins et d’améliorer la qualité des solutions. Ainsi, la présence des femmes constitue un facteur clé d’innovation et de pertinence dans le développement technologique. (...) L’intelligence artificielle présente un caractère ambivalent pour les femmes. D’un côté, elle facilite certaines formes de cyberviolence, notamment à travers la création de contenus manipulés ou diffamatoires, amplifiant les risques de cyberharcèlement. De l’autre, elle offre des outils permettant de détecter ces abus et de renforcer les mécanismes de protection. Par ailleurs, l’IA représente un levier important d’émancipation économique et professionnelle, en ouvrant l’accès à de nouveaux métiers et opportunités. Cependant, des inégalités persistent, notamment en matière de rémunération et d’accès au financement, ce qui souligne la nécessité d’actions ciblées. (...) Voir la synthèse rédigée complète sur Diploweb.com, premier site géopolitique francophone

  • April 10 · 25 min

    Le Venezuela, un moment de bascule géopolitique ? Avec V. Volat

    Rappelez-vous, dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, les Etats-Unis ont conduit une opération militaire éclair au Venezuela, pour capturer le président vénézuélien, Nicolas Maduro. Une actualité chassant l’autre, le Venezuela est passé au second plan. Il s’agit pourtant d’un moment de bascule géopolitique à plusieurs échelles. Il est d’autant plus utile de revenir sur cette opération, son contexte et ses suites. Pour cela, Planisphère a le privilège de recevoir Victoria Volat. Victoria Volat a été durant 5 ans analyste géopolitique pour la région Amérique latine-Caraïbe. Victoria Volat est aujourd’hui doctorante en relations internationales à l’Université de Tours. Ses travaux portent sur les cas de Cuba, du Venezuela et le statut de pays « infréquentable », ce qu’il dit de ces pays, mais aussi ce qu’il dit de nous. Victoria Volat s’exprime en son nom propre. Cette émission a été enregistrée le 17/03/2026 et diffusée le 7/04/2026 sur RCF Notre Dame. Diploweb.com vous offre en bonus la synthèse rédigée validée. Extrait de la synthèse rédigée "L'intervention militaire menée par les États-Unis au Venezuela dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026 constitue, selon Victoria Volat, un tournant géopolitique majeur. Pour en comprendre la portée, il faut dépasser une lecture immédiate centrée sur Nicolás Maduro et replacer l’événement dans une histoire plus longue : celle d’un pays structuré par la rente pétrolière, miné par des crises politiques récurrentes et incapable de stabiliser durablement son système politique. L’opération américaine apparaît ainsi comme le produit d’une crise interne ancienne, progressivement internationalisée et comme un révélateur des transformations actuelles de l’ordre international. Victoria Volat commence par déconstruire une idée reçue : celle selon laquelle Hugo Chávez aurait, à lui seul, fait entrer le Venezuela dans le chaos. La IVe République (1959-1999), souvent idéalisée, fut certes une période de prospérité relative grâce au pétrole, mais aussi une période marquée par la corruption, l’exclusion politique et une forte dépendance à la rente. L’alternance entre deux grands partis a durablement marginalisé une partie des gauches, tandis que la répression du Caracazo en 1989 a montré la profondeur de la crise sociale et politique. Le chavisme s’inscrit donc dans un terrain déjà fragilisé. Le chavisme émerge dans ce contexte de discrédit des élites traditionnelles. Hugo Chávez apparaît comme une figure de rupture, porteuse d’un projet de réduction des inégalités, de souveraineté nationale et d’intégration régionale. (...) Pour Victoria Volat, l’opération états-unienne de janvier 2026 ne peut être comprise sans rappeler l’incapacité durable des élites vénézuéliennes à construire un compromis politique. Cette impasse a favorisé l’internationalisation de la crise, jusqu’à offrir aux États-Unis l’occasion de reprendre l’initiative dans l’hémisphère. Le coût pour le Venezuela est immense : il touche à la souveraineté nationale, mais aussi à la maîtrise de la rente pétrolière, ressource centrale dans l’économie comme dans l’identité politique du pays. Victoria Volat insiste sur la portée plus large de cet événement. L’opération états-unienne marque le retour d’une logique du « illégal mais légitime », déjà observée dans d’autres crises internationales. Ce type d’intervention affaiblit le droit international, accroît la méfiance entre les États et nourrit l’idée d’un double standard occidental. Il contribue ainsi à fracturer davantage les relations entre l’Occident et les Suds, tout en offrant des arguments supplémentaires aux puissances révisionnistes. Le Venezuela devient alors l’un des symboles d’un ordre international brutalisé. (...)" Voir la synthèse rédigée complète

  • April 2 · 26 min

    Quelle est la stratégie de Trump II ? Avec M. Quessard

    Comment comprendre la politique étrangère de Donald Trump… et ses conséquences stratégiques pour les alliés occidentaux ? D’ailleurs, Trump II a-t-il une stratégie ? Ukraine, Gaza, Venezuela, Iran… la question se pose. Pour y répondre, Planisphère a la joie de recevoir Maud Quessard. Podcast et synthèse rédigée complète sur Diploweb.com. Cette émission a été enregistrée le 17/03/2026 et diffusée le 31/03/2026 sur RCF Notre Dame. Extrait de la synthèse rédigée "Le retour de Donald Trump à la présidence des États-Unis depuis le 20 janvier 2025 soulève une interrogation centrale en relations internationales : existe-t-il une véritable stratégie derrière ce que certains perçoivent comme une diplomatie erratique ? À travers l’analyse de Maud Quessard, spécialiste de la politique étrangère américaine, il apparaît que le « trumpisme stratégique » ne relève pas de l’absence de stratégie, mais d’une transformation profonde des logiques traditionnelles de puissance. Entre recentrage hémisphérique, diplomatie transactionnelle et remise en cause du multilatéralisme, cette politique redéfinit les équilibres internationaux et impose aux alliés occidentaux, notamment européens, une adaptation accélérée. Contrairement à une idée répandue, l’administration Trump II s’appuie bien sur des documents stratégiques formels, notamment la « National Security Strategy » (2025) et la « National Defense Strategy » (2026). Ces textes révèlent un recentrage sur l’hémisphère occidental, inspiré de la doctrine Monroe, que Trump rebaptise symboliquement « doctrine Donro ». Cependant, cette stratégie se distingue par sa nature profondément politique et personnalisée : les documents accessibles, valorisent la figure présidentielle et s’éloignent du langage technocratique habituel. Ils traduisent une vision du monde fondée sur la hiérarchisation des alliances, où la loyauté envers les États-Unis devient le critère principal du soutien. Ainsi, le trumpisme stratégique ne repose pas sur une grande stratégie cohérente au sens classique, mais sur une logique impériale et transactionnelle centrée sur les intérêts immédiats des États-Unis. L’un des traits majeurs de Trump II est la substitution d’une diplomatie experte par une « diplomatie spectacle ». Inspirée de l’univers médiatique, elle repose sur des coups de force visibles, rapides et politiquement valorisables. Cette approche se traduit par : . des interventions ponctuelles (ex : Venezuela) assimilables à des opérations de démonstration, . une gestion plus complexe et incertaine de dossiers structurants (Iran), . une volonté constante de conclure des « deals ». Toutefois, cette stratégie présente une contradiction interne : elle s’oppose aux attentes d’une partie de la base électorale isolationniste(MAGA), créant ainsi une vulnérabilité politique intérieure. Le trumpisme redéfinit profondément le lien transatlantique. Les alliances ne sont plus considérées comme des engagements durables fondés sur des valeurs communes, mais comme des relations conditionnelles et asymétriques. Les conséquences sont multiples : . mise sous pression des Européens pour augmenter leurs dépenses militaires, . incertitude stratégique pour les alliés (Europe, Japon, Corée du Sud), . affaiblissement du cadre normatif international porté historiquement par les États-Unis. Ce repositionnement agit paradoxalement comme un accélérateur de l’autonomie stratégique européenne, notamment au sein de l’OTAN. L’imprévisibilité américaine devient un facteur de structuration pour l’Europe. La politique étrangère de Trump II ne relève ni du chaos ni d’une stratégie classique, mais d’une transformation profonde des logiques de puissance. Elle repose sur trois piliers : transactionnalité, personnalisation et remise en cause des normes internationales. Ses conséquences sont majeures : fragilisation des alliances, accélération de la fragmentation mondiale et montée des acteurs privés.(...)" Voir la ⁠synthèse rédigée complète sur Diploweb.com⁠.

  • April 2 · 25 min

    La Chine en Afrique : quelles « diplomaties » alternatives ? Avec M. Mérino et C. Pina

    Quelles sont les formes et les limites des avancées de la République populaire de Chine sur le continent africain ? Quels sont les secteurs clés ciblés par Pékin pour y marquer des points ? La présence de la Chine en Afrique pose de nombreuses questions. Pour mieux comprendre, Planisphère reçoit deux des trois co-directeurs de l’étude 129 de l’IRSEM : « La Chine en Afrique. Des « diplomaties » alternatives pour de nouveaux enjeux sécuritaires ». Pour en parler, nous avons l’honneur de recevoir Mathieu Mérino et Carine Pina. Podcast et synthèse rédigée complète sur Diploweb.com Cette émission a été enregistrée le 17/02/2026 et diffusée le 24/03/2026 sur RCF Notre Dame. Extrait de la synthèse "A l'occasion de la publication de l’étude collective n°129 de l’IRSEM, « La Chine en Afrique : des diplomaties alternatives pour de nouveaux enjeux sécuritaires », et en s’appuyant les travaux des différents contributeurs, Mathieu Mérino et Carine Pina analysent les formes, les ambitions et les limites de l’engagement chinois sur le continent africain. Si la Chine est aujourd’hui le premier partenaire commercial de l’Afrique, sa présence dépasse largement le simple cadre économique. Elle s’étend aux domaines sanitaire, informationnel et sécuritaire. Cette montée en puissance suscite, toutefois, interrogations et critiques croissantes. L’Afrique apparaît ainsi comme un laboratoire des ambitions globales de Pékin, mais aussi comme un révélateur de ses contradictions. Depuis une quinzaine d’années, la Chine occupe la place de premier partenaire commercial du continent africain, avec environ 350 milliards de dollars d’échanges en 2025. Une des clefs de cette réussite est que Pékin renforce sa dynamique d’échanges avec les pays africains par des mesures favorables aux exportations desdits pays, avec par exemple la suppression à venir des droits de douane pour les pays partenaires. Cependant, cette relation s’inscrit dans une compétition internationale intense. L’Afrique n’est plus une périphérie dominée par l’Occident, mais un espace stratégique convoité par de nombreux acteurs comme les États-Unis, la Russie, la Turquie, l’Inde ou encore les monarchies du golfe Persique. Pour les États africains, cette diversification de partenariats possibles représente une opportunité à la fois pour rééquilibrer leurs échanges avec le reste du monde mais également d’affirmer leur souveraineté dans un contexte de recomposition des relations internationales. La Chine évolue donc dans un environnement où son influence est forte, mais non exclusive. Carine Pina souligne que la présence chinoise ne repose plus uniquement sur les grandes entreprises publiques. Elle inclut désormais PME, entrepreneurs indépendants, étudiants et travailleurs qualifiés. Des communautés importantes se sont ainsi implantées dans plusieurs pays, comme en Afrique du Sud, en Angola ou bien en République démocratique du Congo. Cette dimension humaine consolide alors les réseaux économiques et favorise une implantation de long terme. La Chine agit ainsi à la fois par l’État et au travers de sa diaspora, renforçant en profondeur de son ancrage. (...) La Chine est devenue un acteur sécuritaire important en Afrique. Comme l’explique Quentin Couvreur dans cette étude, elle figure parmi les principaux contributeurs aux opérations de maintien de la paix de l’ONU, tant en troupes qu’en financement, avec une majorité de ses effectifs déployés sur le continent. Cet engagement vise à affirmer son statut de puissance responsable tout en protégeant ses investissements et ses ressortissants. (...) La Chine est devenue un acteur sécuritaire important en Afrique. Comme l’explique Quentin Couvreur dans cette étude, elle figure parmi les principaux contributeurs aux opérations de maintien de la paix de l’ONU, tant en troupes qu’en financement, avec une majorité de ses effectifs déployés sur le continent. (...)". Synthèse rédigée complète sur Diploweb.com⁠

  • March 18 · 26 min

    Comment la fiction peut-elle aider à penser le terrorisme ? Marc Hecker

    Planisphère se penche aujourd’hui sur une manière originale de partager une solide expertise du terrorisme. Non pas par un énième rapport aux plus hautes autorités, non pas par une audition devant les parlementaires, mais par un roman. Comment la fiction peut-elle aider à penser le terrorisme ? Pour répondre, Planisphère a le plaisir de recevoir Marc Hecker. Podcast et synthèse rédigée complète sur Diploweb.com Marc Hecker, Directeur exécutif de l’Institut français des relations internationales, l’Ifri. Docteur en science politique, Marc Hecker conduit depuis une vingtaine d’années des recherches sur le terrorisme. Cette fois, il signe un roman : « Daech au pays des merveilles », aux éditions Spinelle. Cette émission a été enregistrée le 17/02/2026 et diffusée le 17/03/2026. Planisphère est une émission de RND et RCF, produite par Pierre Verluise, reprise en podcast sur Diploweb.com avec en bonus une synthèse rédigée. Extraits de la synthèse rédigée "Comment penser le terrorisme autrement que par des rapports institutionnels ou des analyses académiques classiques ? C’est à cette question originale que répond Marc Hecker, directeur exécutif de l’Institut français des relations internationales (Ifri), en choisissant la voie de la fiction. Dans l’émission Planisphère, il revient sur son premier roman, « Daech au pays des merveilles », qui mêle rigueur scientifique et narration romanesque pour explorer les dynamiques du terrorisme, de la radicalisation et de la résilience sociétale. Cette intervention éclaire à la fois l’intérêt heuristique de la fiction, les mutations de la menace terroriste en France et en Europe, ainsi que les tensions entre médias, recherche et temporalité de l’analyse. Marc Hecker explique son choix de la fiction par un double objectif : toucher un public plus large et dépasser certaines limites structurelles de la recherche académique. Le roman permet tout d’abord de tester des hypothèses prospectives sur le temps long, en déroulant des scénarios complexes que les études prospectives ne peuvent souvent qu’esquisser. Ensuite, la fiction offre un accès privilégié à la conscience des acteurs et à leur manière de penser, là où le chercheur se heurte à l’impossibilité de « perquisitionner les cerveaux ». Elle permet ainsi de mieux comprendre les logiques subjectives, émotionnelles et identitaires de la radicalisation. Enfin, le roman offre la possibilité d’intégrer des anecdotes de terrain, des expériences professionnelles et des situations humaines qui n’ont pas leur place dans les formats académiques traditionnels.L’idée de ce roman repose sur une audition réelle du directeur général de la sécurité intérieure en 2016, évoquant le risque d’une « grande confrontation » entre l’ultra-droite et les musulmans en France. Marc Hecker s’interroge sur les raisons pour lesquelles cette confrontation n’a pas eu lieu. Deux explications principales émergent : d’une part, la résilience de la société française ; d’autre part, l’efficacité des services de renseignement, qui ont déjoué une quinzaine de projets d’attentats d’ultra-droite. Le roman agit ici comme une mise en lumière de ce à quoi la société française a échappé, donnant à l’ouvrage une dimension à la fois uchronique et anticipatrice. Initialement appliqué aux individus, le concept de résilience est étendu par Marc Hecker à l’échelle collective. Il désigne la capacité d’une société à absorber un choc majeur sans s’effondrer ni basculer dans une polarisation irréversible. Malgré la stratégie djihadiste visant explicitement l’implosion sociale et la guerre civile, la société française a su éviter cette trajectoire. Des mécanismes de désescalade politique, institutionnelle et sociale ont permis de contenir la violence. (...) Voir la synthèse rédigée complète sur Diploweb, avec des ressources complémentaires

  • March 18 · 25 min

    Europe, année zéro ? Avec A. Revol

    Aujourd’hui l’Union européenne est contrainte de repenser ses fondations, mais elle semble parfois dans un état de sidération ou de somnambulisme. Guerre en Ukraine, dépendance énergétique, défense, démocratie… autant de sujets qui invitent à s’interroger : Europe, année zéro ? Pour en parler au micro de Planisphère, Pierre Verluise est heureux de recevoir Adina Revol. Podcast et synthèse rédigée. Adina Revol, Docteure en science politique, précédemment porte-parole de la Commission européenne en France. Adina Revol a publié « Rompre avec la Russie. Le réveil énergétique européen », aux éditions Odile Jacob. Elle enseigne les affaires européennes à Sciences Po Paris et à l’ESCP. Cette émission a été enregistrée le 3/02/2026 et diffusée le 10/03/2026. Planisphère est une émission de RND et RCF, produite par Pierre Verluise, reprise en podcast sur Diploweb.com avec en bonus une synthèse rédigée Extrait de la synthèse rédigée. "Dans cet entretien accordé à l’émission Planisphère, Adina Revol, docteure en sciences politiques et ancienne porte-parole de la Commission européenne en France, propose une lecture lucide et critique de l’état de l’Union européenne. Face à la guerre en Ukraine, à la dépendance énergétique, aux fragilités démocratiques et aux enjeux de défense, elle défend l’idée que l’Europe traverse un moment fondateur : une véritable « année zéro ». Cette période impose de revisiter des choix historiques non résolus et de refonder l’autonomie stratégique européenne sur des bases concrètes, politiques et démocratiques. Cette émission a été enregistrée avant le début de la guerre israélo-américaine contre l’Iran, le 28 février 2026, mais ce nouveau conflit dont personne ne peut prévoir l’issue et les conséquences ne fait qu’ajouter à l’urgence de cette refondation. (...) L’intervenante insiste sur le caractère fondamentalement démocratique de l’Union européenne. Pourtant, cette réalité est largement invisibilisée dans l’espace public. L’Europe souffre d’un déficit d’incarnation médiatique et territoriale, ce qui la rend vulnérable aux discours populistes. Cette logique s’observe aussi bien dans les anciens que dans les nouveaux États membres, y compris en Europe centrale et orientale, pourtant largement bénéficiaires des fonds européens. Ce paradoxe alimente une montée du populisme, souvent renforcée par des stratégies d’ingérence étrangère. (...) Pour Adina Revol, la priorité numéro un de cette « Europe année zéro » est la maîtrise du destin énergétique européen. Sans autonomie énergétique, aucune souveraineté n’est possible : ni industrielle, ni militaire, ni technologique. L’Europe a longtemps externalisé son approvisionnement, notamment depuis la Russie, au nom d’une illusion d’interdépendance pacificatrice. Or, dépendre de régimes autoritaires empêche toute liberté stratégique et expose l’Union à des chantages majeurs. (...) L’Europe a échoué à construire une véritable union de l’énergie dès ses origines. Faute de compétence européenne claire en la matière, chaque État a conservé son propre mix énergétique. Cette fragmentation a conduit plusieurs pays, dont l’Allemagne, à renforcer leur dépendance au gaz russe, en espérant que les échanges économiques favoriseraient la démocratisation de Moscou. Cette stratégie s’est révélée être une erreur majeure, exploitée par Vladimir Poutine comme une arme géopolitique. (...) La guerre en Ukraine est, selon Adina Revol, une guerre existentielle pour l’Europe. Il ne peut y avoir de paix durable sans une défaite claire de Vladimir Poutine. Toute solution de type « gel du conflit » serait illusoire, car le régime russe n’a jamais respecté ses engagements [2]. Laisser faire aujourd’hui, c’est accepter des agressions futures, y compris contre les États membres de l’OTAN. (...) Voir la synthèse rédigée complète sur Diploweb.com

  • March 8 · 26 min

    Que nous apprend l’histoire mondiale du renseignement ? Avec S-Y Laurent

    Depuis longtemps, mais peut-être plus que jamais, le renseignement joue un rôle clé dans le devenir du monde. Par définition, il s’agit d’une activité secrète. Alors, nous est-il possible d’avoir - à partir de sources ouvertes - une connaissance du renseignement à l’échelle du monde entier ? Pour en parler, nous avons l’honneur de recevoir Sébastien-Yves Laurent. Professeur de science politique à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye. Co-auteur avec Peter Jackson et Boris Delagenière de « L’essor du renseignement moderne. Une histoire mondiale de l’espionnage », chez Nouveau monde éditions. Cette émission a été enregistrée le 5/01/2026 et diffusée le 3/03/2026. Planisphère est une émission de RND et RCF, produite par Pierre Verluise, reprise en podcast sur Diploweb.com avec en bonus une synthèse rédigée Extrait de la synthèse rédigée "Voici une une réflexion approfondie sur la nature, l’évolution et les enjeux contemporains du renseignement. À rebours des représentations fantasmées de l’espionnage, il développe une approche scientifique et historique du renseignement comme objet politique, institutionnel et technologique. L’entretien permet ainsi d’éclairer la place centrale du renseignement dans les rapports de pouvoir, les crises internationales et la prise de décision stratégique. Sébastien-Yves Laurent propose une définition volontairement simple mais structurante : le renseignement est avant tout une pratique d’usage de l’information. Il ne s’agit pas uniquement de collecter des données, mais bien d’en faire (ou non) un usage politique, stratégique ou opérationnel. Cette distinction est essentielle car elle met en lumière un problème récurrent dans l’histoire : le fait que des informations pertinentes puissent être disponibles sans pour autant être prises en compte par le décideur. L’exemple de l’URSS face à l’invasion allemande en 1941 illustre tragiquement cette situation, où Staline disposait d’informations précises mais choisit de les ignorer. À l’inverse, certaines opérations contemporaines (capture du président du Venezuela Maduro en janvier 2026) montrent combien un renseignement exploité efficacement peut être décisif. La thèse centrale repose sur l’idée de modernité du renseignement, qui émerge au XIXe siècle. Cette modernité se caractérise par quatre éléments fondamentaux : . L’institutionnalisation bureaucratique des services de renseignement en temps de paix. . Leur capacité à centraliser l’information. . Leur proximité avec le pouvoir exécutif. . L’irréversibilité de leur existence. Contrairement aux dispositifs ponctuels existant dans les siècles précédents, les services modernes deviennent des bureaucraties permanentes, désormais indissociables de l’État. (...) Deuxième thèse majeure : le renseignement est historiquement profondément dépendant des technologies de l’information. Dès le XIXe siècle, la télégraphie, puis la radio, l’interception des communications et le déchiffrement transforment les pratiques. La Première Guerre mondiale apparaît comme un tournant décisif : développement massif de l’écoute des communications, photographie aérienne, usage de l’avion comme outil de collecte d’information, coopération technologique entre alliés. Cette dynamique s’est poursuivie jusqu’à aujourd’hui avec le numérique et l’intelligence artificielle, créant une dépendance structurelle du renseignement à la technologie. (...) L’un des apports les plus novateurs évoqués concerne la féminisation massive du renseignement lors de la Première Guerre mondiale. Loin des clichés de la « femme fatale », les femmes ont joué un rôle crucial dans les grandes bureaucraties du renseignement, notamment dans le déchiffrement, le traitement de l’information et la gestion administrative. Bien que cantonnées à des fonctions subalternes en raison des normes sociales de l’époque, leur contribution fut structurellement indispensable au fonctionnement des services." Voir ⁠sur Diploweb.com la synthèse rédigée complète⁠

  • March 8 · 26 min

    Désordres et manipulations de l’information : comment y voir plus clair ? Avec C. Debiève

    Nous vivons actuellement un nouvel épisode d’un grand classique : les manipulations de l’information. Mais, quelles sont leurs nouvelles formes ? Et comment caractériser l’espace informationnel aujourd’hui ? Et pour demain, est-il encore possible de rester optimiste et de mettre en place des solutions ? Pour dialoguer à propos des désordres et manipulations de l’information, Planisphère a le bonheur de recevoir Chloé Debiève. Après plusieurs années à se spécialiser sur les enjeux informationnels dans le secteur public, Chloé Debiève a créé en décembre 2025 sa structure dédiée. Son objectif : accompagner et sensibiliser, et ainsi mieux lutter contre les manipulations de l’information. Chloé Debiève est conférencière et consultante dédiée aux enjeux informationnels. Planisphère est une émission de RND et RCF, produite par Pierre Verluise, reprise en podcast sur Diploweb.com avec en bonus une synthèse rédigée . Cette émission a été enregistrée le 15/12/26 et diffusée le 24/02/26. Extrait de la synthèse rédigée Les manipulations de l’information ne sont pas une nouveauté historique, mais elles prennent aujourd’hui une ampleur et des formes inédites. À l’ère des réseaux sociaux, de l’économie de l’attention et de l’intelligence artificielle, l’espace informationnel est marqué par une surcharge de contenus, une personnalisation extrême et une confusion croissante entre le vrai, le faux, l’opinion et le fait. Invitée de l’émission Planisphère, Chloé Debiève, conférencière et consultante spécialisée dans les enjeux informationnels, propose une grille de lecture de ce chaos informationnel, en analyse clairement les risques pour nos sociétés démocratiques et partage des pistes pour mieux s’y orienter. Chloé Debiève commence par déconstruire une idée reçue : la manipulation de l’information n’est ni nouvelle, ni simple. La désinformation, la guerre de l’information et l’usage stratégique des récits existent depuis longtemps. Ce qui change aujourd’hui, ce sont les échelles et les modalités. Elle rappelle que : . la désinformation correspond à une information fausse, diffusée en connaissance de cause, . il existe aussi des informations vraies sorties de leur contexte ou détournées pour induire en erreur et/ou nuire, qualifiables de malinformation, . et des informations fausses relayées sans intention de tromper ni malveillance, on parle alors de mésinformation. Réduire le problème aux seules « fake news » masque la diversité des mécanismes en jeu. Pour comprendre l’ampleur du phénomène, il faut saisir ces multiples visages de la manipulation informationnelle. L’espace informationnel contemporain se caractérise d’abord par une surcharge massive d’informations. Par le biais des smartphones, des réseaux sociaux et, désormais, de l’intelligence artificielle (IA), nous sommes exposés à un flux continu de contenus. Chloé Debiève reprend l’image d’un amas de « boue numérique » (aussi appelé « slop ») : un mélange de contenus souvent futiles, redondants, de qualité très inégale, qui nous inonde en permanence. Cette saturation rend difficile la prise de recul, favorise l’épuisement cognitif et rend plus compliquée la hiérarchisation de ce qui est important. Nous avons du mal à nous extraire de ce flux continu, à couper, à reprendre la main sur notre temps et notre attention. (...) Chloé Debiève insiste sur un point qu’elle juge particulièrement inquiétant : la disparition progressive de plusieurs frontières essentielles. . La frontière entre vrai et faux se brouille : certains considèrent que la vérité n’est qu’une opinion parmi d’autres. . La frontière entre cible et acteur s’estompe : nous sommes à la fois exposés aux contenus et relais potentiels, par nos partages, commentaires, likes. . La frontière entre opinion et fait se dilue : la croyance et la perception peuvent prendre le pas sur la recherche de la vérité. (...) Voir la synthèse rédigée complète sur Diploweb.⁠

  • February 18 · 25 min

    Le Sahel, espace de confrontation informationnelle ? Avec S. Mihoubi

    Voici quelques années, la France était un acteur géopolitique important au Sahel. Puis la France a été contrainte de laisser la place à d’autres acteurs. Cette éviction s’est notamment faite au moyen d’une lutte informationnelle qui a diffusé des récits géopolitiques défavorables à Paris. Pour comprendre comment le Sahel est devenu un espace de confrontation informationnelle, Planisphère a la joie de recevoir Selma Mihoubi. S. Mihoubi, docteure en géopolitique de Sorbonne Université. Consultante spécialisée en influence informationnelle. S. Mihoubi partage au micro de Planisphère son expertise des dynamiques informationnelles à l’œuvre au Mali, au Niger et au Burkina Faso. Planisphère est une émission de RND et RCF, produite par Pierre Verluise. Lire la synthèse rédigée complète sur Diploweb.com Extrait de la synthèse "Longtemps zone d’influence prioritaire de la France, le Sahel est devenu en quelques années un espace central de confrontation informationnelle. La perte d’influence française, les coups d’État successifs au Mali, au Burkina Faso et au Niger comme l’arrivée de nouveaux acteurs étrangers ont profondément reconfiguré le paysage médiatique et géopolitique de la région. Selma Mihoubi, docteure en géopolitique et spécialiste de l’influence informationnelle, éclaire les mécanismes de diffusion des récits, les rivalités médiatiques et les stratégies d’acteurs qui transforment l’espace public sahélien. Son analyse met en évidence la complexité d’un environnement où se croisent désinformation locale, propagande étrangère et fragilité structurelle des systèmes médiatiques. Selma Mihoubi conteste l’idée selon laquelle la désinformation au Sahel serait essentiellement importée par des acteurs étrangers, en particulier russes. Selon elle, cette vision occulte la responsabilité et l’activité propres des acteurs locaux : autorités politiques, groupes sociaux ou communautaires, organisations sous-régionales. La désinformation circule souvent en lien direct avec les dynamiques internes, les tensions politiques, les crises sécuritaires et les récits historiques déjà présents. Ignorer cette dimension revient à méconnaître les logiques sociales et politiques qui façonnent la réception des discours. (...) Plusieurs facteurs fragilisent structurellement l’espace informationnel sahélien : faible développement économique, faiblesse des infrastructures médiatiques, contexte de guerre contre les groupes djihadistes, dépendance historique aux médias étrangers. Ces vulnérabilités attirent des acteurs cherchant à influencer les perceptions locales. Par ailleurs, l’héritage colonial et postcolonial, notamment avec la France, continue de structurer les imaginaires et offre un terreau fertile à des narratifs hostiles. L’accès dominant des agences de presse occidentales accentue aussi les inégalités dans la production d’information. (...) Les régimes militaires sahéliens ont accru leur contrôle sur les médias publics et privés. Intimidations, arrestations de journalistes, restrictions de diffusion : ces pratiques renforcent l’autocensure et limitent les discours critiques. Les autorités cherchent à uniformiser les narratifs et à empêcher toute remise en cause de leur légitimité. Sur les réseaux sociaux, une multiplication de comptes, authentiques ou non, pro-AES et pro-russes accompagne cette stratégie, relayant des discours hostiles à la France et valorisant les nouvelles alliances. (...) La France tente aujourd’hui de redéployer sa présence informationnelle. En 2025, France Médias Monde a lancé ZOA, une plateforme 100 % numérique et panafricaine basée au Sénégal, à Dakar. Son ambition est d’adopter un ton plus jeune et d’intégrer davantage de journalistes locaux, répondant aux critiques sur la distance culturelle entre les médias français et les publics africains. (...)" Lire ⁠la synthèse rédigée complète sur Diploweb.com Cette émission a été enregistrée le 08/12/2025 et diffusée le 17/02/2026

  • February 15 · 26 min

    Pourquoi l’Arctique devient-il stratégique ? Avec J. Bachelier

    Longtemps relégué à la périphérie des préoccupations stratégiques, l’Arctique a bénéficié d’une forme d’« exception polaire » tacite, garantissant à la région une stabilité relative. Cet espace, perçu comme marginal, scientifique et coopératif, semblait durablement éloigné des grandes rivalités de puissance. Pourtant, dès 2017, la Revue stratégiquedu ministère des Armées identifiait déjà l’Arctique comme un possible « espace de confrontation ». L’évolution récente du contexte international lui a donné raison. La relance de la guerre russe en Ukraine en 2022 a profondément bouleversé les équilibres géopolitiques et mis fin à l’exception arctique. En juillet 2025, la France publiait sa Stratégie de défense pour l’Arctique. Quelques mois plus tard, en janvier 2026, le président des États-Unis réaffirmait sa volonté de prendre, d’une manière ou d’une autre, le contrôle du Groenland, suscitant un moment de fortes tensions, y compris entre alliés au sein de l’OTAN. Pourquoi l’Arctique est-il devenu un espace stratégique à part entière, et comment la France entend-elle y jouer son rôle ? Pour le savoir, Planisphère reçoit à son micro Jérémy Bachelier. Podcast et synthèse rédigée. Jérémy Bachelier, Capitaine de frégate, officier d’active de la Marine nationale. Il occupe actuellement les fonctions d’expert aéro-maritime au sein de la Direction générale des relations internationales et de la stratégie (DGRIS), au titre desquelles il a travaillé à la préparation de la stratégie française de défense pour l’Arctique, publiée en juillet 2025. Il s’exprime en son nom propre. Cette émission a été enregistrée le 27/01/2026 et diffusée le 10/02/2026. Planisphère est une émission de RND et RCF, produite par Pierre Verluise, reprise en podcast sur Diploweb.com avec en bonus la synthèse rédigée complète sur Diploweb.com Extrait de la synthèse rédigée " (...) Depuis plus de quarante ans, cet espace connaît une transformation environnementale rapide et profonde. Les données satellitaires disponibles depuis 1979 attestent d’une réduction de la superficie de la banquise de 10 à 12 % par décennie, ainsi que d’une perte moyenne d’épaisseur d’environ 30 cm par décennie. Ces évolutions modifient radicalement les usages de la région, en rendant accessibles des espaces jusqu’alors inexploitables, tant pour les activités économiques que pour l’accès aux ressources énergétiques et minières. Historiquement, la gouvernance de l’Arctique reposait sur une logique de coopération, notamment au sein du Conseil de l’Arctique, centré sur les enjeux environnementaux et scientifiques. Le changement climatique a profondément bouleversé cet équilibre. L’ouverture progressive de routes maritimes et l’accès à des ressources stratégiques ont transformé l’Arctique en nouvel espace de compétition entre puissances. (...) Pour la France, l’Arctique fait pleinement partie de sa profondeur stratégique, indissociable de la sécurité euro-atlantique. La Stratégie française de défense pour l’Arctique, publiée en juillet 2025, identifie quatre enjeux prioritaires. Le premier est celui de la sécurité collective. En tant que membre de l’Union européenne et de l’OTAN, la France considère que toute agression contre un État nordique aurait des conséquences directes sur l’ensemble de ces organisations. Le deuxième enjeu concerne la liberté d’action, qu’il s’agisse de navigation, de survol ou d’accès aux espaces communs. La France entend préserver sa capacité à opérer librement, tant sur le plan commercial que militaire. Le troisième enjeu porte sur la sécurisation des ressources. L’Arctique recèle un potentiel important en hydrocarbures, minerais stratégiques et métaux critiques. La France souhaite éviter toute situation de dépendance ou de fait accompli, en sécurisant les chaînes d’exploitation et de transport. Le quatrième enjeu porte sur la protection des biens et des personnes. (...) " Voir ⁠la synthèse rédigée complète sur Diploweb.com⁠