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La base · Monday · 2 min

L’épicurisme

Aujourd'hui nous allons voir ensemble les informations essentielles à connaitre sur l’épicurisme. Quand on dit de quelqu’un qu’il est « épicurien », on pense souvent à une personne qui aime bien manger, boire et profiter des plaisirs de la vie. Pourtant, cette image correspond assez mal à la philosophie d’Épicure. Je vous explique. L’épicurisme est une école philosophique fondée à Athènes vers 306 avant Jésus-Christ par le philosophe grec Épicure. Son objectif est simple : comprendre comment atteindre le bonheur. Pour Épicure, le bonheur repose bien sur le plaisir. Mais pas sur l’accumulation des plaisirs. Le véritable plaisir consiste surtout à éviter la souffrance et l’inquiétude. Il distingue ainsi deux états essentiels : l’aponie, c’est-à-dire l’absence de douleur physique, et l’ataraxie, l’absence de trouble de l’esprit. Pour atteindre cette tranquillité, il faut d’abord apprendre à maîtriser ses désirs. Épicure distingue trois catégories. D’abord, les désirs naturels et nécessaires : manger, boire, dormir, se protéger du froid. Ceux-là doivent être satisfaits. Ensuite, les désirs naturels mais non nécessaires : manger un plat raffiné plutôt qu’un repas simple, par exemple. On peut en profiter, mais sans en devenir dépendant. Enfin, les désirs ni naturels ni nécessaires, comme la recherche excessive de richesse, de gloire ou de pouvoir. Pour Épicure, ils sont dangereux, car ils n’ont pas de limite. Le bonheur passe donc par une vie simple. Mais Épicure veut aussi libérer l’homme de ses grandes peurs, notamment celle des dieux et celle de la mort. Il considère que les dieux, s’ils existent, ne s’occupent pas des affaires humaines. Il n’y a donc aucune raison de craindre constamment leur colère. Quant à la mort, Épicure formule une idée célèbre : tant que nous sommes vivants, la mort n’est pas là. Et quand elle arrive, nous ne sommes plus là pour la ressentir. Il affirme donc que « la mort n’est rien pour nous ». L’épicurisme accorde également une très grande importance à l’amitié. Épicure considère qu’avoir des amis fidèles est l’une des meilleures protections contre l’angoisse. Son école, surnommée le Jardin, était d’ailleurs une communauté où l’on philosophait et vivait ensemble. Épicure recommande enfin de se tenir à distance de la recherche du pouvoir et des honneurs, qui apportent souvent plus de soucis que de bonheur. Au fond, l’épicurisme défend une idée très simple : pour être heureux, il ne faut pas posséder toujours plus, mais apprendre à désirer moins, à ne pas craindre la mort et à profiter d’une vie calme, entouré d’amis. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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Aujourd'hui nous allons voir ensemble les informations essentielles à connaitre sur l’épicurisme.


Quand on dit de quelqu’un qu’il est « épicurien », on pense souvent à une personne qui aime bien manger, boire et profiter des plaisirs de la vie. Pourtant, cette image correspond assez mal à la philosophie d’Épicure. Je vous explique.


L’épicurisme est une école philosophique fondée à Athènes vers 306 avant Jésus-Christ par le philosophe grec Épicure. Son objectif est simple : comprendre comment atteindre le bonheur.


Pour Épicure, le bonheur repose bien sur le plaisir. Mais pas sur l’accumulation des plaisirs. Le véritable plaisir consiste surtout à éviter la souffrance et l’inquiétude.


Il distingue ainsi deux états essentiels : l’aponie, c’est-à-dire l’absence de douleur physique, et l’ataraxie, l’absence de trouble de l’esprit.


Pour atteindre cette tranquillité, il faut d’abord apprendre à maîtriser ses désirs.


Épicure distingue trois catégories.


D’abord, les désirs naturels et nécessaires : manger, boire, dormir, se protéger du froid. Ceux-là doivent être satisfaits.


Ensuite, les désirs naturels mais non nécessaires : manger un plat raffiné plutôt qu’un repas simple, par exemple. On peut en profiter, mais sans en devenir dépendant.


Enfin, les désirs ni naturels ni nécessaires, comme la recherche excessive de richesse, de gloire ou de pouvoir. Pour Épicure, ils sont dangereux, car ils n’ont pas de limite.


Le bonheur passe donc par une vie simple.


Mais Épicure veut aussi libérer l’homme de ses grandes peurs, notamment celle des dieux et celle de la mort.


Il considère que les dieux, s’ils existent, ne s’occupent pas des affaires humaines. Il n’y a donc aucune raison de craindre constamment leur colère.


Quant à la mort, Épicure formule une idée célèbre : tant que nous sommes vivants, la mort n’est pas là. Et quand elle arrive, nous ne sommes plus là pour la ressentir.


Il affirme donc que « la mort n’est rien pour nous ».


L’épicurisme accorde également une très grande importance à l’amitié. Épicure considère qu’avoir des amis fidèles est l’une des meilleures protections contre l’angoisse.


Son école, surnommée le Jardin, était d’ailleurs une communauté où l’on philosophait et vivait ensemble.


Épicure recommande enfin de se tenir à distance de la recherche du pouvoir et des honneurs, qui apportent souvent plus de soucis que de bonheur.


Au fond, l’épicurisme défend une idée très simple : pour être heureux, il ne faut pas posséder toujours plus, mais apprendre à désirer moins, à ne pas craindre la mort et à profiter d’une vie calme, entouré d’amis.


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