
Épisode n°2: Travailler avec les Histoires de Problèmes
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show notes
Descriptif de l'épisode
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Dissocier radicalement la personne du problème
Dans cet épisode, Dina Scherrer pose un principe fondateur des pratiques narratives : la personne n’est jamais le problème. Le problème existe, mais il est extérieur, relationnel, inscrit dans une interaction et non dans l’identité même de l’individu. Cette distinction, en apparence simple, est profondément transformatrice. Elle permet de sortir d’une vision figée et culpabilisante pour ouvrir un espace de mouvement, de responsabilité et de liberté.
Les histoires de problèmes comme récits dominants
Les problèmes ne sont pas seulement des faits, ce sont des histoires qui prennent toute la place. Elles fonctionnent comme des récits dominants, saturant la perception que la personne a d’elle-même. À force d’être répétées, amplifiées ou validées par l’environnement, ces histoires deviennent des vérités identitaires. Le travail narratif consiste alors à débusquer ces récits, à en comprendre les mécanismes et surtout à ne pas s’y laisser enfermer.
Le pouvoir structurant du regard
Le regard porté sur une personne agit comme une prophétie identitaire. Être vu comme mauvais manager, lent ou incompétent finit par produire des effets très concrets sur la manière dont l’individu se perçoit et agit. À l’inverse, un regard ouvert, curieux, débarrassé d’a priori permet à la personne de déployer d’autres dimensions d’elle-même. Ce déplacement du regard constitue un levier central de transformation dans l’accompagnement.
Sortir des étiquettes et des généralisations
Les histoires de problèmes s’appuient souvent sur des généralisations simplificatrices : toujours, jamais, incapable, difficile. Ces raccourcis cognitifs enferment la personne dans une identité réduite. Les pratiques narratives invitent à déconstruire ces étiquettes pour redonner de la nuance, de la complexité et de la mobilité aux récits de vie.
Externaliser pour reprendre du pouvoir
L’un des gestes clés consiste à externaliser le problème, c’est-à-dire à le considérer comme une entité distincte de la personne. Ce déplacement permet de créer une distance salutaire. La personne n’est plus définie par le problème, elle peut entrer en relation avec lui, observer son influence, et progressivement reprendre du pouvoir sur ce qui lui arrive.
Lutter contre l’effet colonisateur des problèmes
Les histoires de problèmes fonctionnent comme des forces colonisatrices. Elles cherchent à occuper tout l’espace psychique, relationnel et identitaire. Elles imposent leur logique, réduisent les alternatives et enferment l’individu dans une vision unique de lui-même. Le travail narratif consiste à résister à cette colonisation en réintroduisant d’autres récits, d’autres expériences, d’autres significations.
Réouvrir le champ des possibles par d’autres histoires
Sortir d’une histoire dominante nécessite de faire émerger des histoires alternatives. Ces récits existent déjà, mais ils sont souvent invisibles, discrets, marginalisés. Le rôle du praticien est de les repérer, de les amplifier et de leur redonner une place centrale. C’est à travers cette pluralité retrouvée que la personne peut redevenir auteur de sa vie.
Une posture éthique face au risque de réduction de l’autre
Dina met en garde contre une dérive fréquente dans les métiers de l’accompagnement : celle de réduire l’autre à une lecture experte, parfois arrogante. Ce regard centré sur le professionnel peut disqualifier la personne accompagnée. À l’inverse, une posture narrative invite à un regard d’ouverture, qui reconnaît l’autonomie et la complexité de l’autre, et qui refuse toute forme de réduction identitaire.
Accompagner, ce n’est pas résoudre, c’est transformer la relation au problème
L’objectif n’est pas de faire disparaître le problème comme par magie, mais de transformer la relation que la personne entretient avec lui. En reprenant conscience de ses compétences, de ses résistances et de ses valeurs, elle diminue l’influence du problème dans sa vie. Elle retrouve une capacité d’action, même lorsque le problème ne peut pas être totalement éliminé.
Pour aller plus loin
Pour prendre contact avec Dina Scherrer, vous pouvez :
- visiter son profil LinkedIn : tinyurl.com/Dina-Scherrer
- son site internet : www.dinascherrer.com
- lui écrire via scherrer.dina@yahoo.fr
Pour prendre contact avec Elizabeth Feld, vous pouvez :
- visiter son profil LinkedIn : tinyurl.com/Elizabeth-Feld
- son site internet : narraventures.com
- lui écrire via etfeld.27@gmail.com



