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Quand Meta et Google multiplient caméras et assistants conversationnels dans leurs lunettes connectées, la start-up française Engo a choisi l'épure : pas de caméra, pas d'IA embarquée, pas de connexion permanente au réseau. Son fondateur, Eric Marcelin-Dibon, revendique cette sobriété comme un atout face à la déconvenue des Google Glass, dont il a suivi de près les tâtonnements dès 2012.
Son pari : des lunettes de réalité augmentée dédiées au sport d'endurance et aux disciplines à risque, course à pied, vélo, plongée, parapente, qui retranscrivent les données d'une montre connectée directement dans le champ de vision. Un budget de poids extrêmement contraint, 15 grammes tout compris, impose des choix technologiques : un écran OLED courbe vingt fois moins gourmand en énergie que les modèles concurrents, pour tenir toute une journée sans recharge.
L'entreprise s'est arrimé à l'écosystème Garmin, source de 70 % de sa clientèle, tout en diversifiant vers Apple Watch pour limiter sa dépendance. Assemblage et propriété intellectuelle restent à Grenoble, loin des tentations de rétro-ingénierie.
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